Quote of the Day

By Paulo Coelho

Love is an untamed force.
When we try to control it, it destroys us.
When we try to imprison it, it enslaves us.
When we try to understand it, it leaves us lost and confused.
(The Zahir)

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Irrational vs Rational

By Paulo Coelho

Recently I read in an article by David Mehegan in The Boston Globe about the release of the book “Predictably Irrational: The Hidden Forces That Shape Our Decisions.” by Dan Ariely, a behavioral economist at MIT.

This book seemed very appealing to me because the author proves, by a series of behavioural experiments, that humans tend to act much more irrationally than rationally.
Indeed, as the journalist puts it:

“Ariely’s book explores the varieties of nonsensical economic thinking, such as:

We value things more when we pay a higher price for them. The Bayer aspirin and the Rolex watch
seem valuable because of how much they cost, not because they’re better in practical terms than a generic aspirin or a Timex.

Relativity distorts reality. We might be earning 10 times more money than we earned for the same work a decade ago, but we’re convinced that we’re underpaid if the people around us are earning more.

Easy choices make decisions difficult. The more nearly equal two alternative products, jobs, or presidential candidates are, the more agonizing the choice between them.

We’re hopeless suckers for the word “free” on an item for sale, even if there’s a hidden cost and the product is something we don’t need or even like.”


Indeed, how many times the power of the word “free” plunges us into an unnecessary buying spree of things that as soon as we leave the store we already regret?

Why do we keep on postponing decisions and most importantly let ourselves be guided by this illusion of abundance?

If the reasons of this irrationality are impossible for us to see, at least, Ariely’s book seem to give some sort of comfort.

We can learn from our mistakes and refrain from making the same irrational gestures that we afterwards we feel bad about.

The solution then lies in our ability to bypass our “wired-in tendencies”.

Ariely’s book is interesting in the realm of economics. It not only reveals that much of our “rational” decisions are actually irrational, but also that our rationality can guide us to step away from a vicious circle.

I believe nevertheless that when one gets away from this economic perspective – this tendency is reversed.

Sometimes it is by letting our irrationality take over that we actually manage to see our true path.
What’s your take on that?

Love
Paulo

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How the path was forged

By Paulo Coelho

In issue nr. 106 of Jornalinho, (Portugal), I find a story which teaches us much about that which we choose without thinking:

One day, a calf needed to cross a virgin forest in order to return to its pasture. Being an irrational animal, it forged out a tortuous path full of bends, up and down hills.

The next day, a dog came by and used the same path to cross the forest. Next it was a sheep’s turn, the head of a flock which, upon finding the opening, led its companions through it.

Later, men began using the path: they entered and left, turned to the right, to the left, bent down, deviating obstacles, complaining and cursing – and quite rightly so. But they did nothing to create a different alternative.

After so much use, in the end, the path became a trail along which poor animals toiled under heavy loads, being forced to go three hours to cover a distance which would normally take thirty minutes, had no one chosen to follow the route opened up by the calf.

Many years passed and the trail became the main road of a village, and later the main avenue of a town. Everyone complained about the traffic, because the route it took was the worst possible one.

Meanwhile, the old and wise forest laughed, at seeing how men tend to blindly follow the way already open, without ever asking whether it really is the best choice.

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Today’s Question by Aart Hilal

Where did you get the idea of Veronika decides to die? You seem to know everything about the female depression and woman’s soul. How did you manage it?

In Veronika decides to die, I stress the fact that trying to find models to life is a step towards destruction. For example, there is a masturbation scene in Veronika that she opens herself to her fantasies, and then she thinks she is sick. Why? Because people are always trying to find the ideal portrait of a man or a woman. We are different, and this is the magic and mystery of life.

Édition nº 170 : L’acte d’écrire

« Il existe deux sortes d’écrivains : ceux qui font réfléchir et ceux qui font rêver », dit Brian Aldiss, qui m’a fait rêver très longtemps avec ses livres de science-fiction. Pensant à sa phrase et à mon métier, j’ai décidé d’écrire trois colonnes sur le sujet. Je pense, en principe, que tout être humain sur cette planète a au moins une bonne histoire à raconter à ses semblables. Voici mes réflexions sur quelques items importants dans le processus de création d’un texte.

Le lecteur

L’écrivain doit être avant tout un bon lecteur. Celui qui s’accroche aux livres académiques et ne lit pas ce qu’écrivent les autres (et là, je ne parle pas seulement de livres, mais de blogs, articles de journaux, etcetera) ne connaîtra jamais ses propres qualités et défauts.

Par conséquent, avant d’entreprendre quoi que ce soit, cherchez des gens qui ont envie de partager leur expérience par à travers les mots.

Je ne dis pas : « cherchez d’autres écrivains ».

Je dis : trouvez des personnes ayant différentes aptitudes, parce que l’écriture n’est pas différente d’une autre activité pratiquée avec enthousiasme.

Vos alliés ne seront pas nécessairement ces gens que tout le monde regarde avec admiration en affirmant : « il n’y a pas meilleure personne ». Bien au contraire : ce sont des gens qui n’ont pas peur de se tromper, et donc se trompent. C’est pourquoi leur travail n’est pas toujours reconnu. Mais les personnes de ce genre transforment le monde, et après beaucoup d’erreurs parviennent à réussir quelque chose qui fera totalement la différence dans leur communauté.

Ce sont des personnes qui ne peuvent pas rester à attendre que les choses arrivent, pour décider après quelle est la meilleure manière de les raconter : elles décident à mesure qu’elles agissent, même en sachant que cela peut être très risqué.

Fréquenter ces personnes, c’est très important pour un écrivain, parce qu’il a besoin de comprendre qu’avant de s’installer devant le papier, il doit être assez libre pour changer de direction à mesure que son imagination voyage. Quand il termine une phrase, il doit se dire : « Pendant que j’écrivais, j’ai parcouru un long chemin. Maintenant, je termine ce paragraphe avec la conscience d’avoir pris suffisamment de risques et donné le meilleur de moi. »

Les meilleurs alliés sont ceux qui ne pensent pas comme les autres. Aussi, quand vous cherchez vos compagnons qui ne sont pas toujours visibles (car la rencontre entre le lecteur et l’écrivain se produit rarement), croyez en votre intuition et ne vous occupez pas des commentaires. Les gens jugent toujours les autres en ayant pour modèle leurs propres limitations – et l’opinion de la communauté est parfois bourrée de préjugés et de peurs.

Joignez-vous à ceux qui n’ont jamais dit : « c’est fini, je dois m’arrêter ici ». Car de même que l’hiver est suivi par le printemps, rien ne peut finir : votre objectif atteint, il est nécessaire de recommencer encore, en vous servant toujours de tout ce que vous avez appris en chemin.

Joignez-vous à ceux qui chantent, racontent des histoires, jouissent de la vie et ont la joie dans les yeux. La joie est contagieuse et parvient toujours à empêcher les gens de se laisser paralyser par la dépression, la solitude et les difficultés.

Et racontez votre histoire, même si c’est simplement pour que votre famille lise.

Le stylo plume

Toute énergie de la pensée finit par se manifester dans la plume d’un stylo. Bien sûr, nous pouvons ici remplacer ce mot par stylo-bille, clavier d’ordinateur, crayon, mais stylo plume est plus romantique, n’est-ce pas ?

Revenons à notre sujet : le mot finit par exprimer avec concision une idée.

Le papier n’est qu’un support pour cette idée.

Mais le stylo restera toujours avec vous et il est indispensable de savoir l’utiliser.

Des périodes d’inaction sont nécessaires – un stylo qui est toujours en train d’écrire finit par perdre la conscience de ce qu’il fait. Alors, laissez-le se reposer chaque fois que possible, et souciez-vous de vivre et de rencontrer vos amis. Quand vous reviendrez au métier de l’écriture, vous trouverez un stylo content, avec sa force intacte.

Le stylo n’a pas de conscience : il est un prolongement de la main et du désir de l’écrivain. Il sert à détruire des réputations, à faire rêver, à transmettre des nouvelles, à dessiner de jolies phrases d’amour. Par conséquent, soyez toujours clairs dans vos intentions.

La main est le lieu où se concentrent tous les muscles du corps, toutes les intentions de celui qui écrit, tout son effort pour partager ce qu’il ressent. Elle n’est pas seulement une partie de votre bras, mais une extension de votre pensée. Jouez de votre stylo avec le respect d’un violoniste pour son instrument.

Le mot

Le mot est l’intention finale de toute personne qui désire partager quelque chose avec son semblable.

William Blake disait : « Tout ce que nous écrivons est le fruit de la mémoire ou de l’inconnu. » Si j’ai une suggestion à faire, respectez l’inconnu et cherchez-y votre source d’inspiration. Les histoires et les faits restent les mêmes, mais quand vous ouvrirez une porte dans votre inconscient et vous laisserez guider par l’inspiration, vous verrez que la manière de décrire ce que vous avez vécu ou rêvé est toujours beaucoup plus riche quand votre inconscient guide le stylo.

Chaque mot laisse dans votre cœur un souvenir – et c’est la somme de ces souvenirs que forment les phrases, les paragraphes, les livres.

Les mots sont souples comme la pointe de la plume de votre stylo, et ils comprennent les signes du chemin. Les phrases n’hésitent pas à changer de cours quand elles découvrent, quand elles entrevoient une meilleure opportunité.

Les mots ont la qualité de l’eau : elle contourne les rochers, s’adapte au lit du fleuve, se transforme parfois en lac jusqu’à ce que la dépression soit remplie et qu’elle puisse poursuivre son chemin.

Parce que le mot, quand il est écrit avec du sentiment et de l’âme, n’oublie pas que sa destination est l’océan d’un texte, et que tôt ou tard il devra arriver jusque-là.

(fin au numéro suivant)

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Edizione nº 170 : L’atto di scrivere

“Esistono due tipi di scrittori: quelli che fanno pensare, e quelli che fanno sognare” dice Brian Aldiss, che mi ha fatto sognare per molto tempo con i suoi libri di fantascienza. Pensando ad una sua frase e al mio mestiere, ho deciso di scrivere tre testi sul tema. Io penso che, teoricamente, ogni essere umano su questo pianeta abbia per lo meno una buona storia da raccontare ai suoi simili. Ecco, a seguire, qualche mia riflessione su alcuni punti importanti nel processo di creazione di un testo.

Il lettore

Lo scrittore deve essere, soprattutto, un buon lettore. Quello che si aggrappa ai libri accademici e non legge ciò che gli altri scrivono (e a questo proposito non sto parlando solo di libri, ma anche di blogs, di colonne sui giornali, ecc.) non conoscerà mai le proprie qualità e i propri difetti.

Dunque, prima di cominciare qualsiasi cosa, ricerca gente che sia interessata a condividere la propria esperienza attraverso la parola.

Non dico: “ricerca altri scrittori”.

Dico: incontra persone con abilità differenti, perché scrivere non è diverso da qualsiasi altra attività svolta con entusiasmo.

I tuoi alleati non saranno necessariamente quelle persone a cui tutti guardano, meravigliati, affermando: “non c’è nessun altro migliore”. Anzi, al contrario: è gente che non ha paura di sbagliare e, dunque, sbaglia. Per ciò, non sempre il suo lavoro è riconosciuto. Ma è questo tipo di persona che trasforma il mondo e che, dopo molti errori, riesce a fare qualcosa di giusto che farà la grande differenza nella sua comunità.

Sono persone che non possono restare ad aspettare che le cose accadano, per poi poter decidere quale sia il modo migliore di raccontarle: esse decidono a mano a mano che agiscono, pur sapendo che questo può essere molto rischioso.

Convivere con queste persone è importante per uno scrittore, perché egli ha bisogno di capire che, prima di porsi davanti al foglio di carta, deve essere abbastanza libero per cambiare direzione a mano a mano che il suo immaginario viaggia. Quando termina una frase, lo scrittore deve dire a se stesso: “mentre scrivevo, ho percorso un lungo cammino. Ora termino questo paragrafo con la consapevolezza di avere rischiato molto e dato il meglio di me”.

I migliori alleati sono quelli che non la pensano come gli altri. Per ciò, fintanto che ricerchi i tuoi compagni non sempre visibili (giacché raramente avviene l’incontro tra il lettore e lo scrittore), credi nella tua intuizione e non badare ai commenti altrui. Le persone giudicano sempre gli altri avendo come modello le proprie limitazioni – e talvolta l’opinione della comunità è carica di preconcetti e paure.

Unisciti a coloro che non hanno mai detto: “è finita, devo fermarmi qui”.Perché, come all’inverno fa seguito la primavera, niente può avere fine: dopo che avrai raggiunto il tuo obiettivo, sarà necessario ricominciare di nuovo, usando sempre tutto ciò che hai appreso nel cammino.

Unisciti a coloro che cantano, raccontano storie, si godono la vita e negli occhi mostrano di avere gioia. Perché la gioia è contagiosa, e riesce sempre ad impedire che le persone si lascino paralizzare dalla depressione, dalla solitudine e dalle difficoltà.

E racconta la tua storia, foss’anche solo perché la legga la tua famiglia.

La penna

Tutta l’energia del pensiero finisce per manifestarsi nella punta di una penna. Certo, possiamo anche sostituire questa parola con biro, tastiera di un computer, matita, ma penna è piú romantico, non è vero?

Torniamo al tema: la parola finisce per condensare un’idea.

Il foglio di carta è solo un supporto per questa idea.

Ma la penna rimarrà sempre con te, e bisogna sapere come utilizzarla.

Sono necessari periodi di inattività – una penna che scriva sempre finisce per perdere la consapevolezza di ciò che fa. Dunque, lasciala riposare ogni qualvolta sia possibile e preoccupati di vivere e incontrare i tuoi amici. Quando tornerai alla scrittura, troverai una penna contenta, dalla forza intatta.

La penna non ha consapevolezza: essa è un prolungamento della mano e del desiderio dello scrittore. Serve a distruggere reputazioni, a far sognare, a trasmettere notizie, a delineare belle frasi d’amore. Dunque, sii sempre chiaro nelle tue intenzioni.

La mano è il punto in cui si concentrano tutti i muscoli del corpo, tutte le intenzioni di colui che scrive, tutto lo sforzo per condividere ciò che sente. Non è solo una parte del tuo braccio, ma una estensione del tuo pensiero. Tocca la tua penna con lo stesso rispetto che un violinista nutre per il suo strumento.

La parola

La parola è l’intenzione finale di chiunque desideri condividere qualcosa con il proprio simile.

William Blake diceva: tutto ciò che scriviamo è frutto della memoria o dell’ignoto. Se dovessi dare un suggerimento, direi: rispetta l’ignoto e ricerca in esso la tua fonte di ispirazione. Le storie e i fatti rimangono gli stessi, ma quando apri una porta nel tuo inconscio e ti lasci guidare dall’ispirazione, vedrai che il modo di descrivere ciò che hai vissuto o sognato è sempre molto piú ricco quando il tuo inconscio sta guidando la penna.

Ogni parola lascia nel tuo cuore un ricordo – ed è la somma di questi ricordi che forma le frasi, i paragrafi, i libri.

Le parole sono flessibili come la punta del tuo pennino e capiscono i segnali del cammino. Le frasi non esitano a deviare il loro corso quando scoprono o intravvedono una opportunità migliore.

Le parole possiedono la qualità dell’acqua: contornare le rocce, adattarsi al letto del fiume, talvolta trasformarsi in un lago e poi, una volta colmata la depressione, proseguire per il proprio cammino.

Perché la parola, se scritta con sentimento e anima, non dimentica che la propria destinazione è l’oceano di un testo, e che prima o poi lo raggiungerà.

(termina nel prossimo numero)
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Edición nº 170 : El acto de escribir – el lector

“Hay dos tipos de escritores: unos hacen pensar, y otros hacen soñar”, dice Brian Aldiss, que durante mucho tiempo me hizo soñar con sus libros de ciencia ficción. Pensando en su frase y en mi oficio, resolví escribir unas tres columnas sobre el tema. Me parece, en principio, que todos los seres humanos de este planeta tienen por lo menos una buena historia que contar a sus semejantes. Recojo a continuación mis reflexiones sobre algunos elementos importantes en el proceso de creación de un texto.

El lector

Todo escritor debe ser, antes que nada, un buen lector. Quien se aferra a los libros académicos y no lee lo que escriben los demás (y no me refiero sólo a libros, sino también a blogs, columnas de periódicos, etc.) nunca llegará a conocer sus propias cualidades y defectos.

Por lo tanto, antes de comenzar cualquier cosa, debes buscar a personas interesadas en compartir sus experiencias mediante la palabra.

Yo no digo: “Acércate a otros escritores”.

Sino: encuentra a personas con diferentes habilidades, porque escribir no se diferencia de cualquier actividad realizada con entusiasmo.

Tus aliados no serán necesariamente aquellas personas a las que todos miran, deslumbrados, y afirman: “Es el mejor”. Muy al contrario: es gente que no tiene miedo de equivocarse y que, por eso mismo, se equivoca. Por la misma razón, no siempre se reconoce su trabajo. Pero éstas son las personas que transforman el mundo, y que, después de muchos errores, logran algún acierto que revoluciona para bien la vida de su comunidad.

Son personas que no consiguen estarse de brazos cruzados, esperando que las cosas sucedan, para poder después decidir cuál es la mejor manera de contarlo: van decidiendo a medida que actúan, incluso sabiendo que eso puede ser muy arriesgado.

Convivir con este tipo de personas es importante para un escritor, porque éste debe entender que, antes de ponerse frente al papel, debe ser lo bastante libre como para cambiar de dirección a medida que su imaginación viaja. Después de escribir una frase, debe poder decirse a sí mismo: “Mientras escribía, recorrí un largo camino, y ahora concluyo este párrafo con la conciencia de que arriesgué lo necesario, y di lo mejor de mí mismo”.

Los mejores aliados son los que no piensan como los demás. Por eso, mientras buscas a tus no siempre visibles compañeros (pues raramente se produce el encuentro entre el lector y el escritor), has de creer en tu intuición, y no le prestes oídos a los comentarios ajenos. Las personas siempre juzgan a los otros con el modelo de sus propias limitaciones – y a veces la opinión de la comunidad está llena de prejuicios y miedos.

Únete a los que nunca dijeron: “Hasta aquí he llegado, no puedo seguir”. Porque de la misma manera que al invierno lo sigue la primavera, nada puede parar: tras alcanzar el objetivo es necesario recomenzar, usando siempre todo lo aprendido en el trayecto.

Únete a los que cantan, cuentan historias, disfrutan de la vida, y tienen alegría en los ojos. Porque la alegría es contagiosa, e impide siempre que las personas se dejen paralizar por la depresión, por la soledad, y por las dificultades.

Y cuenta tu historia, aunque sólo sea para que la lea tu familia.

La pluma

Toda la energía del pensamiento termina manifestándose por la punta de una pluma. Desde luego, esta palabra podría sustituirse por otras como bolígrafo, teclado de ordenador, o lápiz, pero “pluma” es más romántico, ¿no es verdad?

Retomemos el asunto: la palabra termina por condensar una idea.

El papel es apenas un soporte para esta idea.

Pero la pluma permanecerá siempre contigo, y es necesario saber cómo utilizarla.

Los periodos de inactividad terminan haciendo falta: una pluma que no para de escribir al final pierde la conciencia de lo que hace. Por lo tanto, déjala descansar siempre que te sea posible, y preocuparte más de vivir y de reunirte con los amigos. Cuando regreses al oficio de la escritura, hallarás una pluma feliz, con toda su fuerza intacta.

La pluma no tiene conciencia: es una prolongación de la mano y del deseo del escritor. Sirve para destruir reputaciones, hacer soñar, transmitir noticias, formar bellas frases de amor… Por todo esto, procura ser siempre claro con tus intenciones.

La mano es el lugar donde todos los músculos del cuerpo, todas las intenciones del que escribe, y todo el esfuerzo para compartir lo que siente, se encuentran concentrados. No se trata únicamente de una parte de tu brazo, sino de una extensión de tu pensamiento. Toca tu pluma con el mismo respeto que un violinista tiene por su instrumento.

La palabra

La palabra es la intención final de todo el que desea compartir algo con sus semejantes.

William Blake decía que todo lo que escribimos es fruto de la memoria o de lo desconocido. Si alguien me pidiese a mí un consejo, le diría que respetase lo desconocido, y que buscara en sí mismo su fuente de inspiración. Las historias y los hechos siguen siendo los mismos, pero cuando abres una puerta de tu inconsciente, y te dejas guiar por la inspiración, ves que la manera de describir lo que viviste o soñaste es siempre mucho más rica cuando tu inconsciente guía tu pluma.

Cada palabra deja en tu corazón un recuerdo, y es la suma de estos recuerdos lo que conforma las frases, los párrafos, los libros.

Las palabras son flexibles como la punta de tu pluma, y entienden las señales del camino. Las frases no vacilan en cambiar de rumbo cuando descubren…, cuando vislumbran una oportunidad mejor.

Las palabras tienen la naturaleza del agua: rodean las rocas, se adaptan al lecho del río, a veces se transforman en un lago hasta que la depresión se llena, y pueden así proseguir su camino.

Porque la palabra, cuando ha sido escrita con sentimiento y alma, no olvida que su destino es el océano de un texto, y que más tarde o más temprano llegará hasta él.

(termina en el próximo número)

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The act of writing – the reader

“There are two types of writers: those who make you think and those who make you dream” says Brian Aldiss, who made me dream for such a long time with his science-fiction books.  Thinking about his sentence and my work, I decided to write some columns on the subject.  In principle I believe that every human being on this planet has at least one good story to tell his neighbor.  What follows are my reflections on some important items in the process of creating a text.

The reader

Above all else, the writer has to be a good reader.  The kind that sticks to academic texts and does not read what others write (and here I’m not just talking about books but also blogs, newspaper columns and so on) will never know his own qualities and defects.

So, before starting anything, look for people who are interested in sharing their experience through words.  I’m not saying: “look for other writers”.  What I say is: find people with different skills, because writing is no different from any other activity that is done with enthusiasm.

Your allies will not necessarily be those that everyone looks on with admiration and says: “there’s nobody better”.  It’s very much the opposite: it’s people who are not afraid of making mistakes, and yet they do make mistakes.  That is why their work is not always recognized.  But that’s the type of people who change the world, and after many a mistake they manage to get something right that will make all the difference in their community.

These are people who cannot sit around waiting for things to happen before they decide on the best way to narrate them: they decide as they act, even knowing that this can be very risky.

Living close to these people is important for writers, because they need to understand that before putting anything down on paper, they should be free enough to change direction as their imagination wanders.  When a sentence comes to an end, the writer should tell himself: “while I was writing I traveled a long road.  Now I can finish this paragraph in the full awareness that I have risked enough and given the best of myself.”

The best allies are those who don’t think like the others.  That’s why, while you are looking for your companions (not always visible, because meetings between the reader and the writer are rare), trust your intuition and don’t pay any attention to others’ remarks.  People always judge others using the model of their own limitations – and at times the opinion of the community is full of prejudices and fears.

Join those who have never said: “it’s finished, I have to stop here”.  Because just as winter is followed by spring, nothing comes to an end: after reaching your objective, you have to start again, always using all that you have learnt on the way.

Join those who sing, tell stories, enjoy life and have happiness in their eyes.  Because happiness is contagious and always manages to keep people from being paralyzed by depression, loneliness and troubles.

And tell your story, even if it’s only for your family to read.

The pen

All the energy of thinking is eventually shown in the nib of a pen.  Of course, here we can substitute nib by ballpoint, computer keyboard, or pencil, but the nib of a pen is more romantic, don’t you think?

To get back to the theme: words eventually condense an idea.  Paper is just a support for this idea.  But the pen will always remain with you, and you must know how to use it.

Periods of inactivity are necessary – a pen that is always writing ends up losing the awareness of what it is doing.  So let it rest whenever possible, and concern yourself with living and meeting your friends.  When you return to the business of writing, you will find a happy pen with all its strength intact.

Pens have no conscience: they are an extension of the writer’s hand and desire.  They serve to destroy reputations, make us dream, send news, trace pretty words of love.  So always be clear about your intentions.

The hand is where all the muscles of the body, all the intentions of the person writing, all the effort to share what he feels, are concentrated.  It is not just a part of his arm but an extension of his thought.  Hold your pen with the same respect that a violinist has for his instrument.

The word

The word is the final intention of someone who wishes to share something with his neighbor.

William Blake said: all that we write is the fruit of memory or the unknown.  If I can make a suggestion, respect the unknown and look there for your source of inspiration.  The stories and facts remain the same, but when you open a door in your unconscious and let yourself be led by inspiration you will see that the way to describe what you have lived or dreamt is always far richer when your unconscious is guiding the pen.

Every word leaves a memory in your heart – and it the sum of these memories that form sentences, paragraphs, books.

Words are as flexible as the tip of your pen, and they understand the signs on the road.  Sentences do not hesitate in changing course when they make a discovery, when they spot a better opportunity.

Words have the same quality as water: they go around rocks and adapt to the river bed, sometimes turning into a lake until the depression has filled up and they can continue their journey.

Because when words are written with feelings and the soul, they do not forget that their destination is the ocean of a text, and that sooner or later they have to arrive there.

(Ends next number)

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Edição nº 170 : O ato de escrever

“Existem dois tipos de escritores: aqueles que fazem pensar, e aqueles que fazem sonhar” diz Brian Aldiss, que me fez sonhar por muito tempo com seus livros de ficção científica. Pensando em sua frase e em meu ofício, resolvi escrever umas três colunas sobre o tema. Acho, em princípio, que todo ser humano neste planeta tem pelo menos uma boa história para contar aos seus semelhantes. A seguir, minhas reflexões sobre alguns itens importantes no processo de criar um texto.

O leitor

O escritor precisa ser, sobretudo um bom leitor. Aquele que se aferra aos livros acadêmicos, e não lê o que os outros escrevem (e aí não estou falando apenas de livros, mas de blogs, colunas de jornais, etc.) jamais irá conhecer suas próprias qualidades e defeitos.

Portanto, antes de começar qualquer coisa, busque gente que se interessa em dividir sua experiência através da palavra.

Não digo: “busque outros escritores”.

Digo: encontre pessoas com diferentes habilidades, porque escrever não é diferente de qualquer atividade feita com entusiasmo.

Seus aliados não serão necessariamente aquelas pessoas que todos olham, se deslumbram, e afirmam: “não existe ninguém melhor”. Muito pelo contrário: é gente que não tem medo de errar, e, portanto erra. Por causa disso, nem sempre seu trabalho é reconhecido. Mas é este tipo de pessoa que transforma o mundo, e depois de muitos erros consegue acertar algo que fará a diferença completa na sua comunidade.

São pessoas que não podem ficar esperando que as coisas aconteçam, para depois poderem decidir qual a melhor maneira de contá-las: elas decidem à medida que agem, mesmo sabendo que isso pode ser muito arriscado.

Conviver com estas pessoas é importante para um escritor, porque ele precisa entender que antes de colocar-se diante do papel, deve ser livre o bastante para mudar de direção à medida que seu imaginário viaja. Quando ele termina uma frase, deve dizer para si mesmo: “enquanto escrevia, percorri um longo caminho. Agora termino este parágrafo com a consciência de que arrisquei o bastante, e dei o melhor de mim”.

Os melhores aliados são aqueles que não pensam como os outros. Por isso, enquanto busca seus companheiros nem sempre visíveis (porque raramente há o encontro entre o leitor e o escritor), acredite na sua intuição, e não ligue para os comentários alheios. As pessoas sempre julgam os outros tendo como modelo suas própria limitações – e às vezes a opinião da comunidade é cheia de preconceitos e medos.

Junte-se aos que jamais disseram: “acabou, preciso parar por aqui”.Porque assim como o inverno é seguido pela primavera, nada pode acabar: depois de atingir seu objetivo é necessário recomeçar de novo, sempre usando tudo que aprendeu no caminho.

Junte-se aos que cantam, contam histórias, desfrutam a vida, e tem alegria nos olhos. Porque a alegria é contagiosa, e sempre consegue impedir que as pessoas se deixem paralisar pela depressão, pela solidão, e pelas dificuldades.

E conte sua história, nem que seja apenas para que sua família leia.

A caneta

Toda energia do pensamento termina por se manifestar na pena de uma caneta. Claro, podemos aqui substituir esta palavra por esferográfica, teclado de computador, lápis, mas caneta é mais romântico, não é verdade?

Voltemos ao tema: a palavra termina por condensar uma idéia.

O papel é apenas um suporte para esta idéia.

Mas o caneta permanecerá sempre com você, e é preciso saber como utilizá-la.

São necessários períodos de inação – uma caneta que sempre está sempre escrevendo, termina por perder a consciência do que faz. Portanto, deixe-a repousar sempre que possível, e preocupe-se em viver e encontrar os seus amigos. Quando você voltar ao ofício da escrita, encontrará uma caneta contente, com sua força intacta.

O caneta não tem consciência: ela é um prolongamento da mão e do desejo do escritor. Serve para destruir reputações, fazer sonhar, transmitir notícias, desenhar lindas frases de amor. Portanto, seja sempre claro em suas intenções.

A mão é o lugar onde todos os músculos do corpo, todas as intenções daquele que escreve, todo o esforço para dividir o que sente está concentrado. Não é apenas uma parte do seu braço, mas uma extensão do seu pensamento. Toque a sua caneta com o mesmo respeito que um violinista tem pelo seu instrumento.

A palavra

A palavra é a intenção final de qualquer pessoa que deseja dividir algo com o seu semelhante.

William Blake dizia: tudo que escrevemos é fruto da memória ou do desconhecido. Se eu tiver uma sugestão a dar, respeite o desconhecido, e busque nele sua fonte de inspiração. As histórias e os fatos permanecem os mesmos, mas quando você abre uma porta no seu inconsciente, e deixa-se guiar pela inspiração, verá que a maneira de descrever o que viveu ou sonhou é sempre muito mais rica quando o seu inconsciente está guiando a caneta.

Cada palavra deixa em seu coração uma lembrança – e é a soma destas lembranças que formam as frases, os parágrafos, os livros.

Palavras são flexíveis como a ponta da pena de sua caneta, e entendem os sinais do caminho. Frases não hesitam em mudar de curso quando descobrem, quando vislumbram uma oportunidade melhor.

Palavras têm a qualidade da água: contornar rochas, adaptar-se ao leito do rio, às vezes transformar-se em lago até que a depressão esteja cheia e possa continuar seu caminho.

Porque a palavra, quando escrita com sentimento e alma, não esquece que seu destino é o oceano de um texto, e mais cedo ou mais tarde deverá chegar até ele.

(termina no próximo número)

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