En quête du rêve

Celui qui ose avoir un projet dans la vie et ose tout laisser tomber pour vivre sa Légende Personnelle, finira par réussir. L’important est de garder le feu dans le cœur, et d’avoir la force de caractère pour surmonter les moments difficiles.

Souvenez-vous : le désir qui est dans notre âme n’est pas venu du néant ; Quelqu’un l’a mis là. Et ce Quelqu’un, qui est pur amour et ne souhaite que notre bonheur, fait cela uniquement parce qu’il nous a donné, avec le désir, les outils pour le réaliser.

 

L’ascension risquée

Pendant un orage, le pèlerin arrive dans une auberge, et le patron lui demande où il va.

« Je vais jusqu’aux montagnes, répond-il.

– Renoncez, dit le patron. C’est une ascension risquée, et il fait mauvais temps.

– J’irai, répond le pèlerin. Si mon cœur y arrive le premier, il sera facile de le suivre avec mon corps. »

 

La quête du chemin

« Je suis prêt à tout laisser tomber. Je vous en prie, acceptez-moi comme disciple.

– Comment un homme choisit-il son chemin ?

– Par le sacrifice. Un chemin qui exige le sacrifice est un vrai chemin. »

L’abbé se heurta à une étagère. Un vase rarissime tomba, et le jeune homme se jeta par terre pour le retenir. Il fit une mauvaise chute et se cassa le bras, mais il parvint à sauver le vase.

« Quel est le plus grand sacrifice : voir le vase se briser en morceaux, ou se casser le bras pour le sauver ?

– Je ne sais pas.

– Alors n’essayez pas d’orienter votre choix par le sacrifice. Le chemin est choisi par notre capacité à nous engager à chaque pas que nous faisons pendant que nous le parcourons. »

 

Le disciple enivré

Un maître zen avait des centaines de disciples. Tous priaient à l’heure – sauf un, qui était tout le temps ivre.

Le maître devint vieux. Certains élèves des plus vertueux commencèrent à discuter pour savoir qui serait le nouveau chef du groupe, celui qui recevrait les importants secrets de la Tradition.

La veille de sa mort, cependant, le maître appela le disciple qui s’enivrait souvent et lui transmit les secrets.

Une véritable révolte s’empara des autres.

« C’est une honte ! criaient-ils dans les rues. Nous nous sacrifions pour un mauvais maître, qui ne sait pas voir nos qualités. »

Entendant la confusion dehors, le maître agonisant déclara :

« Je devais transmettre ces secrets à un homme que je connaîtrais bien. Tous mes élèves étaient très vertueux et ils ne montraient que leurs qualités. C’est dangereux ; la vertu sert très souvent à dissimuler la vanité, l’orgueil, l’intolérance.

« C’est pourquoi j’ai choisi le seul disciple que je connaissais vraiment bien, puisque je pouvais voir son défaut : son goût pour la boisson. »