The New York Times interview (Français)


par Julie Bosman

L’industrie de l’edition qui est en phase de se convertir avec le numerique pourrait apprendre une chose ou deux de Paulo Coelho, le romancier bresilien de 64 ans.
Il y a quelques annees, il a bouleverse la sagesse conventionnelle dans l’industrie du livre en piratant son propre travail, le rendant disponible en ligne dans les pays ou l’on ne pouvait pas y acceder facilement, utilisant comme debat que les idees doivent etre diffusees librement. Recemment, il a prouve que les auteurs peuvent augmenter leurs audiences en tendant la main aux lecteurs directement a travers les medias sociales. Il initie des conversations sur son travail par la discussion avec ses fans pendant qu’il ecrit.

Cette philosophie lui a permis de vendre des dizaines de millions de livres , un de ses livres le plus en vue, ‘L’Alchimiste’ un roman allegorique qui figure sur la liste des livres les plus vendus dans le New York Times – depuis 194 semainbes – et toujours en evidence sur la liste permanente du livre de poche a l’affiche des librairies.

Mr Coelho publie son dernier livre ‘Aleph’ un livre qui raconte l’histoire de sa propre epiphanie, durant un voyage a travers l’Asie en 2006, sur le reseau ferroviaire du Transiberien.
Aleph est la premiere lettre de l’alphabet Hebreu avec de nombreuses significations.
Pendant que Mr Coelho a passe quatre ans a rassembler de la documentation pour le livre,il a mis trois semaines seulement pour l’ecrire.

Repandre le mot sur le livre devrait etre facile: ecrivant des messages en anglais et dans sa langue maternelle, le portugais et accumulant un entourage de 2.4 millions de personnes (14/08/12 > 5,3 millions de persones ICI .) En 2010, Forbes l’a nomme la deuxieme celebrite qui a le plus d’influence sur Twitter, derriere Justin Bieber.

Mr Coelho continue de donner son travail gratuitement en connectant avec les sites Web qui ont publie ses livres, demandant uniquement que si les lecteurs aiment le livre, ils en achetent un exemplaire ‘pour qu’on puisse dire a l’industrie que partager les contenus ne represente pas un danger de vie pour l’industrie du livre’ comme il l’a decrit sur son poste.

Chez lui, a Geneve, Mr Coelho a parle de son livre, son opinion sur la connection avec Jose Luis Borges, comment il passe son temps libre a contacter ses fans sur Facebook et Twitter. Voici des extraits edites.

Question – Le personnage de votre nouveau roman ‘Aleph’ semble familier: un auteur a succes, globe-trotter, chercheur spirituel. Combien il a t’il d’autobiagraphique dans ce livre?

Reponse – Cent pour cent. C’est ma propre experience, je veux dire par la que tout ce qui est vrai est arrive.J’ai du beaucoup le resumer. Mais en fait, je vois le livre comme mon propre voyage, non pas comme un livre de fiction mais comme un livre de non-fiction.

Q- Le titre du livre ‘Aleph’ reflete le nom d’une breve histoire par Borges. Vous a-t-il influence?

R -C’est mon icon, le meilleur ecrivain de ma generation. Mais je n’ai pas ete influence par lui. J’ai ete influence par l’idee de l’aleph, le concept. Dans la tradition classique des livres spirituels Borges resume tres tres bien l’idee de ce point ou tout devient une seule chose.

Q- Quand avez-vous pris la decision de devenir ecrivain?

R- J’ai mis quarante ans pour ecrire mon premier livre. Lorsque j’etais enfant on m’encourageait pour aller a l’ecole. Je n’ai pas ete encourage pour faire une carriere d’ecrivain parce que mes parents pensaient que j’allais mourir de faim. Ils pensaient que personne ne pouvait vivre du metier d’ecrivain au Bresil. Ils n’avaient pas tort. Mais j’avais cet appel en moi, ce desir de m’exprimer par l’ecriture.

Q- Votre livre le plus connu ‘L’Alchimiste’ a ete vendu a plus de 65 millions d’exemplaires dans le monde entier. Est-ce que ce continuel succes vous surprend?

R- Bien sur. C’est difficile d’expliquer pourquoi. Je crois que l’on peut avoir 100,000 explications pour l’echec mais aucune bonne explication pour le succes.

Q- Distribuer gratuitement votre travail est egalement une reussite. Vous etes connu pour poster des versions pirates de vos livres en ligne, une methode pas tres orthodoxe pour un auteur.

R- J’ai vu la premiere edition pirate de mes livres et je me suis dit : ‘Je vais le publier en ligne’. C’etait un moment difficile en Russie, ils n’avaient pas beaucoup de papier. J’ai mis ce premier exemplaire et j’ en ai vendu dans la premiere annee 10,000. Alors j’ai pense : ‘Ca marche’. Puis j’ai essaye de mettre d’autres livres en ligne, sachant que si les gens lisent un petit peu et que cela leur plait, ils iront acheter le livre. Les chiffres augmentaient de plus en plus et un jour que je participais a une conference de technologie de pointe, je l’ai annonce au public.

Q- N’aviez vous pas craint de mettre votre Maison d’Edition contre vous?

R- Evidemment, j’avais peur. Mais c’etait trop tard. Lorsque je suis rentre chez moi, le premier coup de fil fut pour mon Editeur aux U.S.A. Elle m’a dit : ‘Nous avons un probleme.’

Q- Vous faites allusion a Jane Friedman qui etait a cette epoque la tres influente directrice d’Harper Collins?

R- Oui, Jane. Elle n’est pas commode. Elle m’a appele et je lui ai dit :’Jane que voulez-vous que je fasse? Elle a repondu :’Faisons-le officiellement, deliberement.’ Grace a elle, ma vie aux USA a change.

Q- A present, vous occupez le devant de la scene en ligne. Etes-vous un fanatique de Twitter?

R- Oui, je l’avoue, en public. Je Tweete le matin et le soir. Ecrire douze heures par jour, il arrive un moment ou vous etes fatigue. C’est mon moment de relaxation.

Q- C’est une approche inverse des autres ecrivains comme Jonathan Franzen, qui se ferment les yeux et ecrivent leurs livres en isolement.

R- Au commencement de l’ecriture, ils avaient l’habitude de voir les ecrivains comme des hommes et des femmes sages dans une Tour d’ivoire, rempli de connaissance et on ne pouvait pas les toucher. La Tour d’ivoire n’existe plus. Si un lecteur n’aime pas quelque chose, il vous le dira, Il ou elle n’est pas quelqu’un qui est isole.
Une fois que je me suis rendue compte de la perspective pour utiliser Twitter et Facebook et mon blog pour me rapprocher d’eux et partager mes pensees que je ne peux utiliser dans le livre. Aujourd’hui, j’ai 6,000,000 de personnes sur Facebook. J’ai verifie la page de Madonna l’autre jour et elle a moins de supporters que moi. C’est incroyable.

Q- Vous etes plus important que Madonna?

R- Non, non, non, je ne dis pas cela.

(The above text was edited. to read the original inteview in English, click here )

Un grand merci, Marie-Christine, pour traduire!

Comments

  1. marie-christine says:

    Cher Paulo,

    Je ferais les autres traductions avec grand plaisir.
    Avec amour.

    Marie-Christine