Aguentando firme

Todo guerreiro da luz já ficou com medo de entrar em combate.

Todo guerreiro da luz já traiu e mentiu no passado.

Todo guerreiro da luz já perdeu a fé no futuro.

Todo guerreiro da luz já trilhou um caminho que não era o dele.

Todo guerreiro da luz já sofreu por coisas sem importância.

Todo guerreiro da luz já achou que não era guerreiro da luz.

Todo guerreiro da luz já falhou em suas obrigações espirituais.

Todo guerreiro da luz já disse sim quando queria dizer não.

Todo guerreiro da luz já feriu alguém que amava.

Por isso é um guerreiro da luz; porque passou por tudo isso, e não perdeu a esperança de ser melhor do que era.
 
(trecho de “Manual do Guerreiro da Luz”)
 
 

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Les mots sont des larmes qui ont été écrites

On the road1

03 FL-Tunisie Tunis, Tunisie – Avril 2006, Salon du Livre:

La conversation continue, le temps passe rapidement et je dois terminer la causerie. Je choisis au hasard, au milieu de six cents personnes, un homme d’âge moyen, qui porte une grosse moustache, pour la dernière question.
« Je ne veux poser aucune question, dit-il. Je veux seulement prononcer un nom. »
Et il donne le nom d’une petite église à Barbazan-Debat, qui se trouve au milieu de nulle part, à des milliers de kilomètres de cet endroit, et où j’ai posé un jour une plaque en remerciement d’un miracle. C’est le nom de l’église où je suis allé, avant cette pérégrination, demander à la Vierge de protéger mes pas.
Je ne sais plus comment poursuivre la conférence. Les mots suivants ont été écrits par l’un des présentateurs qui composent la table :

« Soudain l’Univers semblait s’être arrêté dans cette salle.
Tant de choses se sont produites : j’ai vu vos larmes. J’ai vu les larmes de votre douce femme, quand ce lecteur anonyme a prononcé le nom d’une chapelle perdue quelque
part dans le monde.

« Vous êtes resté sans voix. Votre visage souriant est devenu sérieux. Vos yeux se sont remplis de larmes timides, qui tremblaient au bord des cils, comme si elles voulaient s’excuser d’être là sans avoir été invitées.

« J’étais là moi aussi, sentant un nœud dans ma gorge, ne sachant pourquoi. J’ai cherché dans l’assistance ma femme et ma fille, c’est elles que je cherche quand je me sens au bord de quelque chose que je ne connais pas.
Elles étaient là, mais elles avaient les yeux fixés sur vous, silencieuses comme tout le monde, tentant de vous soutenir du regard, comme si les regards pouvaient soutenir un homme.

« Alors, j’ai voulu me fixer sur Christina, appelant au secours, essayant de comprendre ce qui se passait, et comment mettre fin à ce silence qui paraissait infini.
J’ai vu qu’elle aussi pleurait, en silence, comme si vous étiez des notes de la même symphonie et que vos larmes à tous deux se touchaient malgré la distance.

« Et durant de longues secondes, il n’y eut plus ni salle, ni public, plus rien. Vous et votre femme étiez partis quelque part où personne ne pouvait vous suivre ; il n’existait
que la joie de vivre, racontée seulement par le silence et l’émotion.

« Les mots sont des larmes qui ont été écrites. Les larmes sont des mots qui ont besoin de couler. Sans elles, aucune joie n’a d’éclat, aucune tristesse n’a de fin. Alors, merci pour vos larmes. »

J’aurais dû dire à la jeune fille qui avait posé la première question – au sujet des signes – que c’en était un, affirmant que je me trouvais à l’endroit où je devais être, au bon moment, même si je n’ai jamais bien compris ce qui m’y a conduit.

un extrait de mon livre ALEPH

Metro USA interview (excerpts)

metro logo


MEREDITH ENGEL/METRO NEW YORK
Last modified: October 03, 2011 6:21 p.m.

Paulo Coelho needs no introduction: He’s has sold more than 100 million books worldwide and holds the world record for most translated books by a living author. His newest novel, “Aleph,” is an autobiographical account of his journey across the Trans-Siberian railroad — and time and space — in search of spiritual fulfillment. Released in the US at the end of September.

I read it took you four years to gather the material for this book, but only three weeks to write it. Can you talk about putting it together?

I decided to travel for three months, nonstop, and I had this experience, this “Aleph.” I lived through, well, things that are very difficult to explain in a book. One year ago I said to myself, “I’m never going to write about this.” I don’t know what happened, but I sat down and I start writing. When (my agent) called me two and a half weeks later, I said, “You know this book I said I’m never going to write? I’m almost in the end of it.”


You had a whole other life as a lyricist before becoming a novelist. How did you decide to take that leap of faith and change careers?

I wrote my first book when I was 40 years old. I think we all have a kind of mid-life crisis, when you look at yourself in the mirror and say, “Am I betraying myself?” My midlife crisis brought me this epiphany to be faithful to my bliss.

You’ve released books online and you’re the second-most influential Twitter user in the world, only behind Justin Bieber. Did you know the Internet was going to play a large role in your career?

I did not know. In 2006 I started writing a blog, and then I started getting feedback from readers, which I never thought I would have. I need the reader not as a reader only but as a person who understands my soul. Things that I post and tweet or Facebook or [write] in my blog, I cannot write a book about. I adapt to new platforms as a challenge. One has to be challenged by life. I may be old in age but not in curiosity, so it’s so good to have this challenge. It gives me a lot of joy.

Were you nervous about sharing so many intimate details about your life?

I was not nervous but I was a little bit uncomfortable. I?felt, “Oh my God, well, I should cut here, I should cut there.” Then I said, “This is so useless. You put your soul into it or you don’t. You cannot tell the half-truth. Half-truth is not the whole truth. Just say whatever you have to say, and trust your readers.”