Aleph et les medias des Etats Unis

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Une nouvelle histoire de desir magique….. Magistral
San Francisco Chronicle

Coelho est un romancier qui ecrit dans une langue universelle
The New York Times

Colore. Captivant… Tellement attachant – les lecteurs ne voudront pas le poser meme pour une fraction de seconde.
Alors que l’auteur entreprend son voyage, le lecteur a le sentiment que lui aussi s’engage sur le meme voyage.
The International Herald Tribune

Une histoire de chimeres…. Il n’y a pas de meilleur auteur pour expliquer un tel ouvrage que Coelho.
Publishers Weekly

Enigmatique.,,, Un livre d’inspiration
The National

Borges a etabli un modele que Coelho maintient avec competence.
L’ecrivain Coelho est de part et d’autre , judicieux et transparent , du Coelho le protagoniste dont nous partageons les passions,
The Washington Independent Review

Aleph est un livre ecrit par l’ame et pour l’ame.
Et lorsque vous avez fini de lire le dernier mot sur la page finale, votre esprit eternel dansera de plaisir.
Cecilia Samartin auteur de ‘Broken Paradise.’

Lire le livre de Paulo est une experience tellement merveilleuse. Ce livre ouvrira reellement les portes vers la decouverte de soi dont vous ignoriez l’existence. ALEPH garde la clef de cette porte,
Brendon Burchard, auteur du #1 New York Time Best Seller
‘The Millionnaire Messenger’

Il est temps que les lecteurs americains soient exposes a ce voyage de decouverte qui les conduiront vers les oeuvres de cet ecrivain exceptionnel.
USA Today

(merci pour traduire, Marie-Christine!)

Inteview Metro UK (trad. française)

LINK FOR THE INTERVIEW IN ENGLISH>>> CLICK HERE

L’auteur Paulo Coelho parle avec Metro sur le succes de son roman ‘L’Alchimiste”. d’etre la deuxieme personne qui a le plus d’influence apres Justin Bieber et de son nouveau livre ‘Aleph’.

‘Aleph’, de quoi s’agit-il?

Mon experience sur le train le ‘Trans Siberien’. Je pensais que j’etais deja un auteur tres repute. Je n’avais pas besoin de faire autre chose. et je ressentais que quelque chose n’allait pas. J’ai voyage pendant trois mois. J’ai commence a Londres et suis arrive a Vladivostok – juste pour rentrer en relation avec mon ame –

Avez-vous appris quelque chose sur vous?

On apprend tout le temps. Le probleme est que, parfois, on a l’impression de comprendre le monde. – c’est une erreur – le monde est toujours en mouvement. Vous n’arrivez jamais au moment ou vous devez vous arretez de faire un effort.,

Y-a-t’il eu des revelations en route?

Bien sur – le fait de rencontrer des gens – un chauffeur de taxi par exemple- ou trouver un livre. Je suis ouvert a la vie et durant cette periode, j’etais ouvert a de nouvelles experiences. Lorsque vous vous arretez de suivre les regles que vos parents vous imposent ;”Ne parles pas avec les etrangers’ – vous apprenez –

Les gens semblent tirer un enseignement spirituel dans des lieux exotiques – pouvez-vous en recevoir un en allant au travail?

Evidemment – Je ne prends pas le Trans Siberien tous les jours mais j’essaie d’avoir l’occasion de faire ces experiences chaque jour. Si vous etes accessible aux autres – cela peut arriver en vous rendant au travail – Ou bien vous choisissez de vous replier sur vous -meme – Vous devez vivre le moment.

Qu’attendent vos lecteurs de vos livres?

Je ne le sais pas – je n’ecris jamais avec cette question en tete – J’ecris seulement pour mieux me comprendre. Je parle avec mes lecteurs sur les reseaux Internet – mais je ne leur parle jamais en ce qui concerne le livre – Ecrire est solitaire , alors de temps en temps, je parle avec eux sur l’Internet. C’est comme si vous discutiez dans un bar sans quitter votre bureau. On parle de tout sauf de mes livres.

Quelles sont vos habitudes lorsque vous ecrivez?

C’est, comme le disait lewis Carrol : Commencer par le debut, aller a la fin et s’arreter. J’ecris comme cela. Je n’essaie pas de montrer a quel point je suis intelligent ou cultive. J’essaie seulement de partager mon ame – Partager fait partie de la vie –

Vous etes venu a l’ecriture tard dans la vie, comment se fait-il que vous ayez mis si longtemps?
Je voulais ecrire lorsque j’etais jeune. Mais les gens m’ont dit que c’etait impossible. Puis mes parents m’ont interne dans un hopital psychiatrique – ils disaient que j’etais fou et que je pourrais pas gagner ma vie en faisant ce metier . J’ai appris que l’on a besoin de traverser des ponts et d’en detruire d’autres. Je n’allais jamais etre a la hauteur de leurs reves – devenir un ingenieur – Mon point tournant a ete le pelerinage, en 1986 a Saint Jacques de Compostelle en Espagne, J’avais 40 ans et revais de devenir ecrivain, Je l’ai reporte a plus tard. J’ai marche pendant 56 jours puis je me suis dit ;” Il te faut commencer a ecrire a present ‘. Le succes n’est pas arrive du jour au lendemain. Cela a pris des annees pour que mes livres soient traduits – et ‘L’Alchimiste’ avait ete rejete par les maisons d’edition. Vous avez besoin de vous battre pour ce en quoi vous croyez.

Pourquoi ‘L’Alchimiste’ a ete aussi populaire?
C’est la question a 1,000.000 de dollars. Je ne le sais vraiment pas. C”est une metaphore sur ma vie personnelle et en l’ecrivant elle a touche un point sensible chez les autres. C’est le livre qui a ete le plus traduit par un auteur vivant. Je n’aurais jamais pense qu’il serait autant lu,Je ne sais pas pourquoi – et je n’ai pas envie de le savoir – cela mettrait fin a la magie.

On dit que vous etes la deuxieme personne la plus influente sur Twitter apres Justin Bieber – etes -vous tente d’utiliser votre pouvoir pour de mauvaises intentions ?

Tout le monde est responsable de ce qu’il/elle ecrit. Vous pouvez avoir des trolls destructeurs – mais , si vous etes convaincu de ce que vous faites, vous n’allez pas vous soucier de ce qu’ils disent . C’est tres important pour un ecrivain.,

Est-ce que vous lisez les critiques?
Je les lis et je les garde. J’ai plus de 40 GB de critiques – bonnes et mauvaises – Cela ne me derange pas de lire une mauvaise critique – sinon je me serais arrete d’ecrire depuis 15 ans. Les eloges ou les critiques ne durent que 3 ou 4 jours.

Quelle est la raison pour les garder?
Eventuellement, apres ma mort, les gens continueront a lire mes livres et peut etre, quelqu’un tot ou tard, voudra ecrire sur mon travail; alors ils auront besoin de lire ce que j’ai connu – ce n’est pas tout rose –

Quelle a ete votre plus folle depense?
Quand j’etais hippie, j’avais depense tout mon argent sur un billet d’avion pour l’Europe.

‘L’Alchimiste’ est un des 25 titres qui fait partie de la ‘Nuit Mondiale du Livre’ ce lundi, 23/Avril

traduit par Marie-Christine

Facebook: questions

Poser les questions (en “comments”)

La vérité, sans censure

9782081256491

EXCLUSIF Le Matin Dimanche

Avec «L’Aleph», l’écrivain nous fait voyager entre une violente crise de foi, en 2006, et le rachat de ses actions passées. Envoûtant.

Quel étrange livre que cet «Aleph»! Résolument autobiographique, il débute sur la violente crise de foi que Paulo Coelho a traversé en 2006, se poursuit avec le marathon insensé qu’il s’est imposé, allant de pays en pays pour vivre de nouvelles expériences. Puis vient la rencontre avec Hilal, une jeune violoniste abusée dans son enfance, qui force le rapprochement avec l’écrivain. Ce rapprochement sera le point de départ pour un nouveau retour dans le passé, au cœur de l’Inquisition, là où Paulo Coelho est certain d’avoir commis de graves erreurs…

Avec une écriture fluide et poétique, il nous entraîne dans des eaux mouvantes et profondes loin de tout rationalisme. Interview exclusive dans son antre genevois.

Quelle est cette crise de foi que vous avez traversée?

Nous avons tous des crises de foi. La foi n’est jamais une ligne droite, elle a des hauts et des bas, mais elle est toujours là, dans votre cœur. Seulement, parfois, on n’arrive plus à la reconnaître.

Y avait-il une raison particulière pour que cette crise survienne à ce moment de votre vie?

J’étais arrivé là où je souhaitais. J’avais réussi en tant qu’écrivain, j’avais à mes côtés la femme que j’aime et une très belle maison. Et pourtant, je sentais que quelque chose ne marchait pas. Je ne vivais plus. J’étais déconnecté des autres, enfermé dans une routine. La routine, c’est une protection pas très intelligente. On croit qu’on a le contrôle de tout, que rien ne va changer, mais ce n’est pas vrai: tout change, tous les jours, le physique du corps, la façon de regarder la vie, tout.

Quand vous vous lancez dans ce marathon insensé, quel est votre sentiment?

Quand on fait quelque chose comme ça, on ne pense pas. On agit, on sait que quelque chose est en train de changer en nous mais on n’analyse pas. Comme quand vous êtes dans un match, sur le terrain ou le ring: vous ne devez pas réfléchir, sinon vous vous détachez de l’expérience en vous mettant dans la position du juge et non de l’acteur.

Ce livre est très intime. Comment vivez-vous cette confession publique?

Ça n’a pas été facile, mais en même temps, il n’existe pas de demi-vérité. les choses sont soit vraies, soit fausses. J’ai décidé de dire toute la vérité. A la première correction, j’ai encore hésité. Et je me suis dit que je ne pouvais pas être la moitié de moi-même dans ce livre, donc je m’y suis mis totalement, sans censure.

On est très loin du rationnel, là…

C’est une expérience mathématique. L’Aleph est un terme créé par les mathématiciens pour parler d’un numéro qui contient tous les autres chiffres. Cela veut dire que nous avons d’autres vies qui se déroulent en parallèle mais dans d’autres époques. C’est vrai, ça n’entre pas dans la logique. Mais croyez-vous que l’amour entre dans la logique? Et pourtant, c’est la chose la plus importante au monde. Les choses les plus importantes ne rentrent pas dans la logique: l’enthousiasme, la foi, les expériences transcendantales. La logique, c’est très positif pour quelques problèmes pratiques mais on a besoin du côté intuitif aussi. x

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Je t’aime comme une rivière


 
un extrait du livre ALEPH

Je constate que Hilal, à côté de moi, commence à se sentir mal à l’aise.
« Les relations des vies passées ne m’intéressent pas. Nous sommes ici dans le présent. À Novossibirsk, tu m’as demandé le pardon, et je te l’ai accordé. Maintenant je te le demande : dis que tu m’aimes. »

Je lui prends la main.
« Tu vois cette rivière devant nous ? Eh bien, dans le salon de mon appartement, il y a un tableau avec une rose posée sur une rivière semblable à celle-ci. La moitié de la peinture a été attaquée par les eaux et par les intempéries, de sorte que les bords sont irréguliers ; pourtant, je vois encore une partie de la belle rose rouge, peinte sur un fond doré.

« Je connais l’artiste. En 2003, nous sommes allés ensemble dans une forêt des Pyrénées, nous avons découvert le ruisseau qui a ce moment-là était à sec et nous avons caché la toile sous les pierres qui couvraient son lit.
« Cette artiste, c’est ma femme. En ce moment, elle est physiquement à des milliers de kilomètres, elle dort parce que le jour ne s’est pas encore levé dans sa ville, alors qu’ici il est déjà quatre heures de l’après-midi.
“Nous sommes ensemble depuis plus d’un quart de siècle : quand je l’ai rencontrée, j’ai eu la certitude absolue que notre relation ne marcherait pas. Les deux premières années, j’étais toujours préparé à ce que l’un des deux s’en aille.
« Les cinq années suivantes, j’ai continué à penser que nous nous étions simplement habitués l’un à l’autre, mais que bientôt nous en prendrions conscience et chacun suivrait son destin. Je m’étais convaincu que tout engagement plus sérieux me priverait de ma “liberté” et m’empêcherait de vivre tout ce que je désirais.

— Je comprends et je respecte, dit Hilal. Mais tu as dit une phrase au restaurant, quand tu parlais du passé : l’amour est le plus fort. L’amour est plus grand qu’une personne.
— Oui, mais l’amour est fait de choix.

Nous regardons la rivière ensemble.

« L’absence de réponse est aussi une réponse », remarque-t-elle.
Je la serre contre moi et pose sa tête sur mon épaule.

« Je t’aime. Je t’aime parce que toutes les amours du monde sont comme des rivières différentes coulant vers un même lac, où elles se rencontrent et se transforment en un amour unique qui devient pluie et bénit la terre.

« Je t’aime comme une rivière, qui crée les conditions pour que la végétation et les fleurs poussent sur son passage. Je t’aime comme une rivière, qui donne à boire à celui qui a soif et transporte les gens jusqu’où ils veulent arriver.

« Je t’aime comme une rivière qui comprend que son cours doit être différent dans une cataracte et apprend à se calmer dans une dépression du terrain.

“Je t’aime parce que nous sommes tous nés au même endroit, à la même source, qui continue à nous alimenter d’une eau toujours plus abondante. Ainsi, quand nous sommes faibles, nous n’avons rien d’autre à faire qu’attendre un peu. Le printemps revient, les neiges de l’hiver fondent et nous remplissent d’une énergie nouvelle.

« Je t’aime comme une rivière qui commence solitaire et fragile dans une montagne, grossit peu à peu et rejoint d’autres rivières qui s’avancent, et puis, à partir d’un moment déterminé, peut contourner tous les obstacles pour arriver là où elle le désire.

« Alors, je reçois ton amour et je t’offre le mien. Pas l’amour d’un homme pour une femme, pas l’amour d’un père pour une fille, pas l’amour de Dieu pour ses créatures. Mais un amour sans nom, sans explication, comme une rivière qui ne peut pas expliquer son parcours, seulement aller de l’avant.

« Un amour qui ne demande rien et ne donne rien en échange, mais se manifeste simplement.
“Je ne serai jamais à toi, tu ne seras jamais à moi, pourtant je peux dire : je t’aime, je t’aime, je t’aime. »

C’était peut-être l’après-midi, c’était peut-être la lumière, mais à ce moment-là l’Univers paraissait enfin entrer en harmonie. Nous sommes restés là assis, sans la moindre envie de retourner à l’hôtel, où Yao devait déjà m’attendre.

un extrait du livre ALEPH

Les mots sont des larmes qui ont été écrites

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03 FL-Tunisie Tunis, Tunisie – Avril 2006, Salon du Livre:

La conversation continue, le temps passe rapidement et je dois terminer la causerie. Je choisis au hasard, au milieu de six cents personnes, un homme d’âge moyen, qui porte une grosse moustache, pour la dernière question.
« Je ne veux poser aucune question, dit-il. Je veux seulement prononcer un nom. »
Et il donne le nom d’une petite église à Barbazan-Debat, qui se trouve au milieu de nulle part, à des milliers de kilomètres de cet endroit, et où j’ai posé un jour une plaque en remerciement d’un miracle. C’est le nom de l’église où je suis allé, avant cette pérégrination, demander à la Vierge de protéger mes pas.
Je ne sais plus comment poursuivre la conférence. Les mots suivants ont été écrits par l’un des présentateurs qui composent la table :

« Soudain l’Univers semblait s’être arrêté dans cette salle.
Tant de choses se sont produites : j’ai vu vos larmes. J’ai vu les larmes de votre douce femme, quand ce lecteur anonyme a prononcé le nom d’une chapelle perdue quelque
part dans le monde.

« Vous êtes resté sans voix. Votre visage souriant est devenu sérieux. Vos yeux se sont remplis de larmes timides, qui tremblaient au bord des cils, comme si elles voulaient s’excuser d’être là sans avoir été invitées.

« J’étais là moi aussi, sentant un nœud dans ma gorge, ne sachant pourquoi. J’ai cherché dans l’assistance ma femme et ma fille, c’est elles que je cherche quand je me sens au bord de quelque chose que je ne connais pas.
Elles étaient là, mais elles avaient les yeux fixés sur vous, silencieuses comme tout le monde, tentant de vous soutenir du regard, comme si les regards pouvaient soutenir un homme.

« Alors, j’ai voulu me fixer sur Christina, appelant au secours, essayant de comprendre ce qui se passait, et comment mettre fin à ce silence qui paraissait infini.
J’ai vu qu’elle aussi pleurait, en silence, comme si vous étiez des notes de la même symphonie et que vos larmes à tous deux se touchaient malgré la distance.

« Et durant de longues secondes, il n’y eut plus ni salle, ni public, plus rien. Vous et votre femme étiez partis quelque part où personne ne pouvait vous suivre ; il n’existait
que la joie de vivre, racontée seulement par le silence et l’émotion.

« Les mots sont des larmes qui ont été écrites. Les larmes sont des mots qui ont besoin de couler. Sans elles, aucune joie n’a d’éclat, aucune tristesse n’a de fin. Alors, merci pour vos larmes. »

J’aurais dû dire à la jeune fille qui avait posé la première question – au sujet des signes – que c’en était un, affirmant que je me trouvais à l’endroit où je devais être, au bon moment, même si je n’ai jamais bien compris ce qui m’y a conduit.

un extrait de mon livre ALEPH

Sept questions sur ‘Aleph’

9782081256491

IN ENGLISH HERE : SEVEN QUICK QUESTIONS/ANSWERS ON ALEPH
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 DANS TOUTES LES LIBRARIES ET AUSSI
ALEPH  (FNAC)     ALEPH (AMAZON FR)
 
Dans son roman le plus personnel a ce jour, l’auteur a succes international, Paulo Coelho revient avec un remarquable voyage de decouverte. Comme le personnage principal dans ‘L’Alchimiste’ Paulo fait front a une grave crise de foi. Comme il cherche un chemin pour un renouveau et developpement spirituel, il decide de repartir a zero : de voyager, d’experimenter, de reconnecter avec les gens et les paysages autour de lui.

Comment votre dernier ‘pelerinage’ et ecrire ‘Aleph’ s’est il effectue?

Tout le monde doit quitter sa zone de confort de temps en temps. La spiritualite n’est pas seulement de prier et mediter. Vous devez agir.

L’idee d’une deuxieme chance est la bienvenue pour beaucoup. Qu’est-ce qui vous a fait prendre la votre?

Les ‘petites decisions’ peuvent detenir des consequences significatives. En tant qu’ecrivain, je dois prendre une deuxieme, troisieme et onzieme chance jusqu’a ce que j’arrive ou j’ai l’intention d’aller.

Que diriez-vous a quelqu’un qui voudrait prendre leur deuxieme chance mais n’est pas tres sur de lui/d’elle?

Souvenez-vous, vous pouvez vendre votre temps, mais vous ne pouvez pas le rachetez.

Un des messages dans ‘Aleph’ est que ce que vous faites maintenant affecte votre avenir. Y-at’il eu un moment central ou vous saviez que la maniere dont vous choisirez d’agir allait determiner le cours de l’avenir?

Chaque moment dans la vie est un moment crucial. Chaque jour a un moment ou vous pouvez tout changer – Le probleme est que nous avons peur de reconnaitre cet instant –

Pouvez-vous expliquer le concept de ‘l’Aleph’?

Aleph est MAINTENANT. Le moment present, contenant tout le passe et les consequences de l’avenir.

Dans ‘Aleph’ votre routine influencait votre raison . Pour la plupart des gens, la routine est inevitable. Comment peuvent-ils empecher leur routine de devorer leur destinee?

La routine n’est pas inevitable. Lorsque nous sommes enthousiaste sur la vie, nous nous evertuons de devenir mieux que ce que nous sommes. Et alors, nous devenons.

Vous etes un grand avocat pour la publication en ligne et digitale. Pensez-vous que cela aura un effet positif pour rallier des nouveaux lecteurs a votre message?

Non seulement ca. Cela permet, par exemple, qu’un lecteur bresilien aux USA peut obtenir ‘Aleph’ ou n’importe quel autre de mes livres en Portugais. Cependant les ecrivains doivent etre conscients que la publication en ligne et digitale change la maniere dont nous ecrivons.



Traduit par Marie-Christine

The New York Times interview (Français)

nyt


par Julie Bosman

L’industrie de l’edition qui est en phase de se convertir avec le numerique pourrait apprendre une chose ou deux de Paulo Coelho, le romancier bresilien de 64 ans.
Il y a quelques annees, il a bouleverse la sagesse conventionnelle dans l’industrie du livre en piratant son propre travail, le rendant disponible en ligne dans les pays ou l’on ne pouvait pas y acceder facilement, utilisant comme debat que les idees doivent etre diffusees librement. Recemment, il a prouve que les auteurs peuvent augmenter leurs audiences en tendant la main aux lecteurs directement a travers les medias sociales. Il initie des conversations sur son travail par la discussion avec ses fans pendant qu’il ecrit.

Cette philosophie lui a permis de vendre des dizaines de millions de livres , un de ses livres le plus en vue, ‘L’Alchimiste’ un roman allegorique qui figure sur la liste des livres les plus vendus dans le New York Times – depuis 194 semainbes – et toujours en evidence sur la liste permanente du livre de poche a l’affiche des librairies.

Mr Coelho publie son dernier livre ‘Aleph’ un livre qui raconte l’histoire de sa propre epiphanie, durant un voyage a travers l’Asie en 2006, sur le reseau ferroviaire du Transiberien.
Aleph est la premiere lettre de l’alphabet Hebreu avec de nombreuses significations.
Pendant que Mr Coelho a passe quatre ans a rassembler de la documentation pour le livre,il a mis trois semaines seulement pour l’ecrire.

Repandre le mot sur le livre devrait etre facile: ecrivant des messages en anglais et dans sa langue maternelle, le portugais et accumulant un entourage de 2.4 millions de personnes (14/08/12 > 5,3 millions de persones ICI .) En 2010, Forbes l’a nomme la deuxieme celebrite qui a le plus d’influence sur Twitter, derriere Justin Bieber.

Mr Coelho continue de donner son travail gratuitement en connectant avec les sites Web qui ont publie ses livres, demandant uniquement que si les lecteurs aiment le livre, ils en achetent un exemplaire ‘pour qu’on puisse dire a l’industrie que partager les contenus ne represente pas un danger de vie pour l’industrie du livre’ comme il l’a decrit sur son poste.

Chez lui, a Geneve, Mr Coelho a parle de son livre, son opinion sur la connection avec Jose Luis Borges, comment il passe son temps libre a contacter ses fans sur Facebook et Twitter. Voici des extraits edites.

Question – Le personnage de votre nouveau roman ‘Aleph’ semble familier: un auteur a succes, globe-trotter, chercheur spirituel. Combien il a t’il d’autobiagraphique dans ce livre?

Reponse – Cent pour cent. C’est ma propre experience, je veux dire par la que tout ce qui est vrai est arrive.J’ai du beaucoup le resumer. Mais en fait, je vois le livre comme mon propre voyage, non pas comme un livre de fiction mais comme un livre de non-fiction.

Q- Le titre du livre ‘Aleph’ reflete le nom d’une breve histoire par Borges. Vous a-t-il influence?

R -C’est mon icon, le meilleur ecrivain de ma generation. Mais je n’ai pas ete influence par lui. J’ai ete influence par l’idee de l’aleph, le concept. Dans la tradition classique des livres spirituels Borges resume tres tres bien l’idee de ce point ou tout devient une seule chose.

Q- Quand avez-vous pris la decision de devenir ecrivain?

R- J’ai mis quarante ans pour ecrire mon premier livre. Lorsque j’etais enfant on m’encourageait pour aller a l’ecole. Je n’ai pas ete encourage pour faire une carriere d’ecrivain parce que mes parents pensaient que j’allais mourir de faim. Ils pensaient que personne ne pouvait vivre du metier d’ecrivain au Bresil. Ils n’avaient pas tort. Mais j’avais cet appel en moi, ce desir de m’exprimer par l’ecriture.

Q- Votre livre le plus connu ‘L’Alchimiste’ a ete vendu a plus de 65 millions d’exemplaires dans le monde entier. Est-ce que ce continuel succes vous surprend?

R- Bien sur. C’est difficile d’expliquer pourquoi. Je crois que l’on peut avoir 100,000 explications pour l’echec mais aucune bonne explication pour le succes.

Q- Distribuer gratuitement votre travail est egalement une reussite. Vous etes connu pour poster des versions pirates de vos livres en ligne, une methode pas tres orthodoxe pour un auteur.

R- J’ai vu la premiere edition pirate de mes livres et je me suis dit : ‘Je vais le publier en ligne’. C’etait un moment difficile en Russie, ils n’avaient pas beaucoup de papier. J’ai mis ce premier exemplaire et j’ en ai vendu dans la premiere annee 10,000. Alors j’ai pense : ‘Ca marche’. Puis j’ai essaye de mettre d’autres livres en ligne, sachant que si les gens lisent un petit peu et que cela leur plait, ils iront acheter le livre. Les chiffres augmentaient de plus en plus et un jour que je participais a une conference de technologie de pointe, je l’ai annonce au public.

Q- N’aviez vous pas craint de mettre votre Maison d’Edition contre vous?

R- Evidemment, j’avais peur. Mais c’etait trop tard. Lorsque je suis rentre chez moi, le premier coup de fil fut pour mon Editeur aux U.S.A. Elle m’a dit : ‘Nous avons un probleme.’

Q- Vous faites allusion a Jane Friedman qui etait a cette epoque la tres influente directrice d’Harper Collins?

R- Oui, Jane. Elle n’est pas commode. Elle m’a appele et je lui ai dit :’Jane que voulez-vous que je fasse? Elle a repondu :’Faisons-le officiellement, deliberement.’ Grace a elle, ma vie aux USA a change.

Q- A present, vous occupez le devant de la scene en ligne. Etes-vous un fanatique de Twitter?

R- Oui, je l’avoue, en public. Je Tweete le matin et le soir. Ecrire douze heures par jour, il arrive un moment ou vous etes fatigue. C’est mon moment de relaxation.

Q- C’est une approche inverse des autres ecrivains comme Jonathan Franzen, qui se ferment les yeux et ecrivent leurs livres en isolement.

R- Au commencement de l’ecriture, ils avaient l’habitude de voir les ecrivains comme des hommes et des femmes sages dans une Tour d’ivoire, rempli de connaissance et on ne pouvait pas les toucher. La Tour d’ivoire n’existe plus. Si un lecteur n’aime pas quelque chose, il vous le dira, Il ou elle n’est pas quelqu’un qui est isole.
Une fois que je me suis rendue compte de la perspective pour utiliser Twitter et Facebook et mon blog pour me rapprocher d’eux et partager mes pensees que je ne peux utiliser dans le livre. Aujourd’hui, j’ai 6,000,000 de personnes sur Facebook. J’ai verifie la page de Madonna l’autre jour et elle a moins de supporters que moi. C’est incroyable.

Q- Vous etes plus important que Madonna?

R- Non, non, non, je ne dis pas cela.

(The above text was edited. to read the original inteview in English, click here )

Un grand merci, Marie-Christine, pour traduire!

Le feu de l’amitié

IN ENGLISH HERE > The fire of friendship

un extrait du livre ALEPH

À Moscou, il y a une jeune femme qui m’attend à l’extérieur de l’hôtel, quand j’arrive avec mes éditeurs. Elle s’approche et me prend les mains.
« Je dois te parler. Je suis venue d’Ekaterinbourg spécialement pour cela. »

Je suis fatigué. Je me suis réveillé plus tôt qu’à mon habitude, j’ai dû changer d’avion à Paris parce qu’il n’y avait pas de vol direct. J’ai essayé de dormir pendant le trajet mais, chaque fois que j’arrivais à sommeiller, j’entrais dans une sorte de rêve à répétition qui ne me plaisait pas du tout.
Mon éditeur explique que demain nous aurons un après-midi d’autographes et que dans trois jours nous serons à Ekaterinbourg, premier arrêt dans le voyage en train. Je tends la main pour prendre congé et je remarque que celles de la jeune femme sont très froides.
« Pourquoi n’es-tu pas entrée dans l’hôtel pour m’attendre ? »
« J’ai lu ton blog l’autre jour et j’ai compris que tu avais écrit pour moi. »

Elle sort un papier imprimé avec une partie de mon texte. Je le sais par cœur, même si je ne me rappelle pas qui m’a raconté cette histoire : un homme nommé Ali a besoin d’argent et demande à son patron de l’aider. Le patron le met au défi : s’il passe une nuit entière en haut d’une montagne, il recevra une grosse récompense, mais s’il ne réussit pas, il devra travailler gratuitement.
Le texte continue ainsi :

« En sortant de la boutique, il constata qu’un vent glacé soufflait. Il prit peur et décida de demander à Aydi, son meilleur ami, si ce n’était pas une folie de relever ce pari.
Aydi réfléchit un peu, puis répondit : “Je vais t’aider. Demain, quand tu seras en haut de la montagne, regarde au loin. Je serai sur la montagne voisine, je passerai toute la nuit avec un feu allumé pour toi. Regarde vers le feu, pense à notre amitié, et cela te tiendra chaud. Tu vas réussir, et après je te demanderai quelque chose en échange.”
Ali réussit l’épreuve, prit l’argent et se rendit chez son ami : “Tu m’as dit que tu voulais être payé.”
Aydi répondit : “Oui, mais pas en argent. Promets que si, à un certain moment, un vent froid passe sur ma vie, tu allumeras pour moi le feu de l’amitié.” »

“Prière du pardon “(Aleph)

IN ENGLISH HERE: Forgiveness
EM PORTUGUES AQUI: Oração do Perdão
EN ESPANOL AQUI: “Te perdono porque te amo y tu to me amas”

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Hilal and I, 2006

– Souvenez-vous de l’Aleph. Souvenez-vous de ce que vous avez ressenti, au moment. Les paroles, explications et reponses ne serviront jamais a rien sinon pour vous embrouiller encore plus sur ce qui est deja assez complexe.

– Je ne sais pas non plus precisement pourquoi je dois pardonner a l’homme que j’aime.

Hilal cherche l’inspiration sur les murs dores,les colonnes, les personnes qui entrent a cette heure du matin, aux flammes des bougies allumees.

-Je pardonne a la fille – Non parce que je suis devenue sainte mais parce que je ne veux plus endurer cette haine. Hair fatigue.
“Je pardonne tout et tous, meme toi,je te pardonne parce que je t’ai aime et parceque tu ne m’aimes pas. Je pardonne parceque tu m’as rejete et j’ai perdu mon pouvoir.”

Elle ferme les yeux et leve les mains vers le plafond.

– Je me suis liberee de la haine par le moyen du pardon et de l’amour. Je comprends que la souffrance quand elle ne peut pas etre evitee est ici pour me faire avancer en direction de la gloire.

Hilal parle doucement mais l’acoustique de l’eglise est si parfaite que tout ce qu’elle dit parait faire echo aux quatre coins.

Les larmes que j’ai verse, je pardonne.
Les souffrances et les deceptions, je pardonne.
Les trahisons et les mensonges, je pardonne.
Les calomnies et les intrigues, je pardonne.
La haine et la persecution, je pardonne.
Les coups qu’ont m’a donne, je pardonne.
Les reves detruits, je pardonne.
Les espoirs morts, je pardonne.
La desaffection et la jalousie, je pardonne.
L’indifference et la mauvaise volonte, je pardonne.
L’injustice au nom de la justice, je pardonne.
La colere et les maltraitements, je pardonne.
La negligence et l’oubli, je pardonne.
Le monde avec tout son mal, je pardonne.

Elle baisse les bras, ouvre les yeux et place ses mains sur son visage.
Je m’approche pour l’embrasser, mais elle fait un signal avec ses mains.
– Je n’ai pas encore termine.
Elle referme ses yeux et regarde en haut.
– Je me suis egalement perdue moi-meme. Que toutes ces infortunes de passage, ne soient jamais un fardeau dans mon coeur.

Au lieu du chagrin et du ressentiment, j’y mets de la comprehension et de l’entente.
Au lieu de la revolte, j’emploie la musique qui sort de mon violon. Au lieu de la douleur, j’y mets l’oubli.
Au lieu de la vengeance, j’y place la victoire.

Je serai naturellement capable d’aimer au-dessus de toutes les desaffections.
De donner meme quand je suis depossedee de tout.
De travailler joyeusement meme quand je me trouve au milieu de tous les obstacles.
De secher les larmes meme encore lorsque je pleure.
De croire meme lorsque je suis discreditee.

Elle ouvre les yeux, pose ses mains sur ma tete et dit avec toute une autorite qui vient d’en haut:
-C’est ainsi, Ce sera comme cela.

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ALEPH EN FRANÇAIS: SORTIE LE 5 OCTOBRE
ALEPH EN FRANÇAIS (AMAZON.FR)

( Merci pour traduire, Marie-Christine!)