Everyone asks a lot of how, they don’t ask why

You say in Aleph that ‘writing is, above all, about discovering myself’, so in which of your books have you discovered most about yourself?

All of them. But the turning point in my life was my first book, The Pilgrimage because I started to tell everybody I was a writer.

Do you think the way that Western society is constructed, with emphasis on material possessions, that we are programmed to never find fulfilment?

Everyone asks a lot of how, they don’t ask why. They want to know how to do this, how to do that, but we should ask more why should I do this, why should I do that. It has to with consumer society. How did you become rich? How did you become a bestseller? How did you become a journalist? Just change how to why it makes a lot of difference to life.

Is the world suffering an economic crisis because people are looking for the wrong things in life?

It’s the irresponsibility of politicians. You know, I know – we live in a big lie. Everybody knows but we close our eyes back to the comfort zone and one day it explodes and everybody is affected. Mostly poor people. I’m very pessimistic about this economic crisis. I don’t think it is over.

In Aleph, you also say that instead of fighting for God, we should fight against God.

Sometimes yes.

Can you elaborate?

Fighting for God we see now: Christian fundamentalism, Islamic fundamentalism… They give their lives because the message is a powerful one: you are martyr. I’m a Catholic so I know what I’m talking about, because my Church was founded on the blood of the martyrs.
People start justifying their lives because they need raison d’etre – they need a reason to live. They are trying to convince themselves about their faith.
Fighting against God: it is everywhere in the Bible. Even Jesus – fought against God. When He says, ‘God, why did you forsake me?’ on the cross, or when He asks “Take this cup away from me”.
Then you have this intense relationship with God that is not a relationship of submission.
However, if you accept everything, if you do not ask why or how, you are not living, just obeying a set of rules. Like a lamb.

You lived through dictatorship, imprisonment and torture in Brazil during the 1970s, what advice would you have for those being oppressed?

You remember at the beginning of our conversation about losing our faith? So, I totally lost my faith. When I was released I thought, this cannot happen to me. This is not fair, this is not just, God does not love me. It took me seven years to get rid of this experience.
It is very difficult to give advice because when you are in jail and when you are tortured you don’t exist anymore. After you are released, the prison remains in your soul. In my case, there was only one thing that healed the experience. It was time.
But as I know what does it mean to be arrested, today I am part of Amnesty International, I am a Messenger of Peace for the United Nations, on the board of the Doha Center of Media Freedom, and use my influence to avoid these situations.

Read the full interview in this week “The Big Issue” (UK)

Online Bookstore HERE
Kindle (four languages) HERE

 

Q & A Oct 8 2011

run time: 54 min

Twitcam en Franí§ais

Je t’aime comme une rivière


 
un extrait du livre ALEPH

Je constate que Hilal, í  cí´té de moi, commence í  se sentir mal í  l’aise.
« Les relations des vies passées ne m’intéressent pas. Nous sommes ici dans le présent. í€ Novossibirsk, tu m’as demandé le pardon, et je te l’ai accordé. Maintenant je te le demande : dis que tu m’aimes. »

Je lui prends la main.
« Tu vois cette rivière devant nous ? Eh bien, dans le salon de mon appartement, il y a un tableau avec une rose posée sur une rivière semblable í  celle-ci. La moitié de la peinture a été attaquée par les eaux et par les intempéries, de sorte que les bords sont irréguliers ; pourtant, je vois encore une partie de la belle rose rouge, peinte sur un fond doré.

« Je connais l’artiste. En 2003, nous sommes allés ensemble dans une foríªt des Pyrénées, nous avons découvert le ruisseau qui a ce moment-lí  était í  sec et nous avons caché la toile sous les pierres qui couvraient son lit.
« Cette artiste, c’est ma femme. En ce moment, elle est physiquement í  des milliers de kilomètres, elle dort parce que le jour ne s’est pas encore levé dans sa ville, alors qu’ici il est déjí  quatre heures de l’après-midi.
“Nous sommes ensemble depuis plus d’un quart de siècle : quand je l’ai rencontrée, j’ai eu la certitude absolue que notre relation ne marcherait pas. Les deux premières années, j’étais toujours préparé í  ce que l’un des deux s’en aille.
« Les cinq années suivantes, j’ai continué í  penser que nous nous étions simplement habitués l’un í  l’autre, mais que bientí´t nous en prendrions conscience et chacun suivrait son destin. Je m’étais convaincu que tout engagement plus sérieux me priverait de ma “libert锝 et m’empíªcherait de vivre tout ce que je désirais.

“” Je comprends et je respecte, dit Hilal. Mais tu as dit une phrase au restaurant, quand tu parlais du passé : l’amour est le plus fort. L’amour est plus grand qu’une personne.
“” Oui, mais l’amour est fait de choix.

Nous regardons la rivière ensemble.

« L’absence de réponse est aussi une réponse », remarque-t-elle.
Je la serre contre moi et pose sa tíªte sur mon épaule.

« Je t’aime. Je t’aime parce que toutes les amours du monde sont comme des rivières différentes coulant vers un míªme lac, oí¹ elles se rencontrent et se transforment en un amour unique qui devient pluie et bénit la terre.

« Je t’aime comme une rivière, qui crée les conditions pour que la végétation et les fleurs poussent sur son passage. Je t’aime comme une rivière, qui donne í  boire í  celui qui a soif et transporte les gens jusqu’oí¹ ils veulent arriver.

« Je t’aime comme une rivière qui comprend que son cours doit íªtre différent dans une cataracte et apprend í  se calmer dans une dépression du terrain.

“Je t’aime parce que nous sommes tous nés au míªme endroit, í  la míªme source, qui continue í  nous alimenter d’une eau toujours plus abondante. Ainsi, quand nous sommes faibles, nous n’avons rien d’autre í  faire qu’attendre un peu. Le printemps revient, les neiges de l’hiver fondent et nous remplissent d’une énergie nouvelle.

« Je t’aime comme une rivière qui commence solitaire et fragile dans une montagne, grossit peu í  peu et rejoint d’autres rivières qui s’avancent, et puis, í  partir d’un moment déterminé, peut contourner tous les obstacles pour arriver lí  oí¹ elle le désire.

« Alors, je reí§ois ton amour et je t’offre le mien. Pas l’amour d’un homme pour une femme, pas l’amour d’un père pour une fille, pas l’amour de Dieu pour ses créatures. Mais un amour sans nom, sans explication, comme une rivière qui ne peut pas expliquer son parcours, seulement aller de l’avant.

« Un amour qui ne demande rien et ne donne rien en échange, mais se manifeste simplement.
“Je ne serai jamais í  toi, tu ne seras jamais í  moi, pourtant je peux dire : je t’aime, je t’aime, je t’aime. »

C’était peut-íªtre l’après-midi, c’était peut-íªtre la lumière, mais í  ce moment-lí  l’Univers paraissait enfin entrer en harmonie. Nous sommes restés lí  assis, sans la moindre envie de retourner í  l’hí´tel, oí¹ Yao devait déjí  m’attendre.

un extrait du livre ALEPH

Les mots sont des larmes qui ont été écrites

03 FL-Tunisie Tunis, Tunisie – Avril 2006, Salon du Livre:

La conversation continue, le temps passe rapidement et je dois terminer la causerie. Je choisis au hasard, au milieu de six cents personnes, un homme d’í¢ge moyen, qui porte une grosse moustache, pour la dernière question.
« Je ne veux poser aucune question, dit-il. Je veux seulement prononcer un nom. »
Et il donne le nom d’une petite église í  Barbazan-Debat, qui se trouve au milieu de nulle part, í  des milliers de kilomètres de cet endroit, et oí¹ j’ai posé un jour une plaque en remerciement d’un miracle. C’est le nom de l’église oí¹ je suis allé, avant cette pérégrination, demander í  la Vierge de protéger mes pas.
Je ne sais plus comment poursuivre la conférence. Les mots suivants ont été écrits par l’un des présentateurs qui composent la table :

« Soudain l’Univers semblait s’íªtre arríªté dans cette salle.
Tant de choses se sont produites : j’ai vu vos larmes. J’ai vu les larmes de votre douce femme, quand ce lecteur anonyme a prononcé le nom d’une chapelle perdue quelque
part dans le monde.

« Vous íªtes resté sans voix. Votre visage souriant est devenu sérieux. Vos yeux se sont remplis de larmes timides, qui tremblaient au bord des cils, comme si elles voulaient s’excuser d’íªtre lí  sans avoir été invitées.

« J’étais lí  moi aussi, sentant un nÅ“ud dans ma gorge, ne sachant pourquoi. J’ai cherché dans l’assistance ma femme et ma fille, c’est elles que je cherche quand je me sens au bord de quelque chose que je ne connais pas.
Elles étaient lí , mais elles avaient les yeux fixés sur vous, silencieuses comme tout le monde, tentant de vous soutenir du regard, comme si les regards pouvaient soutenir un homme.

« Alors, j’ai voulu me fixer sur Christina, appelant au secours, essayant de comprendre ce qui se passait, et comment mettre fin í  ce silence qui paraissait infini.
J’ai vu qu’elle aussi pleurait, en silence, comme si vous étiez des notes de la míªme symphonie et que vos larmes í  tous deux se touchaient malgré la distance.

« Et durant de longues secondes, il n’y eut plus ni salle, ni public, plus rien. Vous et votre femme étiez partis quelque part oí¹ personne ne pouvait vous suivre ; il n’existait
que la joie de vivre, racontée seulement par le silence et l’émotion.

« Les mots sont des larmes qui ont été écrites. Les larmes sont des mots qui ont besoin de couler. Sans elles, aucune joie n’a d’éclat, aucune tristesse n’a de fin. Alors, merci pour vos larmes. »

J’aurais dí» dire í  la jeune fille qui avait posé la première question – au sujet des signes – que c’en était un, affirmant que je me trouvais í  l’endroit oí¹ je devais íªtre, au bon moment, míªme si je n’ai jamais bien compris ce qui m’y a conduit.

un extrait de mon livre ALEPH

Metro USA interview (excerpts)


MEREDITH ENGEL/METRO NEW YORK
Last modified: October 03, 2011 6:21 p.m.

Paulo Coelho needs no introduction: He’s has sold more than 100 million books worldwide and holds the world record for most translated books by a living author. His newest novel, “Aleph,” is an autobiographical account of his journey across the Trans-Siberian railroad “” and time and space “” in search of spiritual fulfillment. Released in the US at the end of September.

I read it took you four years to gather the material for this book, but only three weeks to write it. Can you talk about putting it together?

I decided to travel for three months, nonstop, and I had this experience, this “Aleph.” I lived through, well, things that are very difficult to explain in a book. One year ago I said to myself, “I’m never going to write about this.” I don’t know what happened, but I sat down and I start writing. When (my agent) called me two and a half weeks later, I said, “You know this book I said I’m never going to write? I’m almost in the end of it.”


You had a whole other life as a lyricist before becoming a novelist. How did you decide to take that leap of faith and change careers?

I wrote my first book when I was 40 years old. I think we all have a kind of mid-life crisis, when you look at yourself in the mirror and say, “Am I betraying myself?” My midlife crisis brought me this epiphany to be faithful to my bliss.

You’ve released books online and you’re the second-most influential Twitter user in the world, only behind Justin Bieber. Did you know the Internet was going to play a large role in your career?

I did not know. In 2006 I started writing a blog, and then I started getting feedback from readers, which I never thought I would have. I need the reader not as a reader only but as a person who understands my soul. Things that I post and tweet or Facebook or [write] in my blog, I cannot write a book about. I adapt to new platforms as a challenge. One has to be challenged by life. I may be old in age but not in curiosity, so it’s so good to have this challenge. It gives me a lot of joy.

Were you nervous about sharing so many intimate details about your life?

I was not nervous but I was a little bit uncomfortable. I?felt, “Oh my God, well, I should cut here, I should cut there.” Then I said, “This is so useless. You put your soul into it or you don’t. You cannot tell the half-truth. Half-truth is not the whole truth. Just say whatever you have to say, and trust your readers.”

Sept questions sur ‘Aleph’

IN ENGLISH HERE : SEVEN QUICK QUESTIONS/ANSWERS ON ALEPH
________________________________

 DANS TOUTES LES LIBRARIES ET AUSSI
ALEPH  (FNAC)     ALEPH (AMAZON FR)
 
Dans son roman le plus personnel a ce jour, l’auteur a succes international, Paulo Coelho revient avec un remarquable voyage de decouverte. Comme le personnage principal dans ‘L’Alchimiste’ Paulo fait front a une grave crise de foi. Comme il cherche un chemin pour un renouveau et developpement spirituel, il decide de repartir a zero : de voyager, d’experimenter, de reconnecter avec les gens et les paysages autour de lui.

Comment votre dernier ‘pelerinage’ et ecrire ‘Aleph’ s’est il effectue?

Tout le monde doit quitter sa zone de confort de temps en temps. La spiritualite n’est pas seulement de prier et mediter. Vous devez agir.

L’idee d’une deuxieme chance est la bienvenue pour beaucoup. Qu’est-ce qui vous a fait prendre la votre?

Les ‘petites decisions’ peuvent detenir des consequences significatives. En tant qu’ecrivain, je dois prendre une deuxieme, troisieme et onzieme chance jusqu’a ce que j’arrive ou j’ai l’intention d’aller.

Que diriez-vous a quelqu’un qui voudrait prendre leur deuxieme chance mais n’est pas tres sur de lui/d’elle?

Souvenez-vous, vous pouvez vendre votre temps, mais vous ne pouvez pas le rachetez.

Un des messages dans ‘Aleph’ est que ce que vous faites maintenant affecte votre avenir. Y-at’il eu un moment central ou vous saviez que la maniere dont vous choisirez d’agir allait determiner le cours de l’avenir?

Chaque moment dans la vie est un moment crucial. Chaque jour a un moment ou vous pouvez tout changer – Le probleme est que nous avons peur de reconnaitre cet instant –

Pouvez-vous expliquer le concept de ‘l’Aleph’?

Aleph est MAINTENANT. Le moment present, contenant tout le passe et les consequences de l’avenir.

Dans ‘Aleph’ votre routine influencait votre raison . Pour la plupart des gens, la routine est inevitable. Comment peuvent-ils empecher leur routine de devorer leur destinee?

La routine n’est pas inevitable. Lorsque nous sommes enthousiaste sur la vie, nous nous evertuons de devenir mieux que ce que nous sommes. Et alors, nous devenons.

Vous etes un grand avocat pour la publication en ligne et digitale. Pensez-vous que cela aura un effet positif pour rallier des nouveaux lecteurs a votre message?

Non seulement ca. Cela permet, par exemple, qu’un lecteur bresilien aux USA peut obtenir ‘Aleph’ ou n’importe quel autre de mes livres en Portugais. Cependant les ecrivains doivent etre conscients que la publication en ligne et digitale change la maniere dont nous ecrivons.



Traduit par Marie-Christine

NY Times interview, Sept 26

Q. When did you decide to become a writer?

A. It took me 40 years to write my first book. When I was a child, I was encouraged to go to school. I was not encouraged to follow the career of a writer because my parents thought that I was going to starve to death. They thought nobody can make a living from being a writer in Brazil. They were not wrong. But I still had this call, this urge to express myself in writing.

Q. Your most famous book, “The Alchemist,” has sold 65 million copies worldwide. Does its continuing success surprise you?

A. Of course. It’s difficult to explain why. I think you can have 10,000 explanations for failure, but no good explanation for success.

Q. You’ve also had success distributing your work free. You’re famous for posting pirated version of your books online, a very unorthodox move for an author.

A. I saw the first pirated edition of one of my books, so I said I’m going to post it online. There was a difficult moment in Russia; they didn’t have much paper. I put this first copy online and I sold, in the first year, 10,000 copies there. And in the second year it jumped to 100,000 copies. So I said, “It is working.” Then I started putting other books online, knowing that if people read a little bit and they like it, they are going to buy the book.

To read the full interview, please CLICK HERE

This interview will be in the print edition of The New York Times tomorrow, September 27, the same day that ALEPH will be released in USA and Canada.

The New York Times interview (Franí§ais)


par Julie Bosman

L’industrie de l’edition qui est en phase de se convertir avec le numerique pourrait apprendre une chose ou deux de Paulo Coelho, le romancier bresilien de 64 ans.
Il y a quelques annees, il a bouleverse la sagesse conventionnelle dans l’industrie du livre en piratant son propre travail, le rendant disponible en ligne dans les pays ou l’on ne pouvait pas y acceder facilement, utilisant comme debat que les idees doivent etre diffusees librement. Recemment, il a prouve que les auteurs peuvent augmenter leurs audiences en tendant la main aux lecteurs directement a travers les medias sociales. Il initie des conversations sur son travail par la discussion avec ses fans pendant qu’il ecrit.

Cette philosophie lui a permis de vendre des dizaines de millions de livres , un de ses livres le plus en vue, ‘L’Alchimiste’ un roman allegorique qui figure sur la liste des livres les plus vendus dans le New York Times – depuis 194 semainbes – et toujours en evidence sur la liste permanente du livre de poche a l’affiche des librairies.

Mr Coelho publie son dernier livre ‘Aleph’ un livre qui raconte l’histoire de sa propre epiphanie, durant un voyage a travers l’Asie en 2006, sur le reseau ferroviaire du Transiberien.
Aleph est la premiere lettre de l’alphabet Hebreu avec de nombreuses significations.
Pendant que Mr Coelho a passe quatre ans a rassembler de la documentation pour le livre,il a mis trois semaines seulement pour l’ecrire.

Repandre le mot sur le livre devrait etre facile: ecrivant des messages en anglais et dans sa langue maternelle, le portugais et accumulant un entourage de 2.4 millions de personnes (14/08/12 > 5,3 millions de persones ICI .) En 2010, Forbes l’a nomme la deuxieme celebrite qui a le plus d’influence sur Twitter, derriere Justin Bieber.

Mr Coelho continue de donner son travail gratuitement en connectant avec les sites Web qui ont publie ses livres, demandant uniquement que si les lecteurs aiment le livre, ils en achetent un exemplaire ‘pour qu’on puisse dire a l’industrie que partager les contenus ne represente pas un danger de vie pour l’industrie du livre’ comme il l’a decrit sur son poste.

Chez lui, a Geneve, Mr Coelho a parle de son livre, son opinion sur la connection avec Jose Luis Borges, comment il passe son temps libre a contacter ses fans sur Facebook et Twitter. Voici des extraits edites.

Question – Le personnage de votre nouveau roman ‘Aleph’ semble familier: un auteur a succes, globe-trotter, chercheur spirituel. Combien il a t’il d’autobiagraphique dans ce livre?

Reponse – Cent pour cent. C’est ma propre experience, je veux dire par la que tout ce qui est vrai est arrive.J’ai du beaucoup le resumer. Mais en fait, je vois le livre comme mon propre voyage, non pas comme un livre de fiction mais comme un livre de non-fiction.

Q- Le titre du livre ‘Aleph’ reflete le nom d’une breve histoire par Borges. Vous a-t-il influence?

R -C’est mon icon, le meilleur ecrivain de ma generation. Mais je n’ai pas ete influence par lui. J’ai ete influence par l’idee de l’aleph, le concept. Dans la tradition classique des livres spirituels Borges resume tres tres bien l’idee de ce point ou tout devient une seule chose.

Q- Quand avez-vous pris la decision de devenir ecrivain?

R- J’ai mis quarante ans pour ecrire mon premier livre. Lorsque j’etais enfant on m’encourageait pour aller a l’ecole. Je n’ai pas ete encourage pour faire une carriere d’ecrivain parce que mes parents pensaient que j’allais mourir de faim. Ils pensaient que personne ne pouvait vivre du metier d’ecrivain au Bresil. Ils n’avaient pas tort. Mais j’avais cet appel en moi, ce desir de m’exprimer par l’ecriture.

Q- Votre livre le plus connu ‘L’Alchimiste’ a ete vendu a plus de 65 millions d’exemplaires dans le monde entier. Est-ce que ce continuel succes vous surprend?

R- Bien sur. C’est difficile d’expliquer pourquoi. Je crois que l’on peut avoir 100,000 explications pour l’echec mais aucune bonne explication pour le succes.

Q- Distribuer gratuitement votre travail est egalement une reussite. Vous etes connu pour poster des versions pirates de vos livres en ligne, une methode pas tres orthodoxe pour un auteur.

R- J’ai vu la premiere edition pirate de mes livres et je me suis dit : ‘Je vais le publier en ligne’. C’etait un moment difficile en Russie, ils n’avaient pas beaucoup de papier. J’ai mis ce premier exemplaire et j’ en ai vendu dans la premiere annee 10,000. Alors j’ai pense : ‘Ca marche’. Puis j’ai essaye de mettre d’autres livres en ligne, sachant que si les gens lisent un petit peu et que cela leur plait, ils iront acheter le livre. Les chiffres augmentaient de plus en plus et un jour que je participais a une conference de technologie de pointe, je l’ai annonce au public.

Q- N’aviez vous pas craint de mettre votre Maison d’Edition contre vous?

R- Evidemment, j’avais peur. Mais c’etait trop tard. Lorsque je suis rentre chez moi, le premier coup de fil fut pour mon Editeur aux U.S.A. Elle m’a dit : ‘Nous avons un probleme.’

Q- Vous faites allusion a Jane Friedman qui etait a cette epoque la tres influente directrice d’Harper Collins?

R- Oui, Jane. Elle n’est pas commode. Elle m’a appele et je lui ai dit :’Jane que voulez-vous que je fasse? Elle a repondu :’Faisons-le officiellement, deliberement.’ Grace a elle, ma vie aux USA a change.

Q- A present, vous occupez le devant de la scene en ligne. Etes-vous un fanatique de Twitter?

R- Oui, je l’avoue, en public. Je Tweete le matin et le soir. Ecrire douze heures par jour, il arrive un moment ou vous etes fatigue. C’est mon moment de relaxation.

Q- C’est une approche inverse des autres ecrivains comme Jonathan Franzen, qui se ferment les yeux et ecrivent leurs livres en isolement.

R- Au commencement de l’ecriture, ils avaient l’habitude de voir les ecrivains comme des hommes et des femmes sages dans une Tour d’ivoire, rempli de connaissance et on ne pouvait pas les toucher. La Tour d’ivoire n’existe plus. Si un lecteur n’aime pas quelque chose, il vous le dira, Il ou elle n’est pas quelqu’un qui est isole.
Une fois que je me suis rendue compte de la perspective pour utiliser Twitter et Facebook et mon blog pour me rapprocher d’eux et partager mes pensees que je ne peux utiliser dans le livre. Aujourd’hui, j’ai 6,000,000 de personnes sur Facebook. J’ai verifie la page de Madonna l’autre jour et elle a moins de supporters que moi. C’est incroyable.

Q- Vous etes plus important que Madonna?

R- Non, non, non, je ne dis pas cela.

(The above text was edited. to read the original inteview in English, click here )

Un grand merci, Marie-Christine, pour traduire!

Sept 27 live online interview

UPDATE: If you could not participate in the interview, there is a podcast online.
1] Please click HERE
2] Register
3] You will be redirected to the podcast.
I would like to thank Brendon for the wonderful time we spent together today.

aleph
Please click in the image to register

The interview will be at 10:00 AM (USA Pacific Time), 1:00PM (USA Eastern Coast), 19:00 HR ( Paris Time Zone)

If you want to check at what time it will take place in your time zone: TIME ZONE CONVERTER

Le feu de l’amitié

IN ENGLISH HERE > The fire of friendship

un extrait du livre ALEPH

í€ Moscou, il y a une jeune femme qui m’attend í  l’extérieur de l’hí´tel, quand j’arrive avec mes éditeurs. Elle s’approche et me prend les mains.
« Je dois te parler. Je suis venue d’Ekaterinbourg spécialement pour cela. »

Je suis fatigué. Je me suis réveillé plus tí´t qu’í  mon habitude, j’ai dí» changer d’avion í  Paris parce qu’il n’y avait pas de vol direct. J’ai essayé de dormir pendant le trajet mais, chaque fois que j’arrivais í  sommeiller, j’entrais dans une sorte de ríªve í  répétition qui ne me plaisait pas du tout.
Mon éditeur explique que demain nous aurons un après-midi d’autographes et que dans trois jours nous serons í  Ekaterinbourg, premier arríªt dans le voyage en train. Je tends la main pour prendre congé et je remarque que celles de la jeune femme sont très froides.
« Pourquoi n’es-tu pas entrée dans l’hí´tel pour m’attendre ? »
« J’ai lu ton blog l’autre jour et j’ai compris que tu avais écrit pour moi. »

Elle sort un papier imprimé avec une partie de mon texte. Je le sais par cÅ“ur, míªme si je ne me rappelle pas qui m’a raconté cette histoire : un homme nommé Ali a besoin d’argent et demande í  son patron de l’aider. Le patron le met au défi : s’il passe une nuit entière en haut d’une montagne, il recevra une grosse récompense, mais s’il ne réussit pas, il devra travailler gratuitement.
Le texte continue ainsi :

« En sortant de la boutique, il constata qu’un vent glacé soufflait. Il prit peur et décida de demander í  Aydi, son meilleur ami, si ce n’était pas une folie de relever ce pari.
Aydi réfléchit un peu, puis répondit : “Je vais t’aider. Demain, quand tu seras en haut de la montagne, regarde au loin. Je serai sur la montagne voisine, je passerai toute la nuit avec un feu allumé pour toi. Regarde vers le feu, pense í  notre amitié, et cela te tiendra chaud. Tu vas réussir, et après je te demanderai quelque chose en échange.”
Ali réussit l’épreuve, prit l’argent et se rendit chez son ami : “Tu m’as dit que tu voulais íªtre payé.”
Aydi répondit : “Oui, mais pas en argent. Promets que si, í  un certain moment, un vent froid passe sur ma vie, tu allumeras pour moi le feu de l’amitié.” »

My transiberian journey (trailler)

The documentary was broadcasted by RAI (Italian TV)

I love you like a river

EN ESPANOL CLICAR AQUI >> Te amo como un rio

 

 
I see that Hilal is starting to feel uncomfortable.
‘I’m not interested in what our relationship was in a past life. We’re here in the present. In Novosibirsk, you made me forgive you and I did. Now I’m asking you a favour: tell me that you love me.’

I hold her hand.

‘You see this river?
” Well, in the living room in my apartment at home is a painting of a rose immersed in just such a river. Half of the painting was exposed to the effects of the water and the elements, so the edges are a bit rough, and yet I can still see part of that beautiful red rose against a gold background.

“I know the artist. In 2003, we went together to a forest in the Pyrenees and found a dried-up stream and we hid the painting under the stones on the stream bed.
‘The artist is my wife.

“When I met her, I was convinced that our relationship wouldn’t work out, and for the first two years, I was sure that one of us would leave.
” In the five years that followed, I continued to think that we had simply got used to one another and that as soon as we realised this, we would each go our separate ways.
” I thought that a more serious commitment would deprive me of my “liberty” and keep me from experiencing everything I wanted to experience.’

‘I understand and respect what you’re saying,’ Hilal says. ‘But in the restaurant, when you were talking about the past, you said something about love being stronger than the individual.’
‘Yes, but love is made up of choices.’

We are both gazing at the river.

‘Silence is also an answer,’ she says.
I put my arms around her, so that her head is resting on my shoulder.
‘I love you,’ I tell her.

‘I love you because all the loves in the world are like different rivers flowing into the same lake, where they meet and are transformed into a single love that becomes rain and blesses the earth.

‘I love you like a river that gives water to the thirsty and takes people where they want to go.

‘I love you like a river which understands that it must learn to flow differently over waterfalls and to rest in the shallows.

‘I love you because we are all born in the same place, at the same source, which keeps us provided with a constant supply of water. And so, when we feel weak, all we have to do is wait a little. The spring returns, the winter snows melt and fill us with new energy.

‘I receive your love and I give you mine.
“Not the love of a man for a woman, not the love of a father for a child, not the love of God for his creatures.
“But a love with no name and no explanation
‘Like a river that cannot explain why it follows a particular course, but simply flows onwards.

‘A love that asks for nothing and gives nothing in return; it is simply there. I will never be yours and you will never be mine; nevertheless, I can honestly say: I love you.’

Maybe it’s the afternoon, maybe it’s the light, but at that moment, the Universe seems finally to be in perfect harmony. We stay where we are, feeling not the slightest desire to go back to the hotel, where Yao will doubtless be waiting for me.
 
in ALEPH
International Edition
US & Canada Edition

Aleph: publication dates

ALEPH in Farsi for free download: CLICK HERE

The list is far from complete, but these are the confirmed dates so far. There are some languages (like German, Russian, Japanese, for example) where “The Valkyries” is being release this year, so ALEPH will be published in 2012

Disclaimer: it is not me who decides the publication dates!

Obrigado, thank you, gracias, merci

On the very first day it was published in Croatia, ALEPH went to #1 (see here), repeating the same feat as in Brasil, Portugal, Hungary, Serbia, Bulgaria, Turkey

August 8: ALEPH will be published in South America ( 12 countries), Central America ( 7 countries) and Mexico. Then, in 2 weeks time, in Holland.
Therefore, it will be impossible to continue to update you on the performance of the book.
But I would like to thank my readers for their strong support. The book is having this outstanding performance without me giving interviews. The only promotion so far is that of word-of-mouth, the best any author can have.

ESPANOL

En el primer dí­a de su publicación en Croacia, ALEPH fue directamente al #1 (véase aquí­) repitiendo la misma hazaña que en Brasil, Portugal, Hungrí­a, Serbia, Bulgaria, Turquí­a.
8 AGOSTO: ALEPH será publicado en Sur América (12 paí­ses), Centro América (7 paí­ses) y México. Y en dos semanas más, llegará a Holanda.
Por lo tanto, será imposible hacerle seguimiento al rendimiento del libro.
Pero me gustarí­a agradecer a mis lectores por su firme apoyo. Es gracias a ustedes que el libro está teniendo este éxito sin que yo haya dado entrevistas. La única promoción hasta ahora ha sido boca a boca, la mejor que un autor puede tener

HERE:
ALEPH PUBLICATION DATES
ALEPH (The video): WINNERS

1 MIN READING: tears are words that need to be written

EN FRANçAIS >> Les mots sont des larmes qui ont été écrites
EM PORTUGUES AQUI >>> As palavras sí£o lágrimas escritas
EN ESPANOL AQUI > Las palabras son lágrimas escritas
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(I am giving a conference in Tunis, Tunisia, in April 2006)

The conversation continues, time passes quickly and I need to wrap things up. For the last question, I choose, at random, out of the six hundred people there, a middle-aged man with a bushy moustache.
‘I don’t want to ask a question,’ he says. ‘I just want to say a name.’
The name he pronounces is that of Barbazan-Debat, a chapel in the middle of nowhere, thousands of kilometres from here, the same chapel where, one day, I placed a plaque in gratitude for a miracle and which I had visited, before setting out on this pilgrimage, in order to pray for Our Lady’s protection.
I don’t know how to respond. The following words were written by one of the other people on stage with me.

In the room, the Universe seemed suddenly to have stopped moving. So many things happened: I saw your tears and the tears of your dear wife, when that anonymous reader pronounced the name of that distant chapel.

You could no longer speak. Your smiling face grew serious. Your eyes filled with shy tears that trembled on your lashes, as if wishing to apologise for appearing there uninvited.

Even I had a lump in my throat, although I didn’t know why. I looked for my wife and daughter in the audience, because I always look to them whenever I feel myself to be on the brink of something unknown.
They were there, but they were sitting as silently as everyone else, their eyes fixed on you, trying to support you with their gaze, as if a gaze could ever support anyone.

Then I looked to Christina for help, trying to understand what was going on, how to bring to an end that seemingly interminable silence.
And I saw that she was silently crying too, as if you were both notes from the same symphony and as if your tears were touching, even though you were sitting far apart.

For several long seconds, nothing existed, there was no room, no audience, nothing. You and your wife had set off for a place where we could not follow; all that remained was the joy of living, expressed in silence and emotion.

Words are tears that have been written down. Tears are words that need to be shed. Without them, joy loses all its brilliance and sadness has no end. Thank you, then, for your tears.

I should have said to the young woman who asked the first question about signs that this was a sign, confirming that I was where I should be, in the right place, at the right time, even though I didn’t understand what had brought me there.

taken from ALEPH
ALEPH: READER’S COMMENTS (no censorshiph)

ALEPH in Farsi (free download)


CLICK ON THE COVER

pdf format
epub format (mobile, tablets)

As I don’t have a publishing house in Farsi, Dr. Hejazi translated the book.
He did it for free and I am posting it for free here
Please be welcome to share this link (or the copies) with your friends

HERE: ALEPH PUBLICATION DATES

ALEPH (the video): Winners

In May 2011, when I crossed 5.000.000 friends on Facebook, I had asked you all what we should do to celebrate.
One of the suggestions was to work together on a project. And then ALEPH, THE VIDEO CONTEST was born.
The idea was based on the title of my new book, currently published only in 6 countries ( #1 in all of them!), and scheduled to be published in the rest of the world in the coming months (here are the PUBLICATION DATES)

I had already selected the winner and the 2nd runner up, but I decided to post the 15 FINALISTS for you to see and share with me your impressions. We had over 1.000 comments, and I thank you all for your participation.

Below you find the winners.
Thank you again for your help

FIRST PLACE

SECOND PLACE

THIRD PLACE

FORTH PLACE

FIFTH PLACE

SIXTH PLACE


Note: as we are in vacations in Europe, the HP Pavillion will be shipped during the first week of September. Thank you Jean-Pierre Le Calvez for donating the computers.

ALEPH: finalists

In May 2011, when I crossed 5.000.000 friends on Facebook, I had asked you all what we should do to celebrate.
One of the suggestions was to work together on a project. And then ALEPH, THE VIDEO CONTEST was born.
The idea was based on the title of my new book, currently published only in 6 countries ( #1 in all of them!), and scheduled to be published in the rest of the world in the coming months (here are the PUBLICATION DATES)

I had expected to have around 20 to 50 submissions, but to my surprise, hundreds of videos were posted.
All of them were made with love, enthusiasm and creativity, dealing with a point that condenses space and time.

Below you will find 15 selected videos. I already know the winner and the 2nd runner up, but I am having trouble in selecting the other 4 winners, so I decided to post all of them here (including the ones that I selected, BUT that I am not telling you) for you to see and eventually help me. It is not a voting system (as this depends very much on how many friends a finalist has), but your opinion will be taken into consideration

Please leave your thoughts in Comments (at the end of the post)
Thank you to all who participated. You are great.

PLEASE CLICK IN THE THUMBNAIL
  
  
  
  
  

When you pass the mouse, you will notice that every video has a number (from 1 to 15). Please write your opinion using the number.
Thank you

Aleph (the contest) – Final call

We have now 10 days left! The deadline for presenting the video is July 1, 2011.
Read the rules here:
ALEPH, THE VIDEO CONTEST

Remember: you don’t need to buy or read the book – that it is published only in six countries so far (being # 1 in all of them! )
Important: ALEPH by Flavio Waiterman is not in the competition
but you can use as an example.

Below you find some interesting entries.
Looking forward to hearing from you
Paulo

ALEPH by Raif Kurt


ALEPH by M&M

ALEPH by Fiuna & Shauky