Selon le dictionnaire : substantif féminin, du latin ira. Colère ; haine ; indignation ; rage ; désir de vengeance.
Pour l’Église catholique : La colère non seulement porte atteinte aux autres, mais elle peut se retourner contre celui qui laisse la haine planter des semences dans son cœur, ce qui normalement le conduit au suicide. Nous devons comprendre que le châtiment et son exécution appartiennent à Dieu.
Dans le « Verba Seniorum » (La Parole des Anciens) : Deux sages, qui vivaient dans la même chapelle dans le désert du Sahara, conversaient un jour : « Nous allons nous quereller pour ne pas nous éloigner de l’être humain, ou bien nous finirons par ne plus comprendre les passions qui le torturent, dit l’un d’eux.
– Je ne sais pas commencer une querelle.
– Eh bien, faisons la chose suivante : je place cette brique ici entre nous, et tu me dis : “elle est à moi”. Moi, je répondrai : “non, cette brique m’appartient”. Alors, nous commencerons à discuter, et nous finirons par nous quereller. »
Ainsi firent-ils. L’un affirma que la brique était à lui. L’autre contesta, disant que non. « Ne perdons pas de temps avec ça, garde cette brique, reprit le premier. Ton idée pour la querelle n’était pas très bonne. Quand nous comprenons que nous avons une âme immortelle, il est impossible de nous disputer pour des objets. »
Dans une étude de laboratoire : Janice Williams a accompagné pendant six ans 13 000 hommes et femmes âgés de 45 à 64 ans, et s’appuyant sur leur comportement, elle a découvert que les personnes qui se mettaient en colère intensément et fréquemment avaient trois fois plus de risques de souffrir d’un infarctus que celles qui affrontaient l’adversité plus sereinement (Williams, 2000).
Cela se passe ainsi parce que, à chaque épisode de colère, l’organisme libère une charge supplémentaire d’adrénaline dans le sang. La concentration élevée d’adrénaline augmente le nombre de battements cardiaques et, simultanément, rend plus étroits les vaisseaux sanguins, élevant la pression artérielle. La répétition de ces épisodes peut engendrer des problèmes en général associés à l’infarctus ; l’altération du rythme cardiaque et une subite dilatation des plaques de graisse qui, éventuellement, se trouvent dans les artères. (Source : Ballone G.J.- Colère et Haine, émotions négatives)
Dans la musique populaire brésilienne : Mais tant qu’il y aura de la force dans mon cœur je ne veux rien d’autre/Seulement la vengeance ! Vengeance ! Vengeance ! implorer les saints/Tu dois rouler comme les pierres qui roulent sur la route/sans jamais avoir un petit coin à toi pour pouvoir te reposer. (Lupicínio Rodrigues)
Dans les mots de William Blake : J’étais en colère contre mon ami : je le lui ai dit, et la colère est passée. J’étais en colère contre mon ennemi : je ne lui en ai rien dit, et la colère a augmenté.
Dans la haine de l’étranger (xénophobie) : « Tous les pays occidentaux sont infiltrés par des musulmans. Certains d’entre eux sont même capables de nous parler aimablement, tandis qu’ils attendent le moment de nous assassiner. On dit que les événements du 11-Septembre 2001 se sont produits à cause d’un choc de civilisations. C’est un mensonge : pour un choc de civilisations, il faut qu’il y ait deux civilisations distinctes, et ce n’est pas le cas. Il n’existe qu’une civilisation : la nôtre. (Déclaration des dirigeants du Parti populaire danois – DPP – semant la haine et le nouveau fascisme, que l’Europe et le monde entier regardent monter sans prendre de mesures sérieuses)
Commentaire du Tao-tö king : Toutes les armes sont des instruments néfastes, elles ne sont absolument pas les instruments du prince sage. Celui-ci ne s’en sert que par nécessité. Il honore le repos et la tranquillité. Il ne se réjouit pas de la victoire par la force des armes.
L’homme qui la considère nécessaire prend plaisir à tuer d’autres hommes, et celui qui prend plaisir à ce massacre ne peut jamais diriger un empire.
Quand nous voulons affaiblir quelqu’un, nous devons d’abord le renforcer. Si nous avons l’intention de l’éliminer, nous devons d’abord l’exalter. Si nous projetons de le dépouiller, nous devons d’abord lui offrir des présents. Voilà ce qu’on appelle le discernement subtil.
Ainsi, les soumis et les faibles vaincront les durs et les forts.
(à suivre : la gourmandise)


Le rêve est l’oxygène de l’esprit, sans lui la source se tarit et apparaît la soif intense et si l’eau de l’espoir vient à manquer la fleur se fane et dépérit.
Le rêve est porteur des réalités de l’inconscience, il souffle tel une brise rafraîchissante sur le désert de nos vies et apporte à l’âme le réconfort.
Le rêve a pour compagnon l’utopie qui guide les pas de l’aveugle et transforme les impossibilités en miracle de la foi transportant les montagnes, puissance du croyant sur l’impie.
busard
Busard, je te souhaite de découvrir un jour que le rève a pour compagnon l’amour et non l’utopie, que le miracle se matérialise dans la vie et qu’expérimenter contruit bien plus que croire.
Pour exemple, je fais juste t’offrir un morceau de ma vie.
J’ai vécu jusqu’a l’age de 35 ans une relation qui m’enfermait dans les principes et la croyance de l’amour, jusqu’au constat d’un echec cuisant.
J’ai découvert alors ma ‘Sarepta’ à détruire avec son lot de souffrance pour parvenir à me transformer en l’homme que je suis aujourd’hui. Aussi loin que je me souvienne, je revais de l’Amour, d’une relation ou les deux s’épanouissent harmonieusement. Dans ma recherche, j’ai rencontré une femme, qui m’a offert ces mots je cite, ‘il y a deux façon de vivre une relation, sois tu t’adaptes à la femme que tu rencontres, soit tu appel celle qui te correspond’
J’ai continué mon chemin, celui de la transformation, et au bout reconnu cette femme unique qui me correspond, Ame complémentaire, sa trajectoire n’a pas été simple non plus, mais elle aussi, révait d’un homme et de l’Amour. Alors oui aujourd’hui, je peux le dire, un rêve n’est pas une utopie, il suffit de vivre, et ce message n’est il pas un peu celui de l’Alchimiste ? je me souviens, dans le désert d’un mot ‘Mektoub’, il résonne souvent en moi quand le ‘lacher prise’ n’est pas facile.
Je souhaiterai terminer ce petit mot, par une offrande à toi Paulo, hier j’ai découvert tes écrits qui m’ont aidés sur le chemin de la tranformation, en quelque sorte je les ai brandis comme une ‘épée de lumière’, aujourd’hui, tu es dans notre coeur et l’énergie de notre Amour te rejoint en bien des circonstances.
Laurent
La colère est-elle réellement un péché? Non! Pourquoi? La colère est une réaction face à une cause qui crée un déséquilibre. Une injustice. Prenons le cas d’un viol. Le violeur ressent un sentiment “froid”. La victime du viol ressentira de la colère toute sa vie (tant que son drame ne sera pas verbalisé en tout cas). La colère muette de la victime d’un viol peut-t-elle être considérée comme péché?
En occident, nous gaspillons notre richesse en chose futiles: des grosses voiture qui consomment beaucoup et polluent beaucoup, de belles robes, de beaux banquets, tandis que le reste du monde (pays du sud ou dit émergents) doivent se contenter de miettes que nous autres “les maîtres” daignons leur lâcher. Voyez les Phillipines et les conditions de travaille dues aux délocalisations (c’est à dire pour nous occidentaux puissions faire encore plus de profils) n’est-il pas certain que cette situation d’injustice va créé de la colère pour ses populations mise en esclavage?
La colère naît toujours d’une frustration. Ce qui est péché, c’est d’entretenir sciemment ce déséquilibre, cette colère à des fins de prise de Pouvoir. Diviser pour mieux régner.
Pour terminer avec ce post, il me semble que colère, haine et vengence sont trois états d’esprits différents. La haine née d’une colère non expliquée, non verbalisée? La haine née d’une colère non verbalisée. Celle-ci est “rentrée”, refoulée et de sentiment chaud qu’elle était devient pulsion froide et dont la cible de satisfaction est la vengeance. Ne dit-on pas que la vengeance est un plat qui se mange froid?
la colère,
après avoir été cassée,
je suis rentrée dans une colère, colère après les hommes qui abusent, colère après les femmes qui se taisent, colère après les mères qui ferment les yeux, colère après les potes qui ne comprennent pas, colère après mon petit ami qui lui-même se renferme dans sa propre douleur, colère colère colère…
Et puis je me suis retrouvée seule…Car la colère n’est que agression, et fait peur, elle vous éloigne donc de tout votre entourage.
alors je me suis posée, puis reposée, car la colère vous bouffe tant de l’intérieur que de l’extérieur.
Après ce repos, j’ai appris à ranger la colère de mes douleurs dans un fond de ma mémoire, par temps gris, elle veut rejaillir, mais je résiste car plus jamais je ne veux rentrer dans ce jeu auto-déstructeur.
évidemment je ne peux effacer cette douleur, elle à fait de moi ce qui je suis aujourd’hui, ni plus que les autres, mais surtout ni moins !
je peux enfin ne plus m’appitoyer sur mon sort, et enfin regarder, et surtout voire les autres pour leur apporter et surtout partager un peu de sérénité.
Ce n’est pas s’endormir, mais rester en éveil avec sérénité pour mieux affronter la vie.
Aujourd’hui je ne suis plus en colère, mais en révolte car ce que je vois me chagrine, j’ai comme une impression d’un éternel recommencement, l’être humain se martirise, s’autodétruit, mais quand s’arrêtera donc cette spirale ???
Ne soyons pas fatalistes, je veux croire qu’il peut y avoir du changement, que l’être humain peut et est capable d’un meilleur, il est bien capable du pire ! alors pourquoi pas du meilleur ?
En tout cas je veux y croire !!!
sereinement….
Si j’étais un péché capital, voire un péché originel, je serais sans hésitation la colère!
Je suis notamment d’accord avec l’introduction de Baudoin: elle est d’abord une réaction face à l’injustice, injustice à notre encontre ou à celle des autres.
Je reconnais par ailleurs que la colère use celui qui la porte avec le temps. Mais à défaut d’amour, elle reste un dernier ressort pour survivre et ne pas céder au désespoir. Ainsi, contrairement à la définition qu’en fait l’Eglise, je pense que ce qui peut conduire au suicide est avant tout le désespoir face à la vie.
“La colère est préférable au désespoir”.
De même, quand ma chère grand-mère m’a appris la maxime suivante: “la parole est d’argent, mais le silence est d’or”, je n’ai pas pu m’empêcher de réagir et penser le contraire, en voyant que les non-dits familiaux, qui ne sauvaient que les apparences, favorisaient par ailleurs les discordes et les rancoeurs.
Alors, bien sûr, depuis ces jeunes et chères années, j’ai eu l’occasion en tant que jeune adulte, de “payer” mes paroles lorsqu’elles servaient si bien l’indignation ou la franchise.
D’un point de vue social, “toute vérité n’est (certainement) pas bonne à dire”.
Dans un autre style, il y a des phrases bêtes et détenues par certains comme des arguments ultimes, qui ont le chic pour me faire sortir de mes gonds.
Par exemple, “Quand on veut, on peut!”: tout le monde n’a pas la chance de savoir ce qu’il veut. En ce qui me concerne, je sais plutôt ce que je ne veux pas, et il me faut du temps et de la réflexion pour faire mes choix de vie.
Ou encore, “Personne ne t’a forcé la main!” ou “Personne ne t’a mis le couteau sous la gorge!”: expressions utilisées par des collègues, hiérarchiques ou patrons qui ne veulent pas même réfléchir à vos remarques et qui vous montrent que la porte vers la sortie est grande ouverte. Dans ces cas-là, je ne les déçois pas en général: je claque la porte!
A l’image de la chanson brésilienne choisie par Paulo, tant que ma pierre roule, je me bats bon gré mal gré.
Ce que dit Imcat sur les non-dits familliaux est trés vrai. Ils engendrent des sources de colère immences. Ce genre de tabous destructeurs, tout le monde y a été confronté. A des degrés plus ou moins puissants certes mais qui entretienent une dynamiques de non-acceptation de la vie trans-générationnelle. Et il est vraiment trés dur de briser ces tabous familliaux. En général, c’est les liens familliaux qui explosent! Et cela passe par beaucoup de colère! Mais trés justement puisque toute cette colère était comprimée, refoulée, la soufrance était gommée. C’est un crime de dénie. Et cela fait beaucoup de dégat pour la trajectoire future d’un adulte qui aura été confronté à ce genre de situation de non-dit. Et ce qui est vrai pour la famille est vrai pour un clan, une tribue, une éthnie, un peuple, une nation, une civilisation. Ce ne sont pas les exemples qui manquent. Ceux qui servent de prétextes pour que deux peuples s’entre-tuent. Il est vrai que certaines cultures entretiennent sciemment la colère pour en faire un “code d’honneur”! Mais en ce cas, nous avons a faire à une attitude spychotique, j’allais dire banale! La colère est destructrice, cela je le sait. La colère est mauvaise conseillère certes, mais dans un premier temps, elle est symptomatique et en tant que tel, elle doit être acceptée et analysée pour être neutralisée ou même canalisée.Et dans ce dernier cas, elle redevient ce qu’elle a toujours été: de l’énergie et qui dés lors pourra être transmuttée et employée pour le Bien c’est à dire ce qui est constructif. Tel est mon point de vue et croyez moi, la colère je l’ai embrassée plus que de raison! Et pour cause…
JE VOUS AIME TOUS TRES FORT
MERCI A TOUS D’AVOIR CHOISIT LA PAIX ET L’Amour
la vérité éclatera tot ou tard face a ses profanes corompu jusqu’a la moelle!
respect a vous tous mes amis et que la paix vous accompagne!
je suis humble et j’aime l’humanité,certain me taxe d’illuminé mais je me fiche de leur pensée,je cotise pour le monde future;
que la paix vous accompagne tous!
farid
si je peux me permettre:ne douter jamais car tout est vrai et mr COELHO nous a traçé la route et montrer les bases
c un tres grand homme; l’espoir eclatera 1 jour!
farid est des votre!
La colère est se faire violence, un vrai poison comme le dit le Mr Coelho. C’est vrai que la colère isole l’être et le sépare du reste du monde. Je l’ai vécu bien tristement aussi. Elle nous limite. On se sent incompris et mal aimés quelquefois. La racine en est très profonde à l’intérieur, on la porte depuis des générations et des vies. C’est vrai que la colère est mieux que le désespoir, la colère me fait penser à l’élément feu et le désespoir à l’élément eau….
La maîtrise de soi est très importante afin de ne pas se blesser et ne pas blesser l’autre.
Bonjour,
Je trouve ce qu’a dit Baudouin sur la colère; qu’elle est plutôt symptomatique qu’une banale réaction destructrice très proche de ce que je que je ressens actuellement.Justement,pour moi, on ne peut la controler, pas parce qu’elle est imprévisible mais parce que tout simplement , elle a été longuement ruminée à l’intérieur de soi.
Moi ce qui me mets le plus en colère, c’est l’excés de mauvaise foi avec laquelle vivent les gens actuellement, ils se contredisent dans ce qu’ils font et ce qu’ils disent.
Ils s’impliquent aux yeux du monde dans la cause de l’orphelin , pendant qu’ils sont en train de piller les contribuables, ils pleurent en voyant un film d’amour, le lendemain , ils n’hésitent pas à tromper l’autre; ils chantent l’engagement professionnel, mais font dans l’ambition opportuniste; et ils se battent au nom d’une révolution pour se faire un nom.
Je hais ces hyènes qui se mutiplient de plus en plus, et qui ont de l’impudence à se présenter à nous comme des exemples de réussite, de savoir vivre à suivre .Je voudrai
que l’on invente une seule morale, celle de la bonne foi, du franc parler et franc faire.Mais, on a réussi, il me semble à vérouiller partout ces bons sentiments, on ne peut plus avoir confiance en personne, ni même en Dieu et en ses saints.Chez nous , on m’a appris que si la vie est injuste avec nous, c’est que Dieu est quelques part en train de nous éprouver, moi dans ces moments d’épreuve, je ne ressens que de la colère et de la haine, parce que les hyènes s’en sortent comme même, à force de prêcher le faux pour pécher le faible.Moi, dans ces moments , je me sens si éprouvée par ces moments d’humiliation, de faiblesse et de mensonges, que je désirerai que les raisins de la colère murissent, que ces bêtes soient débusquées et que justice soit faite.Mais, peut-être que le pouvoir du mal s’est renforcé et que le bien a changé de camp….Moi , je dis , il y a de quoi, pour chacun de nous , de piquer la grosse et énorme colère , il nous suffit seulement de la piquer en même temps …..
Cela va de soi que nous soyons tous en colère dans l’univers d’aujourd’hui, même les éléments naturels se sont déchainés, car , il parrait que les deux pôles se sont inversés; celui du nord et du sud, de l’est et de l’ouest,
et du mal et du bien .Cela sent le désordre , donc la grosse colère ; pour les gens qui’appliquent….
Salut vous tous,
la colère… qui de nous ne l’a pas déjà expérimenté?
mais vous avez déjà analysé quand elle se manifeste chez vous?
chez moi, c’était quand je me sentais impuissante de pouvoir changer les choses que je voudrais tant voir changer par coup de baguette magique…
se sentir incapable d’éradiquer tout ce mal que soi-même on est limité de ne pointer que par son doigt…
la plus grande colère de ma vie, et en même temps la plus grande sensation d’impuissance de ma vie, c’était arrivé juste au seuil de l’an 2000… le 31/12/1999… ma soeur qui habite à 200 km de moi me téléphone, et c’est mon fils qui décroche… je n’oublierai jamais les mots de mon fiston : “maman, c’est tante qui est au téléphone, elle te demande, mais rien qu’à entendre sa voix, il me semble que quelque chose de terrible a du arriver” (mon fils avait 11 ans à l’époque)
ben oui, ce n’était pas ma soeur au téléphone, mais une femme qu’on avait saccagé, qu’on avait voulu tuer alors qu’elle revenait du boulot, ses pensées déjà dans les préparatifs pour le réveillon de cette nouvelle année assez spéciale… on l’attrape par les cheveux, la bat, elle tombe par terre, on lui donne des coups de pieds…. heureusement, une dame à l’autre bout du parking dit a son mari: “attend, fais marche arrière, là-bas, il y a quelque chose de louche…”
Ainsi l’aggresseur de ma soeur prend la fuite avant d’avoir terminé sa tâche…
au plus vite, on s’est mis dans la voiture pour aller la voir, et sincèrement, si je n’avais pas su si c’était ma soeur, je ne l’aurais pas reconnue…
Colère, impuissance, et aussi la prise de conscience qu’elle aura du mal à surmonter ce vécu là…
Pas besoin de vous dire qu’on n’a jamais retrouvé l’aggresseur… colère, impuissance, impossible de pouvoir changer quoi que ce soit…
et mes pensées tournaient et tournaient, jusqu’à ce jour, je n’ai jamais osé raconter à ma soeur à quoi je pensais dans ce temps-là…
lui pardonner, à cet homme… ne pas le pointer du doigt, ne pas lui lancer ma colère en pleine figure, car pour faire ce qu’il avait fait, il ne devait connaître que colère… à quoi bon vouloir le punir avec ce qu’il connaissait déjà? il m’aurait rigolé au nez, ce qui n’aurait fait qu’augmenter ma propre colère…
Sincèrement, je ne sais pas vers quoi ce serait tourné ma colère, si vraiment ce gars avait terminé sa tâche (car selon les rapports de la police, sans l’intervention de cette dame qui avait demandé à son mari de faire demi-tour, le tout était predistiné au meurtre…)la haine, le mépris, même pas contre ma soeur, mais juste la haine, le mépris, et peut-être aussi le désespoir…
Depuis ce jour, dès qu’il y a colère en moi, tout d’abord, j’analyse chez moi… pourquoi la colère?
est-ce qu’elle s’atténue quand je pointe les autres du doigt? non, elle ne s’atténue pas…
est-ce qu’elle se calme quand j’essaye d’abord de faire la paix en moi? oui, elle se calme, après de longs et personnels combats qui ne concernent que moi… le sentiment d’impuissance s’en va et la colère devient prière…
prière que j’ai failli oublier, mais qui a ressurgi il y a deux jours de façon assez spéciale… (nonon, le hasard n’existe pas):
“Mon Dieu donne-moi la Sérénité d’accepter toutes les choses que je ne peux changer.
Donne-moi le Courage de changer les choses que je peux,
et la Sagesse d’en connaître la différence.”
Depuis l’histoire de ma soeur, il y a bien d’autres incidents qui sont venus se rajouter à mon petit vécu à moi pour qu’aujourd’hui, du mieux que je peux, je ne pointe plus du doigt les autres, quand moi je suis en colère, je ne cherche plus la faute chez les autres, car derrière chaque coup de colère, selon mes expériences à moi, se trouve une fameuse leçon que je dois apprendre, rien que moi…
Chuis peut-être bizarre, je n’en sais rien, mais si déjà en soi on ne fait la différence, où commence-t-on à la faire?
Voilà, ainsi je laisse partir l’histoire de ma soeur, laquelle a fêtée ses 50 ans il y a quelques semaines… tout sourire, fidèle à elle-même… ma grande soeur quoi…
De temps en temps, on évoque encore ce fameux jour de l’an 2000, car même si le temps guérri les blessures, le souvenir des blessures sera toujours là… faut juste faire attention de ne pas retomber dans le piège de ses propres colères…
A la prochaine,
Gwen
Ce que tu dis Gwen est trés riche. Cette colère à la suite d’une agression ne peut se transformer que si, et seulement si, elle est verbalisée (dans tous les sens du termes). En dehors de cette reconnaissance des racines de la colère, point de paix. La colère est un feu. Et comme tout feu, il peut nous brûler ou devenir énergie de vie c’est à dire transmuté. Se reconnaître soi-même est un travail de longue haleine, que dire du travail de reconnaissance de la douleur de l’autre(dans le cas d’un agresseur)? Pour ma part, je n’ai toujours pas réussi à pardonné à mes bourreaux (sexuel) car de leur part jamais aucune acceptation de leur “crime”. Au mieux j’ai cicatrisé mes plaies et reconstruit ma vie selon ma propre énergie. Pour qu’il y ai pardon, il faut qu’il y ai demande de pardon. Je ne suis pas un saint. J’essaie d’être un être humain juste. Et pour moi, reconnaître ma colère est aussi un acte juste. Et en finale, c’est ce qui m’a permis de sortir du cycle de la haine.
Mais jamais, jamais, la colère ne serait être un “péché”. Par contre c’est son non-control qui peut nous entraîner dans l’irréparable.
Cher Baudouin,
tu évoques une partie de la colère à laquelle je n’ai jamais trouvé une réponse tout à fait satisfaisante: le pardon…
pour l’instant je suis dans une phase d’apprentissage de la “non-attente”…
attendre quoi que ce soit des autres, est-ce que cela ne revient-il pas d’attendre des autres qu’ils arrangent les choses à ma place? et si ça ne marche pas comme je l’attends, je suis déçue, triste, peut-être même en colère…
attendre la demande de pardon… ou alors, arriver à pardonner tout simplement en soi-même, sans même attendre quoi que ce soit…
si tu savais le nombre de discussions que j’ai eue à ce sujet là… tête de mule que je suis, je n’étais jamais d’accord avec les formules bien faites qu’on voulait me faire avaler…
car en théorie on devrait être tellement rempli d’amour pour pouvoir pardonner tout à n’importe qui…
Je me souviens qu’un jour j’ai tout cruellement répondu : allez raconter ça aux parents de julie et de melissa, vous verrez ce qu’ils vous répondront…
Mais, en fin de compte, l’attente de la demande du pardon, n’est-ce pas vouloir devenir soi-même bourreau?
Vouloir avoir son agresseur à sa merci, pouvoir décider, si oui, ou non, on lui donne l’absolution?
Pouvoir le pointer du doigt sans qu’il ne puisse bouger, sans qu’il cherche encore d’excuses?
En ce moment même me vient à l’esprit ce terrible procès qui a eu lieu en Belgique, au moment même que le bourreau dit à sa victime : “je vous présente mes excuses les plus plates… ”
Et la jeune Sabine qui lui lance : “tu peux te les foutre ou je pense, tes excuses…” (je pense que personne n’aurait réagi différemment qu’elle)
Mais alors, aucune excuse venue de l’extérieur ne sera jamais adéquate pour effacer les blessures endurées… en fin de compte, ce sera toujours notre propre volonté et notre propre choix de vie qui fera la différence…
Par le Don de sa propre volonté et de sa propre foie, arriver à surmonter ce que personne d’autre ne peut surmonter à sa place… à ce moment-là on n’a même plus besoin d’entendre le méa-culpa de son adversaire, on le laisse vivre, on accepte la voie qu’il a choisi, et pour finir, on peut même arriver à lui souhaiter rien que le meilleur… (mais ce n’est pas facile à réaliser, ça, pas du tout, puisqu’on sait quel mal il pourra encore faire, étant donné qu’on l’a vécu soi-même…)
Oui, tu as raison, la colère n’est pas un péché, mais une importante balise qui nous indique à quel moment nous sommes nous-même tiraillés entre la haine et le pardon…
Si nous perdons le contrôle, si l’équilibre n’est plus là, ben oui,nous serons les premiers à vouloir demander pardon d’avoir agi sous l’impulsion du moment…
Bon, fini mes réflexions, le sommeil est en attente que je l’honnore
A la prochaine
Gwen
Je me rends compte, en vous (re-)lisant tous, que la plupart d’entre vous ont vécu un traumatisme ou une agression qui vous ont amené aux bords de la colère, dans son versant le plus noir, celui qui conduit à la haine ou au désir de vengeance.
J’estime pour ma part (à tort?) n’avoir subi que des injustices “mineures”: si je ne pardonne ni le coup de poing d’un inconnu qui croyait prouver son existence, ni l’irresponsabilité d’un père envers ses enfants, je n’ai pas vraiment été blessé physiquement ou moralement, de façon directe et importante.
Si je l’avais été, je n’aurais certainement pas eu “la sagesse d’accepter les choses que je ne peux pas changer”, comme le suggère la prière de Gwen. J’aurais sans nul doute franchi la barrière, sans même me demander si je pouvais assouvir ma soif de vengeance et éviter de tomber irrémédiablement dans le désespoir.
La colère, par ailleurs, m’a fait fomenter plus d’une rébellion, voire imaginer plus d’un meurtre… Et tout ça pour des injustices qui ne m’empêchent pas de poursuivre ma route?
Je suis encore bien loin de la sérénité, j’en resterai probablement éloigné toute ma vie. Cependant, à l’image de Victoria, Baudoin ou Gwen, on peut sûrement ruminer sa rage ou sa haine et essayer de la traiter soi-même, faire quelque chose de cette mauvaise énergie, la transformer: imaginer pour exorciser, écrire pour témoigner, se reconstruire pour exister.
C’est un choix à faire. On n’a pas tous la force ou le courage nécessaire pour faire le bon choix, surtout sur le moment; par contre on peut toujours s’accorder du temps pour y réfléchir, quitte à revenir sur un mauvais choix.
[quote post="20"]Mais, en fin de compte, l’attente de la demande du pardon, n’est-ce pas vouloir devenir soi-même bourreau?
Vouloir avoir son agresseur à sa merci, pouvoir décider, si oui, ou non, on lui donne l’absolution?
Pouvoir le pointer du doigt sans qu’il ne puisse bouger, sans qu’il cherche encore d’excuses?
En ce moment même me vient à l’esprit ce terrible procès qui a eu lieu en Belgique, au moment même que le bourreau dit à sa victime : “je vous présente mes excuses les plus plates… ”
Et la jeune Sabine qui lui lance : “tu peux te les foutre ou je pense, tes excuses…” (je pense que personne n’aurait réagi différemment qu’elle)[/quote]
Je ne suis pas sur qu’il en soit ainsi. Il est vrai que le “désir” d’avoir son agresseur à sa merci est une tentation trés forte, mais est-ce vraiment ce qui ce passe? Dans les cas qui nous préocupent (à travers cet échange) le fait de vouloir “tenir” l’agresseur à sa “merci” n’est qu’un phantasme. De libération! Car dans la réalité, la victime est paralysée et ne pointe son agresseur que dans sa tête. La colère est dés lors cadenassée à l’intèrieur. Tu donne l’exemple de ce procés en Belgique. L’agresseur dit: “Je vous présente mes excuses les plus plates” et la jeune Sabine de répondre comme elle l’a fait! Mais pourquoi une telle réaction? La phrase de cet agresseur met en lumière une dynamique par trop courante chez les pédo-criminel (puisque pour l’heure, c’est bien de cela dont il sagit). Malgrés qu’il “présente” ses excuses “les plus plates” il fait acte de dénie car justement la victime ne peut pas attendre de simples excuses comme s’il sagissait d’un acte somme toute pas trés grave mais bel et bien une véritable demande de pardon. Ce n’est pas du tout la même chose. En disant “mes excuse les plus plates” ll’agresseur exprime son dédain pour la souffrance profonde, plaie béante qui peut être ne se refermera jamais chez sa victime. Ces mots sont terribles car pour l’agresseur, il sagit que de vulgaire platitudes. La vie en quelque sorte. Je sais que mes mots à première vue, sont durs, mais je sais trop bien cette réalité. Il est vrai qu’aujourd’hui, la haine qui brulait en moi pour MES agresseurs a disparue, mais à quel prix! Et j’ai de la chance même de m’en être sorti même si j’en garde une sensibilité à fleur de peau. Mais aujourd’hui, cette ultra sensibilité je la transmue dans mon travail d’artiste (peinture et musique) et c’est l’art-thérapie qui m’a aidé à ne pas me suicider. Mais face à de tel massacre de l’âme, combien est lourd le tribu à payer pour la victime avant qu’elle puisse se dire un jour sans hésitation: “je suis”. Et ce que je dit pour les crimes sexuels est vrai pour toutes violences causées envers la personne humaine. Et toute cette violence crée l’injustice dés lors où le crime n’est pas reconnu ce qui crée la colère qui elle même crée la haine qui elle-même crée la vengencequi elle-même crée…un cycle infernal! Apprenons à nos enfants le respect du corp, le l’esprit et de l’âme afin d’accoucher un jour d’une humanité libérée de ses peurs.
Amen.
à l’instant, je viens de découvrir quelque chose qui m’interpelle incroyablement… cette “chose” se trouve sur ce même blog, mais en version anglaise…
“la sorcière de portobello”… rien à voir avec la colère dont nous débattons ici-même… veuillez m’excuser ce petit changement de sujet, mais malheureusement, je ne peux écrire aussi aisément en anglais qu’en français, alors je mets ce petit commentaire ici-même…
cet extrait, qui m’arrive comme une réponse à une question que je me posais, juste là, avant d’aller dormir, alors que quelque chose me retenait encore à faire un petit tour sur ce site sans savoir ce que je pourrais bien y faire, cet extrait est la preuve même qu’il y a bien plus entre ciel et terre que ce que nous voulons bien admettre et nous imaginer…
ben non, le hasard n’existe pas
douce nuit à vous tous, ou encore bonne journée, et gardez vos coeurs ouverts, car tout n’est ni blanc, ni noir, le tout est d’arriver à accepter toute les gammes des couleurs qui se présentent à nous… il y en a quelques unes là-dedans qui ne nous semblent pas de ce monde, mais elles existent tout de même…
en fait, chaque chose que nous expérimentons, que ce soit la colère, l’amour, l’espoir, la surprise, etc etc… n’est qu’un tout petit pixel dans une image que nous ne pourrons jamais saisir tant que nous nous laissons emporter par l’un ou l’autre de ces pixels isolés…
bon, oublions tout ça pour le moment et allons dormir…
à bientôt
Gwen
Cher Baudouin,
Je ne trouve pas que tes mots soient durs, mais du contraire très réalistes…
Et en fait, c’était bien là mon questionnement qui ne voulait pas trouver une réponse satisfaisante: est-ce que des excuses suite au pire des crimes réduira les peines de la victime?
Je ne pense pas, car tôt ou tard, elle se retrouvera tout de même seule, face à elle-même, seule face à tous les sentiments inimaginables qui rejaillissent, ces blessures si difficile à faire cicatriser…
Sincèrement, j’admire ton courage d’en parler si ouvertement et je pense saisir une bonne partie du travail que t’as du faire seul, face à tes propres démons (souffrance, haine, colère, désespoir… et j’en oublie certainement un bon nombre)
[quote]Apprenons à nos enfants le respect du corp, de l’esprit et de l’âme afin d’accoucher un jour d’une humanité libérée de ses peurs.[/quote]
Oh oui, tu as raison.. elle est très belle, cette phrase… on sent bien à quel point elle sort droit de ton coeur
Voilà, ce sera tout pour aujourd’hui
A bientôt
Gwen