J’ai appris par ma nièce que mon nouveau livre, « La Sorcière de Portobello », avant même d’être imprimé, circulait déjà sur Internet dans sa version intégrale. J’en ai été intrigué : comment cela avait-il pu arriver ?
J’ai fait le pas suivant, qui consistait évidemment à chercher sur tous les moteurs de recherche où pourrait se trouver le manuscrit. Résultat : nulle part. Pourtant, ma nièce m’avait montré l’original. J’ai imaginé qu’il avait été envoyé par l’une des cinq personnes à qui j’ai l’habitude de montrer le texte avant qu’il ne soit publié. Mais cela aurait signifié soupçonner des gens que j’adore ; en outre, je leur envoie mes manuscrits inédits depuis des années et il n’y a jamais eu, si je puis dire, de « fuite » vers le grand public. La fuite ne pouvait pas venir non plus des éditeurs, puisqu’ils n’ont aucun intérêt à diffuser gratuitement quelque chose qui est leur source de revenus.
J’ai décidé de laisser l’affaire de côté, après tout, Internet est vraiment un moyen de démocratisation de la culture. Mais j’ai insisté auprès de ma nièce de 24 ans pour savoir où elle avait obtenu le manuscrit. Après beaucoup de résistance, elle m’a montré un univers que, moi qui navigue sur le Web depuis dix ans, j’ignorais totalement, et qu’il est absolument impossible de contrôler (ainsi que je l’expliquerai à la fin – même si je crois qu’une grande partie des personnes qui lisent cette infolettre savent déjà de quoi je parle).
Et puisqu’il n’avançait à rien de lutter contre l’impossible, j’ai voulu connaître cette gigantesque toile. C’est-à-dire que pendant quatre heures, je suis devenu un « pirate » de moi-même. Ma nièce répète qu’il n’y a rien de mal, que c’est ça la culture de l’Internet, que c’est ça qui transforme le monde, et non les manifestations contre la globalisation dans les forums mondiaux.
Qu’est-ce que la culture de l’Internet ? D’après elle, vous avez des droits fondamentaux à l’information et au plaisir. Si vous avez de l’argent pour acheter un livre, achetez-le – il est beaucoup plus agréable de lire sous la forme imprimée. Si vous n’en avez pas, vos droits sont les mêmes – et il faut trouver un moyen de les exercer.
Comment ? Il existe sur la Toile une zone bizarre, appelée en anglais « Peer2Peer ». J’ai cherché une traduction (dans un dictionnaire gratuit sur Internet), et cela signifie plus ou moins « d’ami à ami ».
Comment cela a-t-il commencé ? Ma nièce a la réponse sur le bout de la langue. Au début, c’était l’envie de discuter avec les autres. Ensuite, est venu le besoin de discuter avec plusieurs personnes en même temps. Mais discuter ne suffit pas – il faut montrer la musique, partager le livre ou le film que l’on aime. Quand il n’y avait aucune loi à ce sujet, ces informations étaient échangées librement. Enfin, quand l’industrie du divertissement s’en est rendu compte et que la répression a commencé, les jeunes sur Internet ont toujours réussi à garder une étape d’avance, et la chose continue.
Le concept aussi a changé : avant, il s’agissait de partager avec les amis quelque chose que l’on admirait. Maintenant, mettre à la disposition de ceux qui la veulent une chose dont on pense qu’elle doit être partagée.
Le mécanisme fonctionne plus ou moins ainsi : j’achète un livre, il me plaît. Je numérise ses pages, et je le mets dans mon ordinateur, en même temps que j’ouvre un tunnel pour que quelqu’un puisse venir jusque-là et le prendre. De mon côté, j’entre dans ce tunnel et je vais dans les ordinateurs des autres, et je prends aussi tout ce qui m’intéresse (normalement des chansons et des films). Petit à petit, ce matériel est stocké dans le monde entier et personne ne peut plus empêcher qu’il soit copié.
Ensuite ma nièce m’a montré que sur un seul des nombreux sites de « Peer2Peer », il y avait 325 de mes œuvres, dans diverses langues, dans des centaines ou des milliers d’ordinateurs. Je l’avoue, j’en ai été très honoré, cela prouve que les lecteurs sont vraiment la pièce fondamentale pour la divulgation d’un travail, même si cela ne se fait pas par des moyens conventionnels.
Évidemment, je ne vais apprendre à personne comment y arriver – cela implique une série de mécanismes légaux, et cela peut me compliquer la vie. Il ne sert à rien non plus de taper l’expression dans les moteurs de recherche : ils ne vous mettront pas sur la voie. Mais si vous avez chez vous quelqu’un qui a moins de 18 ans, il a très certainement déjà une collection de chansons qui sont venues de là. Demandez à votre fils, petit-fils ou neveu.
Mais je vous en prie, ne lui dites pas que je n’ai découvert cela que maintenant : il penserait que suis trop vieux et je perdrais un lecteur.

“simplicité” “complexité”
Pour mon avis, je crois au partage, je crois à la “liberté de la pensée”, chacun de nous crois en sois-même comme le dis Monsieur Coelho que j apprécie, la “compréhensivité” au minimum dans les deux sens crée le juste milieu…Cela reviens à dire “Peu on tout dire, tout montrer”…à t on le droit et le devoir de tout savoir? question que je me pose à l instant ou j écris ce message.
Je ne pense pas qu’il faille avoir peur de perdre un lecteur pour la seule raison que l’auteur est trop vieux.
S’il etait vieux et n’avait pas eu le temps de faire connaissance avec ce genre de philosophie du partage, alors peut-être ne serait-il pas intéressant à lire.
Sans vouloir lancer le débat sur le téléchargement gratuit, je préfère tenir un livre dans les mains plutôt qu’avoir un écran (ou même des grandes feuilles imprimées et agraphées) devant les yeux. Je n’ai pas beaucoup d’argent et n’achète pas souvent de CD “officiels”. Mais je dépense avec plaisir des sommes folles pour aller voir des concerts (et souvent le prix du billet équivaut à celui de l’album).
En termes d’argent, les éditeurs de toutes sortes doivent perdre beaucoup d’argent. Mais vu que la situation ne semble pas gérable, ils doivent apprendre à faire avec.
En résumé, ils doivent continuer à donner envie aux gens d’acheter leurs productions.
J’aime croire que le monde n’est en fait qu’une toile…
que chacun à accès à tout. Je suis heureuse de vivre à l’époque de l’information, bien que rien de dépasse le plaisir d’un bon livre, d’un feu de bois et d’un bon verre de vin, français de préférence… le plaisir de la connaissance et de la recherche ne devrait pas s’arrêter à une loi qui ne protège qu’une partie infime de la population… je suppose que le partage n’est qu’une question d’éthique… personnellement j’ai les moyens de m’offrir un livre de temps en temps, mais pour les autres, je suppose que le net c’est ce que l’on appelle l’évolution… et quelle évolution….
Tout d’abord je dois vous dire que Je me suis demandée pourquoi vous teniez à nous faire partager votre découverte du pear2pear et je n’ai pas compris ce qui vous avez interpellé dans votre découverte…
Personnellement, j’ai découvert dans votre lettre que ce que je faisais depuis longtemps (téléchargement) s’appelait ainsi. Par contre, je serai hypocrite de dire que je considère ce pear2pear comme un partage…et franchement je ne crois pas que le partage soit vraiment la motivation de ceux qui téléchargent et même le souci financier invoqué par certains me semblent être une fausse excuse.
Il est certain que je ne pourrai pas me permettre d’acheter tous les cd dont je détiens la musique en téléchargement. Mais pour autant, si demain, j’avais assez d’argent pour me les offrir, je suis certaine que je ne les achèterai pas…alors que je n’ai jamais hésité à m’acheter un de vos livres où d’un autre auteur que j’aime même quand mon budget ne me le permettait pas et que mon compte en banque était en rouge…
Alors je pense que justement, la différence réside dans l’envie…et que le téléchargement ressemble à une société de consommation virtuelle et que tel un supermarché, nous y allons pour consommer et bien souvent, nous sortons du supermarché avec dans notre caddie plus que nous avons vraiment besoin et surtout envi…A part, que dans la supermarché, on ne peut pas piller les rayons sans conséquences…on s’expose à un danger, à un risque visible et palpable…
Par contre sur le Net, les vigiles sont virtuels, invisibles et nous-mêmes ne sommes nous pas virtuels et invisibles, bien planqués derrière nos écrans….faisant du vol à l’étalage sans grand héroïsme, en étant des pirates sans bannière…
Une seule question ? Avons-nous vraiment besoin et envi de tout ce que nous téléchargeons ? Cette facilité offerte par ce monde virtuel n’est-elle pas un leurre, un piège de plus pour nous amener à obtenir des choses qui donnent envie d’autres choses parce que nous n’ avons pas lutté pour les avoir, pris des risques pour vivre nos désirs… Si demain, vous êtiez obligés pour vous nourrir de piller un supermarché, auriez vous le courage d’affronter la caissière, le vigile et le regard des autres sur votre vol ?
Il est facile de dire que nous avons tous droit au plaisir et que nous devons trouvé des moyens nouveaux pour les obtenir si les obtenir signifie que nous sommes planqués dans le maquis qu’est bien souvent Internet. Et Internet est non seulement un maquis pour ceux qui veulent téléchargés sans être pris mais aussi un maquis pour le sens de la communication qu’il est sensé représenté.
Contrairement à certains, je pense qu’Internet est détourné de son but originel pour de mauvaises intentions et comme toutes les belles inventions que l’homme a crée, l’intention du début était belle mais elle a été détournée à des fins personnelles et commerciales par certains qui ont compris le pouvoir qu’ils pouvaient tirer de cet outil et dans cet univers virtuel ,le danger s’insinue aussi de façon virtuel et virtualité devient un synonyme de facilité pour nous tous…
Et on ne peut pas parler d’évolution en ce qui concerne la communication carnous ne communiquons pas aussi sincèrement et aussi franchement dans la réalité que nous le faisons sur le Net…car quel est celui d’entre nous qui a déjà communiqué dans la réalité avec de parfaits inconnus avec la même spontanéïté, la même sincérité, la même franchise que sur le Net. Avons-nous le même sens de la communication quand ce n’est plus la lumière de l’écran de notre pc que nous avons en face de nous mais la lumière de deux yeux qui nous regardent. Savons nous à cet instant là oublier, le regard de l’autre, oublier tous nos préjugés sur l’autre et communiquer comme sur le Net.
Justement, ne nous servons pas d’Internet pour nous prendre pour de grands communiquants et partageurs en nous planquant derrière nos écrans mais servons nous plutôt d’internet pour relever le défi qu’il nous lance…en nous apprenant que quand on lève le voile des apparences et qu’il ne reste que nos cœurs pour nous voir, nous savons être nous-mêmes et parler au monde entier sans complexe…et le défi consiste à réussir à assumer cette virtualité de notre idéalisme dans la réalité de la vie où seul le rêve peut devenir réalité et être vraiment partagé…
Posez vous cette question, si demain vous êtiez obligés de communiquer tout ce que vous avez pu écrire sur le Net, auriez vous le courage d’affronter le regard des autres et plus la lumière de l’écran de votre Pc et assumeriez vous tous vos dires, vos sincérités, vos lâchetés, vos éclats, vos planques etc…
Moi oui, je pourrais car le paradoxe, c’est que je suis entrée un jour sur la toile avec la ferme intention consciente de m’y planquée aux yeux de l’univers entier et de fuir la réalité qui me blessait et j’en suis sortie par le miracle de l’amour en sachant enfin qui j’étais et en voulant le partager avec l’univers tout entier en allant vivre dans cette réalité que je fuyais qui s’appelle la vie,ce pour quoi j’étais fait.
Le net est devenue la plus grande bibliothèque du monde et je crois, paulo,que c’est votre auteur préféré Borges qui dans une de ses nouvelles disait que chacun d’entre nous était la bibliothèque du monde. Je me demande si demain, nous serons encore capable de transmettre et de partager notre bibliothèque personnelle avec nos amis où si cette dernière étant tellement encombré par des livres, de la musique et des savoirs que nous avons fait entrer en nous sans les désirer vraiment, sans lutter pour les obtenir, il nous deviendra impossible de reconnaître le vrai du faux et ce qui est vraiment nous et rien que nous dans ce capharnaüm de la consommation à outrance et de ce manque d’enthousiasme qui nous donne envi de posséder ce que nous ne désirons pas vraiment…
Si tu exprimes ce qui est en toi, ce que tu exprimes te sauvera. Si tu n’exprimes pas ce qui est en toi, ce que tu n’exprimes pas causera ta perte. ( Saint Thomas)
Bien à vous tous.
Bonjour à vous,
Patricia, concernant la communication sur le net, derrière notre PC, effectivement nous laissons parler notre coeur, notre esprit s’ouvre sans complexe et je reconnais que je ne pourrais certe pas le faire avec une aussi grande aisance avec mes voisins ou même certains de ma famille.
Cependant pour moi cette nouvelle façon de communiquer je la compare à de la télépathie car c’est comme des ondes que nous envoyons sur notre état d’esprit d’un bout à l’autre du monde,à qui veut bien réceptionner, c’est une communication sans a priori sur ce que l’on est et sur ce que l’on pense, que l’on soit de n’importe quel milieu social, couleur, culture etc…personnellement je trouve que ces échanges sont un grand espoir pour notre humanité.
Concernant le téléchargement, est-ce du piratage ou non, sur ce point je suis partagée.
IL est vrai que s’approprier le travail d’une personne sans la rémunérer cela porte un nom et c’est du vol.
Mais d’un autre coté la culture devrait être gratuite à toute personne pour que notre société puisse s’enrichir intellectuellement.
J’avoue que lorsque j’étais enfant, j’ai eu beaucoup de chance d’habiter près de la biblihotèque municipale, car chez moi il n’était pas question d’acheter un livre, s’était du luxe.
Donc je comprends le téléchargement, mais il est vrai que comme dit Patricia, on à peut-être tendance et même surement à prendre plus que ce que l’on à besoin.
Mais aujourd’hui ou tout va si vite, c’est grace à ce moyen de communication que beaucoup d’auteurs, d’artistes se font connaître, car il y à quelques années, il fallait beaucoup plus de temps pour qu’un livre ou un cd fasse le tour de la planète.
je pense que malgré ce coté négatif du téléchargement, il y a ce coté positif car tous ces échanges en téléchargment font office de médias, donc de la publicité pour les auteurs, les artistes…
(Il est vrai aussi que nous avons tendance à prendre plus que nous avons besoin, et comme tu dis Patricia, il n’y a qu’a regarder les étalages de marchandises dans nos Supermarchés, nous tuons plus de poulets, de boeufs, porcs etc… que nous en mangeons, nous récoltons plus de blé que nous en consommons, nos batteries de poules font des tonnes d’oeufs, que nous jetons ! nous sommes dans une société de surconsommations et de gachis, il n’y a rien qu’a regarder nos poubelles…)
Pour en revenir au téléchargement, je pense M.Paulo Coehlo, sincèrement vous n’avez pas d’inquiétude à avoir, car si jusqu’à présent vous vivez des ventes de vos livres, alors c’est que les lecteurs préfereront toujours avoir ce bon vieux bouquin à trainer sur sa table de chevet.
salutations à vous tous.
victoria.
Je suis ravi de lire la réaction de Mr. COEHLO cela confirme l’opinion que je me fais de la personne. Même si cette opinion n’a de valeur que pour moi-même. Cependant, je pense que les mots transcrits par l’auteur en véhiculant des sentiments, des pensées, une morale ou les trois à la foi, laissent entrevoir une partie de l’âme de l’écrivain (voir une grande partie quand l’auteur est sincère). Les mots de Mr. COEHLO font naître des tourbillons sentiments. C’est le genre de mots qui influent sur l’existence du lecteur et sur sa vision des choses matérielles et immatérielles de la vie, pour peu que le lecteur sache ouvrir son cœur aux mots.
Merci a tous pour semer l’espoir dans le cœur des gens, qui comme moi, vive dans une société qui se dit religieuse, mais qui en vérité s’éloigne chaque jour des principe même du bon sens.
Victoria,
Tu dis : « personnellement je trouve que ces échanges sont un grand espoir pour notre humanité ».
Je te répondrai que la beauté de nos échanges sur le Net aussi sincères, libres et sans a priori qu’ils soient ne porteront pas l’espoir plus loin que ce monde virtuel si nous nous contentons d’enlever tous nos masques seulement dans cet espace virtuel….car si nous ne franchissons jamais le pas de mettre à profit cet espoir sur les échanges dans notre vie, cet espoir ne deviendra jamais réalité, il restera éternellement virtuel et ne fera jamais évolué notre Univers pour faire que nos différences ne soient plus sources de conflits mais vraiment source d’amitiés, de partage et d’amour…. Le côté positif du net pour moi est bien dans la révélation qu’il est possible dès lors que nous ne nous arrêtons pas à la partie extérieure des autres d’être capables tous de nous voir, de nous parler, de nous estimer et de nous respecter dans toutes nos différences, sociales, raciales, religieuses, d’opinion etc.. Mais évidemment, ceci nous est facilité par l’anonymat non seulement de notre identité mais aussi de notre physique, notre façon de nous exprimer et la non visibilité de nous-mêmes par les autres nous permettent de franchir cette sentinelle qu’est souvent le regard des autres pour nous permettre de nous rencontrer vraiment…Alors c’est pour cela qu’il nous faut bien comprendre qu’il ne faut pas en rester là et que si nous voulons vraiment que cet univers avance avec l’espoir de cet échange qui nous manque tellement dans la réalité, il faudra bien un jour nous dévoiler à la vie comme nous le faisons ici en arrêtant d’avoir peur de nous-mêmes et des autres…Ne nous arrêtons pas à la facilité du virtuel mais attaquons nous vraiment à la difficulté du réel maintenant que nous savons qu’il est possible de partager notre part intérieur avec tous dans la plus parfaite harmonie…
Quand au piratage, je dirai pour mon cas personnel que c’est aussi par facilité que je télécharge et que c’est pour moi bien un vol…et que je serai bien incapable de commettre ce vol dans la réalité, ce qui veut bien dire que virtuel et facile font bon ménage et que là réside le danger, pour moi, de cette virtualité…Car la facilité tout comme la certitude est la pire ennemie de ceux qui croient au meilleur de l’homme et que tout est possible si on en a la volonté car la volonté est un chemin difficile ou il faut souvent se battre contre les vrais difficultés en ayant conscience que la réalité de cette humanité qu’on aime est malheureusement bien souvent désolante…et pour combattre, il faut entrer dans cette réalité sans peur de se tromper, sans complexe devant le regard des autres en affrontant la réalité avec la force qui est en nous….et pour que cette force nous sauve, il faut la laisser parler et franchir la sentinelle de notre réalité….qu’est le regard des autres.
Amicalement à tous
En réponse à Patricia,
effectivement, nous sommes derrières nos écrans comme sous un masque, mais franchement, ne penses tu pas qu’il vaut mieux échanger comme ça que plutôt de rester dans son coin à se poser qu’à soi même des questions ?
Ne trouves tu pas enrichissants les échanges sur le net ? pour moi ce n’est pas du virtuel, ce sont de vrais échanges en toute liberté d’état d’esprit et débarrasser de tout support physique.
Je pense que si il y a autant de gens qui utilisent le net, c’est qu’ils ont besoin de discuter sans apriori. Et je crois sincèrement que ce n’est pas se renfermer ou se cacher de la vie, car je pense que cela peut faire l’apprentissage d’échanges entre personnes.
Personnellement depuis que j’échange sur le net, cela m’a apporter d’une certaine façon, une confiance en moi, je vais maintenant beaucoup plus facilement vers les autres.
tu sais ça me fait penser que lorsque quelqu’un est toujours le nez dans ces livres, alors on le regarde un peu comme un zombi, on dit, il ne vit pas vraiment, il ne communique qu’avec ces livres, il se renferme et ne parle à personne…
alors lequel des deux est plus dans un monde virtuel ? celui qui lit à longueur de temps, ou celui qui va et vient sur le net et qui communique avec ses pairs ?
je crois sincèrement, et peut-être suis-je ridicule de le croire, mais je pense que toutes ses connexions, tous ses échanges, ne peuvent être que bénéfiques, même si on ne sait pas qui est en face de nous, le fait d’échanger sur ses idées, ses sentiments, sa façon de voire, je crois que ce ne peut-être qu’un bienfait pour nous tous.C’est un pas en avant.
c’est vrai , patricia, je ne sais pas qui tu es, je ne sais pas comment tu es, mais franchement cela m’est égal, car c’est toujours avec un grand plaisir que j’aime lire tes pensées, car depuis toutes ses semaines, sur tous ce que tu as écris, j’ai eu des réactions, négatives comme positives sur ta façon de voire les choses,et je l’avoue que sur certains sujets, tes réactions m’on rendu perplexes et pour d’autres tu m’as convaincu, c’est donc que les échanges mêmes dits “virtuels” sont positifs.
la preuve, c’est que je sais que je ne m’exprime pas aussi bien que toi, mais ce qui est important c’est que malgré cela tu me réponds, et si ça c’est du virtuel, alors tant pis pour moi !
et ceci s’adresse à tous ceux qui laissent leurs pensées sur ce blog, car il n’y a rien de plus enrichissant que d’avoir des avis différents.
merci à Paulo.
Victoria
Désolé d’être hors contexte, je viens pour un avis de recherche : Aart hilal si tu passes par içi, tu ne m’a pas laissé d’adresse …mais maintenant tu connais la mienne !
Sinon joyeuse vie à tout le monde !
[quote comment="229"]Désolé d’être hors contexte, je viens pour un avis de recherche : Aart hilal si tu passes par içi, tu ne m’a pas laissé d’adresse …mais maintenant tu connais la mienne !
Sinon joyeuse vie à tout le monde ![/quote]
Hello Lu!
c’est super de te retrouver dans le blog de Paulo!
Comme tu peux voir la communauté ne cesse de croire et je laisse ceci pour tous!
“Le bonheur est quelque chose qui se multiplie quand il se divise.”
(Sur le bord de la rivière Piedra je me suis assise et j’ai pleuré)
Bonne soirée
aart
Victoria,
Mon souci à moi, c’est que je suis souvent amenée à devoir communiquer pour aider les autres, ceux qu’on ne prend pas le temps d’écouter, de voir, même de recevoir, ceux à qui on propose des solutions toutes faites et identiques oubliant la plupart du temps que si les problèmes sont souvent les mêmes pour beaucoup, l’être humain étant unique, il faut apporter une solution personnalisée à chacun et pour cela, il faut avoir un grand pouvoir d’écoute, faire fi de tous les préjugés, prendre son temps et regarder avec son cœur et aider plutôt que d’assister….
Mais voilà, quelque soient les personnes que je rencontre pour cela, des fonctionnaire dans des administrations, des élus, des avocats, des assistantes sociales etc…je me rends compte que tout ce qui devrait normalement servir à une meilleure communication entre les humains devient soit une affaire commerciale, soit un affaire de préjugés, soit une affaire d’égoïsme, soit une affaire d’indifférence, soit une affaire de pouvoir, soit une affaire d’incompétence….et tous ces gens que je rencontre dans leur bureaux ont Internet et je suis sûre qu’eux aussi ont des échanges où ils s’enrichissent….et c’est très bien à part que s’enrichir dans la réalité en ayant la même écoute, le même regard, la même attention qu’ils ont sur le Net pour les autres serait un grand pas en avant et ne se réduirait pas à de simples paroles mais bien à des actes dont beaucoup de gens ont bien besoin.
Et ces gens que j’aide n’ont pas le Net et ils auraient bien besoin qu’on communique avec eux de la même manière qu’on le fait sur le Net, ce serait le premier pas vers leurs guérison car rien n’est pire pour un humain que d’avoir le sentiment de n’être pas digne d’intérêt, d’écoute et d’être considéré comme un problème comme tant d’autres…c’est la meilleure façon de les faire renoncer toute de suite à s’en sortir…
Alors Victoria, moi aussi j’apprécie tous les échanges que j’ai sur le Net et ils me font du bien…et j’apprends aussi beaucoup des pensées des autres pour m’aider à grandir encore et encore mais rien ne me fait plus avancer que de mettre au service de ceux qu’on n’écoute pas mon vrai sens de la communication qui n’a rien à voir avec le fait que je m’exprime mieux ou bien, j’ai seulement le don de savoir traduire les choses que beaucoup n’arrivent pas à exprimer par des mots et je ne le dois pas à des études, je n’ai même pas le Bac et je suis ouvrière de métier et une simple mère de famille à la maison…j’y arrive parce ce que dans la réalité comme dans la virtualité, j’aime profondemment les humains et que je lis à travers les lignes de leurs mots et de leur comportements en luttant contre mes « a priori » ,mes préjugés et quand j’y arrive, c’est mon âme qui les voit et mon instinct fait le reste pour me guider…
Je comprends très bien ce que tu veux dire victoria et je le respecte mais il est vrai que je suis de plus en plus méfiante de tous ces moyens dit de communication car pour moi l’excès est l’ennemi de l’être humain et trop de communication virtuelle tue la communication….
Ce qui ne m’empêchera pas de continuer à dialoguer avec toi et d’autres dont j’apprécie beaucoup les interventions et si nos échanges peuvent servir à passer des messages même à une seule personne qui demain recevrait dans son bureau un être humain qui a besoin d’aide, qu’elle sache que la première aide qu’on peut apporter et qui représente le minimum vitale est une vraie écoute personnalisé en oubliant jamais que si les poblèmes sont commun à tous l’être humain lui est unique…
Merci à toi aussi de me répondre victoria, A Bientôt pour d’autres échanges amicales.
Bien à vous tous
Suite à cet article, j’ai publié le billet suivant sur mon blog consacré à l’industrie musicale ( http://showbusiness.over-blog.com/) car je trouve que votre nièce a très bien résumé cette probématique:
“Internet et droit au plaisir
Paulho Coelho publie sur son blog le récit de sa découverte : sa nièce a obtenu la copie d’un de ses manuscrits sur Internet. Comme il n’a jamais rien publié de tel, il fait une enquête.
Sa nièce lui explique ce qu’est la culture de l’Internet. « D’après elle, vous avez des droits fondamentaux à l’information et au plaisir. Si vous avez de l’argent pour acheter un livre, achetez-le – il est beaucoup plus agréable de lire sous la forme imprimée. Si vous n’en avez pas, vos droits sont les mêmes – et il faut trouver un moyen de les exercer. »
Si, juridiquement, cet argument ne convaincrait aujourd’hui aucun juge, il me semble très intéressant.
Ce « contre-droit au plaisir », émanant d’un nombre de plus en plus grand d’internautes, constitue en effet une vague de fond née dans les années 60 et dont on ne mesure certainement pas toute l’ampleur.
Car si la nièce de P. Coelho croit qu’un tel droit existe, c’est qu’elle l’a vu partout. Les entreprises commerciales de tous bords ne nous ont-elles pas bassiné les oreilles avec « le droit d’être belle », « le droit de se détendre » , le « parce que je le vaux bien » qui ne cachaient bien sûr que l’obligation d’acheter ?
Ce « droit » étant ainsi consacré dans l’inconscient collectif occidental, la société de consommation peut-elle légitimement se plaindre qu’on l’exerce ?
D’autre part, comment peut-on, au fond, tolérer que le monde du divertissement et de la culture ne soit réservé qu’aux riches ? Qui, plus qu’un malheureux, a besoin de se distraire ? Qui, plus qu’un pauvre, a besoin de connaissances ?
Soit l’ « entertainment » ne vaut rien, alors qu’on le donne; soit il possède une grande valeur, et alors qu’on le partage: « Ma nièce m’a montré que sur un seul des nombreux sites de « Peer2Peer », il y avait 325 de mes œuvres, dans diverses langues, dans des centaines ou des milliers d’ordinateurs. Je l’avoue, j’en ai été très honoré, cela prouve que les lecteurs sont vraiment la pièce fondamentale pour la divulgation d’un travail, même si cela ne se fait pas par des moyens conventionnels. »
Personnellement, je pense que ceux qui n’ont pas les moyens ou veulent sauver de l’argent n’ont qu’a aller a la bibliotheque pour emprunter le livre. Il est de cette facon accessible a tout le monde. Ceux qui ont acces a l’internet on surement acces a une carte de bibliotheque, non? Je ne comprends pas que quelqu’un veuille lire un livre sur un ecran ou depenser en encre et en papier pour imprimer une copie plutot que de savourer le plaisir de tenir un livre dans ses mains et de tourner les pages. En tout cas, a chacun son plaisir.
Pour ma part, je trouve que Paulo Coelho fait bien de sensibiliser les gens a cette nouvelle realite et de susciter cette conversation plutot que d’ignorer le sujet.
Certains pour information sont très capables de lire un livre entier sur un écran.
Ah, bin, voilà un écrivain qui a bien pigé l’enjeu d’internet, le partage, l’échange, l’offre. Cependant, Internet reste d’un accès limité. Et, l’accés d’Internet s’ouvre plus sur les sites de sports et de télévisions que sur la culture, l’écriture. De plus Internet est un formidable outil pour des gens qui, comme moi, ne cherchent pas l’édition de leur texte et de leur musique par des marchands.
bonjour à tous,
M. Coelho,
il y a une chose qui me chiffonne dans vos propos , car je ne comprends pas bien ou vous voulez en venir ?
Vous êtes étonné par le fait que des personnes téléchargent gratuitement des textes, CD etc….
mais quel est vraiment votre avis sur ces faits, êtes-vous d’accord pour les téléchargements gratuits, ou contre ?
personnellement sur cette question je reste partagée, et comme pour beaucoup, d’un côté nous défendons notre droit à l’accès à la culture pour tous, et d’un autre côté, il y a le droit de rémunération pour ceux qui créent.
… ?
A bientôt,
Françoise
j’ai pas grand chose a dire sur ce sujet, mais ce que je sais ce que chaque chose dans ce nouveau monde et a double face et meme plusieur, et pour le partage je suis des fois pour et parfois contre, ya aventage et inconvénient .a la fin merci paulo ,tes ouvres me donne l’envie de vivre, de rever,et de me trouver quand je suis perdu.merci une autre fois .
Je suis très honorer d’être sur ce site …
Je le découvre comme je découvre vos livres … le piratage ne m’empêchera pas d’acheter vos livres, car comme vous dîtes c’est mieux de les lire tranquillement, et non devant un écran … rien à voir !
Dans mon blog, je me sert de passage de vos livre pour faire méditer les gens … j’espère que vous n’en serai pas choquer … je vous ai découvert grâce à internet et cela m’a donné envie de vous lire ! je peux dire que je commence à être fan … Alors Merci à vous Monsieur l’écrivain de nous faire passer les messages à travers vos écrits …
Je vous souhaite tout le bonheur du Monde !
;o)
Bonjour cher Paulo Coelho
Ce petit mot pour vous dire qu’il faut que les plus jeunes connaissent votre sagesse, vous ne perdrez pas de lecteur en leur disant ce que vous avez découvert mais au contraire vous en gagnerez. Vous toucherez encore plus de coeur par votre Lumière et votre Amour. En touchant tous ses coeurs vous nous aidez, nous les enfants indigo, dans notre mission d’Amour sur la Terre qui en a bien besoin.
Je vous remercie d’être là et d’écrire si simplement ce que nous ressentons.
Amour et Paix en votre âmes
Cécile enfant indigo, guérrière de La Lumière
En tant qu’artiste peintre et musicien, voici mon humble avis. Il est vrai que la culture devrait être gratuite pour tous. Et là est sans doute la raison que je suis fauché comme les blés attendu que je ne sais pas me vendre. Mais, car il y a un mais, “toute peine mérite salaire”! Alors? Je m’explique; lorsque je peint ou lorsque je compose ou encore lorsque j’écris, j’y met tout mon coeur, toute ma passion, toutes mes tripes. En gardant comme cap l’amour du travail bien fait. De cela il en résulte, surtout pour mes toiles, une sélection des plus dure. Ce faisant, je rapproche mon travail d’un artisant qui aime son travail. On apprécie un beau meuble pour son bois, le grain de celui-ci, l’harmonie des lignes etc… Or, chacun trouverai choquant que le travail d’un artisant ébèniste fusse accessible gratuitement. J’aimerais que mes toiles soient distribuées gratuitements mais la réalité me dicte que je dois apprendre à être aussi vendeur de mon travail puisque j’ai refusé de faire des compromis et par là, je n’ai pas de boulot “alimentaire”. Idem pour la musique. J’aimerais que mes textes soient partagés gratuitement mais avec un système perverti, quelle serait ma réaction si des pirates mal intentionnés gagnaient de l’argent avec des textes qui “cartonneraient”? Le “tout gratuit” pour la culture ne pourra être que lorsque l’appât du gain aura disparu des têtes! Et là, je crains qu’il y ai encore du boulol! Mais bon plutôt que des grands discourts voici ma contribution avec un texte d’une chanson que j’ai écrite il y a cinq ans maintenant. Je l’offre à l’humanité entière. C’est un reagea dont le titre est “Lettre à Babylone”:
Une perle de sang, un diamant de douleur,
Pour tous les innocents assassinés dans le silence.
N’enfermez pas vos coeurs dans les prisons de l’ignorances
les loups sont sont déguisés en beaux et doux parleurs.
Ne tuez pas la vie, ne violez pas l’Amour.
Dans les tripos mafieux, se joue le sort du monde.
Vous qui aimez danser gâvés jusqu’aux oreilles,
Vous recherchez l’extase en maquillant l’ennuie.
Le coeur léger vous vous vautrez dans votre vomissure
Croyant ainsi tromper votre propre mort.
Laissez tomber le masque, le masque de l’hypocrisie
Car vos pêts putrides empestent jusqu’au Ciel.
Et tous les juges inniques, par la Parole d’un ange,
Oui seront jugés, jugés et condamnés
Car sa bouche est une épée, celle de la Vérité.
Dans les douleur de l’Enfantement, voici trembler la terre
Car une Bête malfaisante voudrait se relever
Pour engloutir l’Enfant que les Dieux ont envoyé.
Qu’ils tremblent les nazis, car leur heure est arrivée.
Ne suivez pas mes frères ces absconces chacales
mais revêtez plutôt l’armure de Michaël
Oui revêtez plutôt l’armure de l’Amour,
C’est là la vraie noblesse, celle des Vivants
Une perle de sang, un diamant de douleur
Pour tous les innocents assasinés dans le silence…
Et en prime de belles fôtes d’orthographes.
Bonjour à tous,
J’ai découvert P. Coelho il y a maintenant des années et j’attends toujours avec impatience ces derniers livres. Je partage cette sensibilité de coeur et mon livre préféré est “sur le bord de la rivère petra, je me suis assise et j’ai pleuré”. Bref, …
Je voudrais à mon tour réagir.
J’ai pour les artistes , quel qu’ils soient un très grand respect et une profonde admiration car ils touchent au coeur même de notre âme. C’est la raison pour laquelle, je m’interdis purement et simplement tout téléchargement (audio, vidéo, écrit, …) à partir d’internet car c’est voler un peu de leur gagne pain si mérité.
Méconnaître (par principe fondamental de respect et d’amour pour les artistes) les dernières technologie de piratage sous internet est pour moi un honneur et une fierté.
Je reste une internaute invétérée , et je préfère utiliser internet comme moyen d’information et de communication entre personnes bien vivantes.
J’acheter mes livres, CD et DVD lorsque j’en ai les moyens et l’envie.
Mon raisonnement est certainement très raingard aux yeux de beaucoup, tanpis pour … eux. Mais, ma fierté à moi, c’est le respect du travail.
A P. Coelho,
une fervente admiratrice
Bonjour à tous.
Il pourrait y avoir une solution très simple au “vol” d’oeuvre sur Internet: la licence globale(On paye tant d’euros par mois et on peut télécharger à volonté). Il suffirait d’ajouter aux programmes de peer to peer quelques lignes de commandes pour que l’on sache combien de personne telecharge tel ou tel fichier.Ainsi on pourrait redistribuer correctement l’argent des licences.
Mr Coelho je suis un grand fan du Maroc, j’aimerai vous dire que la culture n’a pas de prix, elle n’a que de la valeur !!!