Édition nº 132: Dialogues avec le Maìtre – Regard sur le passé

Je n’ai jamais aimé me tourner vers le passé ; je pense que le présent est le résultat de tout ce que nous avons vécu, et qu’il suffit de voir comment nous agissons en ce moment pour comprendre les bénédictions et corriger les malédictions.

Mais maintenant que le journaliste Fernando Morais revient sur ma vie, j’ai décidé moi aussi de regarder certaines notes concernant mon apprentissage avec J., mon ami et maître dans la tradition de RAM. La plupart ont été écrites entre 1982 et 1986. Il y a plusieurs années, j’ai publié quelques-uns de ces dialogues dans cette colonne, et bien que la réaction des lecteurs fût excellente, j’ai trouvé que cela suffisait. Cependant, en relisant certains carnets couverts de poussière (je ne fais plus cela, je ne prends pas de notes et je n’écris pas de journaux), j’ai découvert des choses très particulières. Dans les quatre prochaines colonnes, je vais transcrire celles qui me paraissent les plus intéressantes.

Un après-midi, dans un café à Copacabana, après une semaine de longues pratiques spirituelles sans aucun résultat, je pose cette question :

« Je me sens très souvent ignoré par Dieu, même si je sais qu’Il est à mes côtés. Pourquoi est-il si difficile d’établir un dialogue avec la Divinité ?

– D’une part, nous savons qu’il est important de chercher Dieu. D’autre part, la vie nous éloigne de Lui – parce que nous nous sentons ignorés par la Divinité ou parce que nous sommes occupés par notre quotidien. Cela entraîne un profond sentiment de culpabilité : ou bien nous pensons que nous renonçons trop à la vie à cause de Dieu, ou bien nous pensons que nous renonçons trop à Dieu à cause de la vie.

« Cette apparente double contrainte est imaginaire : Dieu est dans la vie, et la vie est en Dieu. Si nous parvenons à pénétrer dans l’harmonie sacrée de notre quotidien, nous serons toujours sur la bonne voie, parce que nos tâches quotidiennes sont aussi nos tâches divines.

– Mais à quel genre de pratique puis-je recourir pour être en mesure de croire vraiment ce que tu es en train de me dire ?

– Détends-toi. Au début de notre chemin spirituel, nous voulons beaucoup parler avec Dieu – et nous finissons par ne plus écouter ce qu’Il a à nous dire. C’est pourquoi il est toujours conseillé de se détendre un peu. Ce n’est pas facile : nous avons une tendance naturelle à toujours bien faire, et nous pensons que nous parviendrons à rendre notre esprit meilleur si nous travaillons sans cesse.

– Veux-tu me dire que je dois être passif et ne pas essayer de m’améliorer ?

– Cela dépend de la façon dont tu vois ton travail. Nous pouvons penser que la vie ne nous offrira rien d’autre demain que la répétition de ce que nous avons fait hier et aujourd’hui. Mais, si nous sommes attentifs, nous observerons qu’aucun jour n’est semblable à l’autre. Chaque matin apporte une bénédiction cachée : une bénédiction qui ne sert que pour ce jour-là, et qui ne peut pas être mise en réserve ou réutilisée. Si nous ne profitons pas de ce miracle aujourd’hui, il sera perdu.

– Mais n’y a-t-il pas un moyen sûr d’établir ce dialogue avec la Divinité, la méditation, par exemple ? Ou l’effort d’essayer de m’améliorer tous les jours ?

– Ta question est celle d’un homme embarrassé par une idée ; il suffit de garder ce point d’interrogation toujours présent, et tout viendra à propos. Les conditions idéales que tu recherches n’existent pas. Certains défauts ne seront jamais éliminés. La ruse consiste à savoir que, malgré tous tes défauts, ta présence ici a une raison, et que tu dois l’honorer.

« Efforce-toi d’aller au-delà de tes limites habituelles. Sois pendant dix minutes par jour la personne que tu as toujours désiré être. Si ton problème est l’inhibition, prends l’initiative de la conversation. Si ton problème est la culpabilité, sens-toi reconnu. Si tu penses que le monde t’ignore, cherche consciemment à attirer tous les regards. Tu connaîtras des situations difficiles, mais cela vaut la peine.

« Celui qui parvient à être ce qu’il a rêvé d’être pendant dix minutes par jour fait déjà un grand progrès. »

J’ai décidé de le provoquer en citant un écrit bouddhiste qui traite des six difficultés que représente la vie dans une maison : la construire donne du travail, la payer donne encore plus de travail, il faut toujours la réparer, elle peut être confisquée par le gouvernement, on reçoit sans cesse des visites et des hôtes indésirables, elle sert de cachette pour des actes condamnables.

Selon ce même texte bouddhiste, habiter sous un pont, cela présente six avantages : on peut le trouver facilement, le fleuve nous montre que la vie est passagère, nous ne ressentons pas la cupidité, une clôture n’est pas nécessaire, il vient toujours un nouveau passant pour converser, il n’y a pas de loyer à payer.

J’ai conclu en disant que c’était une belle philosophie, mais que, du moins dans mon pays, quand nous voyons les gens vivre sous des ponts et des viaducs, nous avons la certitude que ce texte se trompe.

J. a répondu :

« Ce texte est beau, mais, dans notre contexte, il se trompe en effet. Cependant, cela ne doit pas servir à alimenter notre culpabilité. Nous nous sentons coupables pour tout ce qu’il y a d’authentique en nous ; notre salaire, nos opinions, nos expériences, nos désirs cachés, notre façon de parler – nous nous sentons coupables même pour nos parents et nos frères.

« Et quel en est le résultat ? La paralysie. Nous avons honte de faire quoi que ce soit qui serait différent de ce que les autres attendent. Nous n’exposons pas nos idées, nous n’appelons pas au secours. Nous justifions cela en disant “Jésus a souffert, et la souffrance est nécessaire”.

« Jésus a traversé bien des situations de souffrance, mais il n’a jamais cherché à y rester. On ne peut pas occulter sa lâcheté avec des excuses de ce genre, sinon le monde entier n’irait pas plus loin. Alors, si tu vois quelqu’un sous un viaduc, va l’aider parce qu’il fait partie de ton monde.

– Et que faire pour changer cela ?

– Aie la foi. Crois que c’est possible, et tu commenceras à changer toute la réalité qui t’entoure.

– Personne ne peut assumer cette tâche tout seul. Je vois que la plupart des gens n’ont pas la foi suffisante.

– Nous critiquons parfois l’absence de foi des autres. Nous ne sommes pas capables de comprendre les circonstances dans lesquelles ils l’ont perdue, et nous ne cherchons pas à soulager la misère de notre frère – qui engendre la révolte et l’incrédulité dans le pouvoir divin.

« L’humaniste Robert Owen parcourrait la campagne anglaise, parlant de Dieu. Au XIXe siècle, il était courant de recourir à la main-d’œuvre enfantine dans des travaux pénibles, et un jour Owen s’est arrêté dans une mine de charbon, où un gamin de douze ans portait un lourd sac de minerai.

« “Je suis là pour t’aider à parler avec Dieu, lui a dit Owen.

« – Merci beaucoup, mais je ne le connais pas. Il doit travailler dans une autre mine”, a répondu le gosse. Comment voudrais-tu qu’un gamin, dans ces conditions, puisse croire en Dieu ?

– Je te renvoie la question. Comment faire en sorte que cela soit possible ?

– En plus de la foi, aie de la patience. Comprends que tu n’es pas seul quand tu désires que la Justice Céleste se manifeste aussi sur cette Terre. Au Moyen Âge, plusieurs générations prenaient part à la construction des cathédrales gothiques. Cet effort prolongé aidait les participants à organiser leur pensée, rendre grâce, et rêver. Aujourd’hui le romantisme est fini ; mais le désir de construire demeure dans bien des cœurs, il s’agit simplement d’être ouvert pour rencontrer les bonnes personnes.

(suite dans la prochaine édition)

14 Responses to “Édition nº 132: Dialogues avec le Maìtre – Regard sur le passé”


  1. 1 myriam

    Merci Paulo,

    Merci pour cette newsletter et pour toutes les autres, merci pour ce que tu écris et partage de si intime en toi.
    Je me sens proche de toi parce que je pose les mêmes questions et ressens parfois aussi ce grand vide face à la vie.
    Ce qui est génial c’est que tu n’es ni un gourou ni un maître en quoi que ce soit, mais que tu vis comme tout le monde. Tu as ce don d’être à l’écoute de ce qui est en toi et autour de toi, et de ce qui est en nous tous d’ailleurs, c’est pour cela que tu touches le coeur de milliers de personnes. J’aimerais beaucoup avoir un ami comme toi parce qu’on a tellement de choses en commun. J’ai confiance en la vie et à Notre Créateur et Divine Mère. Une chose est sure c ‘est que je suis déjà ton amie, que tu me fais partager et découvrir tout ce qu’un ami pouurait donner.
    Dialogue avec le Maître est une merveille, cela me fait penser à la sagesse du Yoga, être en yoga ou en union avec la vie et avec tout ce qui nous entoure.
    J’attends la suite avec impatience… Merci
    Bien à toi et à toute ta famille.
    Myriam

  2. 2 Gwen

    Ce fameux maître savait de quoi il parlait, en parlant de paralysie, culpabilité et tout cela…

    N’est-il pas écrit quelque part, dans un très saint livre une petite phrase assez parlante à ce sujet? “Dieu t’as pardonné depuis longtemps, tu n’as plus à avoir honte, tu n’es coupable de rien, donc : lève toi et marches….

    Dans ce même livre est dite une autre phrase que je commence à découvrir sous une toute autre perspective: ouvre tes yeux et tu verras….

    oui, tu verras, mais avec ton coeur, tu verras sous cet angle où la raison se mettrait à juger en un rien de temps, mais ce coeur voit cette même situation depuis le plus profonde de sa détresse…
    là où on aurait tendence à se mettre en bataille contre le mal, on rencontre des appels au secours à déchirer le coeur…
    là où on se rend compte qu’on peut marcher, la raison nous dit d’attendre encore un tout petit peu, car…

    tout seul on n’arrive pas à faire grand chose…

    et même là, ce cher sage dont paolo coelho parle, a une réponse universelle:
    [quote]En plus de la foi, aie de la patience. Comprends que tu n’es pas seul quand tu désires que la Justice Céleste se manifeste aussi sur cette Terre.[/quote]

    le désir de reconstruire… on y arrivera, tous ensemble, l’amour dans notre coeur…
    Car il ne suffit pas seulement de se lever et de marcher, chacun profondément ancré dans sa foi, mais encore faut-il pouvoir voir, sous ce même angle, l’amour et la foi, et il faut savoir s’arrêter pour regarder ensemble, là où il s’avère nécessaire de reconstruire, au nom de notre foi à nous tous…

    Un jour, une amie très proche m’a dit qu’il fallait que je veille à rester pieds sur terre, parce que j’avais tendance à m’envoler… parfois, j’ai besoin de m’envoler, pour revenir bien plus ancrée sur cette terre….

    oh que non, je ne suis pas folle, mais ce qui m’arrive ces derniers mois, est digne de tout ce qui peut être qualifié de non rationnel ici même, sur cette terre, où tout doucement on apprend à se lever et à marcher….

    si je dis avec la sincérité qui est mienne, que tout mon amour, ici-même, vous accompagne…. certains ne me traiterons pas de folle?
    pourtant c’est ce que je ressens, et je n’ai plus cette peur en moi qui m’empêchera de vous l’écrire…

    Merci à vous d’être là…

    Gwen

  3. 3 busard

    Flap … l’oiseau se pose et dépose …

    De l’intérêt de la dépense physique :

    Une personne de ma connaissance a un entretien qu’elle considère comme vraiment important et me demande de l’accompagner. Prévoyant l’itinéraire, je lui donne rendez-vous à une sortie de métro, à 15 mn de marche son lieu de rendez-vous. Ce faisant, je n’avais pas prévu qu’il y aurait 400 marches très raides à monter. Nous arrivons dans les temps, 4 mn en avance, juste le temps nécessaire pour qu’elle puisse reprendre son souffle. En entrant, elle se retourne et me dit … super ton truc, mon stress acomplètement disparu !

    De l’intérêt de ne rien faire :

    J’attend donc la fin de l’entretien en reprenant moi aussi mon souffle. Etant en situation surélevée, j’observe la ville qui ronronne. L’attente commence, je piétine, je tourne, me retourne, je n’ai pas d’autre choix que de rester là. Tout d’abord crispé sur l’objet, je constate qu’au bout de 30 mn environ une certaine sérénité m’envahit. Je possède l’endroit ou bien c’est lui qui me possède peut importe. Mais l’important est cette impression de pleinitude. Commme si par mon inaction subie, j’étais entré en communication avec l’environnement et avec moi même. Les 10 mn suivantes sont somptueuses, puis aussi soudainement le stress est revenu et l’attente aussi. J’avais regardé ma montre. La personne est sortie au bout d’une heure.

    busardement

  4. 4 Cinou

    A chaque lecture mon coeur s’envole.
    mon âme épouse l’univers. la lecture de cette newsletter m’a rappelé la futilité de nos corps et l’immencité de notre esprit.
    merci à l’auteur et merci a tous ceux qui animent cette discussion, je me rend compte que l’amour de l’autre existe encore dans ce monde qui se perd. Gardez le cap les amis

  5. 5 victoria

    quelqu’un me demande, crois-tu en Dieu ?
    Je lui répond, non, mais je crois en l’Amour,
    et il me dit, alors nous sommes en accord, car nous croyons en la même chose.

    amicalement,
    victoria.

  6. 6 Emeline

    Dieu merci, Dieu est là.
    Faisons que l’amour existe, qu’il nous aime et qu’il nous nourrisse. L’amour est tellement grand et infini qu’il nous est presque impossible d’y croire. Aujourd’hui j’en ai vu une petite partie, et cela rempli mon coeur de joie.
    Nous avons tous déjà été pardonné c’est vrai mais il faut que NOUS nous pardonnions. Ce n’est pas si facile d’accepter que nous sommes des êtres parfaits.
    Aimons nous les uns les autres et cherissons notre âme.
    Gardons le cap…
    Paix et amour pour tous.

  7. 7 MSMike

    Votre texte est merveilleux. Merci
    Je commence à sentir la convergence de ces idées avec celles d’autres auteurs actuels, où de ceux dont vous avez déjà parlé, comme Castaneda.

    Merci de nous soutenir.
    Michel

  8. 8 Samira

    Samira dit :
    Bonjour Chers guerriers,

    Mon premier regard sur le passé ne détecte aucune image merveilleuse, je ne vois qu’une sorte d’énorme enfer de haut. : une vie entière à se faire brûler par un tas de préjugés sociaux et de mauvaises conditions de vie.Mais , en me concentrant , j’écoute les 10 minutes paradisiaques que je me permettais par jour : 10minutes de plaisir à chaque fois : 10 minutes de musique , 10 minutes à discuter avec des amis intimes , 10 minutes à faire de la cuisine , 10 minutes à faire de l’esprit avec les autres , 10 minutes à capter les émotions des autres, 10 minutes de communication avec le cosmos, à me dégourdir les neurones sur des petits essais poétiques , 10 minutes à essayer de comprendre et de vivre une petite expérience amoureuse , 10 minutes à tenter d’être quelqu’un d’important dans ma profession , 10 minutes à vouloir faire rire des gens déprimés et déprimants , et 10 minutes à vouloir me rapprocher de Dieu , qui est pour moi un peu particulier car il est synonyme de bonheur , de vérité personnelle et de la liberté , sans aucune concession …..
    Je crois que nous vivons vraiment que 10 minutes par jour et que le reste du temps, on se laisse entraîné par le poids des heures restantes : à travailler, à obéir à son supérieur, ses parents, sa famille, à suivre des repères imposés par le groupe , à écouter l’énorme vide , le moment où il n’y plus rien à faire , ni à projeter pour les prochaines minutes .Ces 10 minutes de l’enfer paradisiaque sont les moments où nous pourchassons le bonheur à travers des petites joies et des petits sourires .Cependant , je me demande bien si mes 10 minutes ont réussi à réinventer les jours chez nous , car parfois , j’ai l’impression , que je reste seule sur ma planète , à jouer avec mes 10 minutes, qui n’ont rien changé à la banalité et à l’absurdité, à l’égoïsme , l’égocentrisme et à la violence des hommes .
    Vous savez, ce n’est pas tout le monde qui a foi en ces 10 minutes, il y a beaucoup de gens qui veulent les faire disparaître de la grande horloge de la vie …..
    Mais voici un petit essai poétique qui résume ma « chasse du bonheur. » :

    La chasse au bonheur

    « Tu sais mon maître, ce que qu’ignore mon cœur ?
    Ce sont les mots de joie,
    Raconte-les moi avant que je ne meure
    Que je puisse les chanter dans les bois
    Et être à tout heure plein d’émoi »

    « Arrête de te languir, oh ma sœur !
    Les natures comme toi n’ont nul besoin d’un tel patois
    Elles ne jouissent que dans les discours jaune pâleur
    Elles ne savent chanter ces liesses à haute voix. »

    « Ah ! Mon maître ! Ce que tes propos me remplissent de peur
    Ce sont des mots qui me rudoient
    Retire-les moi car mon cœur est en terreur
    Qu’il puisse émerger de ce grégeois
    Et être toujours vide d’effroi. »

    « Tu espères encore, jeune effrontée, un peu de bonheur !
    Le comprends-tu, il n’est nullement sur ton grivois
    Et nul ne peut lire chez Dieu cet amour sanctificateur
    Même si ses entrailles le réclament maintes fois. »

    « Ainsi, il n’y a point pour moi d’espérance chez le créateur
    Chez moi, il ne reste que l’ivresse du supplice d’une croix
    Celui d’un poème que je cherche et qui me fuit par pudeur
    Juda et les autres l’ont dénudé de son riche liégeois
    Lui et moi sommes condamnés à cette misère loi. »

    « Que te sert donc courtisane de ces vers malheurs
    De n’avoir pas connu ce que pleurent même les rois
    De toute contrée des jours durant, en rancœur
    Négligeant pour cela leur or et leur soie. »

    « Que leur sert ainsi courtisan de mon malheur,
    A ces rois de n’avoir connu que quelques fois
    Un peu de ces notes à la bonheur
    Devant des richesses qui brillent de feu sournois
    Et qui brûlent leurs paupières d’un vent froid ! »

    « Est-ce cela qui te manque ce sentiment menteur ?
    Que les rois essayent d’extirper à leurs villageois
    Pour vivre en douceur, une éternité de douleur
    Comprenant tardivement que ce plaisir volé déçois ! »

    « C’est vrai que le cœur d’un roi est rêveur
    Face à un tableau de paysans pantois
    De voir que leur misère rend les rois prédateurs
    Les guettant jour après jour, enviant leur grand pavois
    Ignorant qu’ils n’auront pas de cœur pure, et que le leur reste
    tapinois. »

    « Alors, tu es comme ces rois, ton cœur est baladeur
    Il va partout pillant des joies sans être courtois
    Ne bénissant aucun instant de béatitude, allant en maraudeur
    Minauder le satisfait, sa rime étant de mort bois. »

    « Oui, je suis ce roi, à qui Cupidon caboteur
    Ne sourit jamais, mais d’un geste maladroit
    Me lança une flèche crève-cœur
    Et qui rendit mon destin discourtois
    En plus de sa fourche aigre qui toujours me côtoie. »

    « Les hommes, les anges et les dieux te sont destructeurs,
    Le destin, comme eux, font de ton bonheur un fardeau poids
    Dès que tu l’attrapes, tes épaules le soulèvent en sueur
    Pour le laisser tomber, sur le sol, de guingois. »

    « Ma langue s’en va avec tous les crieurs
    Faire la guerre, à ces détracteurs en matois
    Elle défie avec son verbe cracheur, ces casseurs
    De mon désir de bonheur que je perçois
    Mais il s’éloigne de moi encore maintes fois »

    « Alors ! Ta langue se brûlera aux feux de ces tirailleurs
    Ils l’immoleraient sur un immense bûcher étroit
    Ils broieront ton verbe empoisonneur de leurs doigts égorgeurs
    Car du poète, ils craignent sa voix et sa joie. »

    « De la poésie, je serais le déclamateur
    Les miracles de l’univers feront de moi
    Par la muse de ce qui va venir, ma sœur
    La naïade me le révélera par toi
    Mon maître du bonheur qui enterre ma peur
    Et déterre le non savoir et l’invisible que pourchasse ces rois. »

  9. 9 Mamadou

    Vivre intensément, faire de sa vie une somme de joies et de joies; tel est le chemin qui mêne à Dieu.
    Dans tous les textes sacreés l’on nous dit que Dieu est partout. Donc voyons Le en toute chose. Voyons Le en nous même, voyons le dans le regard de l’autre, voyons Le dans le soleil qui brille, voyons Le dans le vent qui souffle, voyons le dans nos peines, voyons le dans nos joies, voyons Dieu et son Amour partout et en toute choses.
    Dieu est Amour et Dieu donne, donne sans compter. Dieu nous innonde à tout instant de ses grâces mais nous sommes en général trop occupés à des futilités pour en prendre conscience.

    Bon vent mes amis de Lumière !

  10. 10 dalila

    bonjour à vous et à votres famille.j’ai la joie de vous dire que vos ecrits me passionnent et a mes enfants aussi le gerrier de lumiere m’apprend a devenir et avancer et patiente et aimer mon prochain sans rien attendre ,meme si la foi n’est pas tres grande dans le coeur de certain personnes mes elle existe comme meme.merci,merci a vous .

  11. 11 bonnepoire

    c’est bien beau tout ce baratin superstitieux sur le fait que la foi change tout autour de vous mais c’est faux

    pour faire partie des personnes qui logent ou ont logé des sdf je peux vous dire que ça ne change rien autour de nous au contraire on se fout à dos tout le voisinage et la famille

  12. 12 bonnepoire

    tant que l’éducation nationale enseignera la compétition au lieu de la solidarité avec des NOTES et des CLASSEMENTS et puis l’incroyable mépris que portent cette institution envers les professions non-intellectuelles, on restera un pays de gros connards sans valeurs.
    pas étonnant que de plus en plus de gosses preferent l’école de la délinquance qui à tout prendre a plus de moralité: (les zonards - bien qu’ils partagent avec l’éducation nationale l’esprit de compétition - ont encore la pudeur de ne pas tagguer sur les murs le classement du plus baleze au plus faible de la bande)

    la réputation internationale pourrie du français moyen (intolérant emmerdeur vaniteux et radin) et de la française moyenne (salope, manipulatrice et chiante) c’est pas une légende, c’est vrai: on est plutôt un pays de sales cons qui pensent qu’à leur gueule qu’un modèle internationl de moralité. ( il faut pas s’étonner d’etre représenté par les présidents qu’on mérite )

    il n’y a pas de solution tout faite comme ça parce que l’individu et la société se conditionnent et se façonnent l’un et l’autre on ne peut que se contenter d’essayer de casser les cercles vicieux à petite echelle en diffusant quelques idées et en agissant comme on peut, mais je crois que ça fonctionne meiux quand on l’appuie avec des arguments rationnels et tangibles et pas avec des hypothèses relevant de la croyance que personne n’a jamais pu vérifier.

    on ne doit pas dire aux gens qu’il faut etre solidaire parce que jésus marx mahomet ou mao ont dit qu’il fallait le faire, ça relève de la doctrine, de la prise de position partisane qui DIVISE au lieu de rassembler.

    il n’y a pas besoin d’église politique ou religieuse pour comprendre qu’un peuple sans solidarité est divisé donc faible donc à la merci de n’importe quelle pègre.

  13. 13 bonnepoire

    tiens vous voulez une preuve qu’à l’éducation nationale ils sont à coté de la plaque total?

    par dessus le marché de leur culte de la compétition ils nous enseignent que les GRANDS HOMMES - des modèles auxquels on devrait ressembler - c’est des grands chefs militaires qui ont tué torturé et violé et pillé à s’en péter la panse, ou alors des artistes gavés de thune et filles faciles par le mécénat (militaire aussi) qui étaient payés par ces premiers pour chanter leurs louanges au reste du monde.

    après ça faut pas s’étonner que les nouvelles generations rêvent tous de gloire et de conquetes, de devenir des al capone ou des star du showbiz de la politique ou des petits nazillons, et qu’ils se conduisent tous comme des petits généraux qui font la guerre au quotidien avec tout le monde.

  14. 14 bonnepoire

    si les profs nous chantent les louanges des grands chefs de guerre et du show-bizz de l’ancien régime en revanche on entend pas parler des (vrais) pacifistes qui ont proné l’amour du prochain sans passer par des justifications partisanes qui au final ont justifié des guerres.

    Les profs parlent pas beaucoup de gandhi, luther king, wilhelm reich ou nelson mandela.
    même chez les philosophes ils preferent nous parler de fouteurs de merde immoraux et pédants comme freud (le père de l’escroquerie du siècle), descartes (le myhte du cuistre incarné) ou les petits dictateurs déguisés en humanistes comme platon ou kant.

    bon je cesse mon hors sujet total bonne continuation

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