Édition nº 141: Cinquième péché capital - la gourmandise

Selon le dictionnaire : Substantif féminin, du latin gula. Excès de nourriture et de boisson ; avidité ; gâterie.

Selon l’Église catholique : désir démesuré pour le plaisir lié à la nourriture ou à la boisson. On ne doit pas avoir d’attirance pour des aliments qui nuisent à la santé. On ne doit pas accorder plus d’attention à la nourriture qu’à ceux qui nous accompagnent. L’intoxication injustifiée est une perte totale de la raison et un péché mortel.

Selon Peter De Vries : La gourmandise est un trouble ; elle signifie que quelque chose nous dévore de l’intérieur.

Du « Verba Seniorum » (La Sagesse des Anciens) : L’abbé Pastor se promenait avec un moine de Sceta, quand ils furent invités à manger. Le maître de maison, honoré par la présence des prêtres, fit servir ce qu’il y avait de meilleur.
Mais le moine était en période de jeûne. Quand la nourriture arriva, il prit un petit pois et le mastiqua lentement ; et il ne mangea rien d’autre.
À la sortie, l’abbé Pastor s’adressa à lui :
« Frère, quand tu es en visite, ne fais pas de ta sainteté une offense. La prochaine fois que tu jeûneras, n’accepte pas d’invitation à dîner. »

Recette du foie d’oie aux truffes : Laver le foie d’oie impeccablement, couper le foie et les truffes en petits carrés. Garnir entièrement une terrine petite et haute avec plusieurs tranches de lard (ces tranches doivent être très fines). Assaisonner d’un peu de sel et de poivre et répandre par-dessus quelques petits morceaux de truffes. Disposer le reste des morceaux de foie et de truffes en couches successives. Fermer la terrine hermétiquement à l’aide d’une bande de pâte faite de farine et d’eau et mettre le foie gras à cuire dans un bain marie au four pendant 50 à 60 minutes. Après cette opération poser un poids par-dessus pour que le pâté reste compact.

La faim dans le monde : Le nombre de personnes souffrant de la faim dans les pays en développement doit passer de 777 millions actuellement à environ 440 millions en 2030. Cela signifie que l’objectif du Programme alimentaire mondial, fixé en 1996, de diminuer de moitié le nombre de personnes souffrant de la faim par rapport aux niveaux constatés en 1990-92 (815 millions), ne sera pas atteint en 2030. L’Afrique subsaharienne est cause de grave préoccupation parce que le nombre de personnes chroniquement sous-alimentées n’y tombera probablement que des 194 millions actuels à 183 millions en 2030. (Source : rapport de la FAO – Agriculture mondiale : vers 2015-2030)

Dans une histoire soufie : Un boulanger voulait connaître Uways. Ce dernier se rendit à la boulangerie déguisé en mendiant ; il mordit dans un pain, le boulanger le roua de coups et le jeta dans la rue.
« Fou ! dit un disciple qui arrivait. Ne vois-tu pas que tu as chassé le maître que tu voulais connaître ? »
Repentant, le boulanger demanda ce qu’il pouvait faire pour se faire pardonner. Uways lui proposa de l’inviter à manger, lui et ses disciples.
Le boulanger les emmena dans un excellent restaurant, et il commanda les plats les plus coûteux.
« C’est ainsi que nous distinguons l’homme bon du méchant, dit Uways à ses disciples, au milieu du déjeuner. Cet homme est capable de dépenser dix pièces d’or dans un banquet parce que je suis célèbre, mais il est incapable de donner un pain pour nourrir un mendiant qui a faim. »

Commentaire du Tao-tö king : Trente rayons convergent au moyeu formant une roue. Mais c’est le vide médian qui permet de faire marcher le char. On façonne l’argile pour faire un vase. On perce une maison de portes et de fenêtres afin que la chambre puisse être habitée.

Ainsi l’être produit ce qui est utile, mais c’est le vide qui le rend efficace.

(à suivre : l’envie)

10 Responses to “Édition nº 141: Cinquième péché capital - la gourmandise”


  1. 1 mimi

    Il est intéressant de voir que le sujet de la gourmandise amène beaucoup à penser et ce dans diverses directions.
    Ma définition de la gourmandise serait celui qui aime les bonnes choses, il aime bien cela et il en mange. Plus en quantité qu’en qualité ce qui le différencie du gourmet.
    La gourmandise est un trouble qui nous dévore de l’intérieur fait-elle référence au vide du dernier commentaire du Tao? C’est le plus intriguant et qui donne selon moi le plus à réfléchir sur cette notion de vide. L’être produit ce qui est utile et c’est le vide qui le rend efficace implique t il que envers et contre tout la volonté humaine le vide est et sera? Qu’en pensez-vous? On ne peut pas cohabiter avec quelque chose qui est déjà en nous? Pourquoi donc l’avons nous tant occulté?
    La recette du Foie au truffes suivi du commentaire sur la faim dans le monde : difficile de ne pas y être sensible, surtout pour un végétarien !! C’est fou que la faim dans le monde ne soit pas une priorité pour tous les hommes politiques de chaque pays , ensemble de lutter contre un droit que chaque homme devrait avoir de façon égale à la naissance. les choses sur le terrain ne doivent pas être si faciles si on est toujours là. Amériolation rime-t-elle avec volonté?
    J en reviens à la nourriture pour exprimer mon incapacité à la gérer parfois, entre la nécessite de maintenir le corps avec énergie, tout en se faisant plaisir. Le vide et l’émotivité furent mes pire ennemis, dès mon plus jeune âge, le besoin et non la dépendance aux drogues et aussi à la nourriture avec désordres alimentaires. Avec l’age et une meilleure connaissance de mon être j ‘apprivoise la bête qui parfois se rebelle encore….
    Mes pensées vont à tous ceux qui font à ce que les choses puissent changer, connus ou inconnus, visibles ou invisibles…..
    Merci et salutations à tous.

  2. 2 Gwen

    Chère Mimi,

    dans tout ce que j’ai lu, c’est le commentaire du Tao qui m’a interpellé le plus…

    quand il parle de vide, il ne parle pas du même vide…
    ce n’est pas ce sentiment de malaise qui peut (entre beaucoup d’autres symptômes) se manifester par le refus ou l’excès de nourriture, mais, selon moi, il parle plutôt du vide, justement vis-à-vis de tous ces troubles qui mettent notre corps et notre âme en déséquilibre…

    moi, quand je ne vais vraiment pas bien, je ne sais plus rien avaler, d’autres parcontre se remplissent alors de chocolat et autres sucreries…
    on dit qu’on mange pour “combler le vide” à l’intérieur de soi, mais en fait, on fuit ainsi le malaise qui crée déséquilibre, qu’il soit passager ou pas…

    peur du vide, mais en fait, c’est quoi, le vide?
    Pour nous, c’est tout d’abord quelque chose dont on doit avoir peur… on tombe dans le vide, on ne sait pas où on va, ni où on attérit, on est seul, vidé de son énergie, tout est noir autour de soi…

    Pour Tao, c’est l’équilibre absolu, là où aucune peur et aucun malaise ne peut nous atteindre, tout tourne autour de nous, mais nous ne nous laissons pas entraîner dans les tourbillons infernaux, là où il y a toujours lumière…
    (comme dans l’oeil du cyclone, tout s’envole et tout casse autour de soi, mais quand on reste dans l’oeil, on verra toujours lumière et ciel…)

    Avant d’arriver à ce stade-là, il faut affronter pas mal de démons, ceux qui tiraillent en nous et qui lançent leurs avertissements, qui nous font si peur et qui nous font alors manger du chocolat ou encore nous empêchent d’avaler le moindre bout de nourriture, on hésite, on ne fait le pas à faire, et hop, on est pris dans les troubillons du cyclone qui détruit tout sur son passage…

    Peur d’être seul, peur d’être face à soi-même… peur de s’affronter soi, tel qu’on est, et pas tel qu’on souheterait être…

    Faire le vide de nos éternelles peur qui nous paralysent si souvent, marcher, avancer d’un pas équilibré…

    Le jeûne, je le vois plutôt comme un acte de purification et de remise en équilibre… comme quand on a été souffrant d’un petit virus intestinal par exemple : il faut boire beaucoup, manger très léger, et permettre à son organisme de se remettre en forme…
    L’esprit aussi a besoin de “remises en plis” de temps en temps, et tout le monde sait qu’on se sent bien mieux quand on a mangé léger que quand on festoyé et mangé de façon exagérée…

    Voici pour la partie, disons, spirituelle…

    Malheureusement, cette partie ne résoud en aucun cas le plus grand des problèmes : qu’il y a toujours des gens dans le monde entier, qui, encore aujourd’hui, ne mangent même pas à leur faim…
    N’allons même pas pointer notre nez dans les pays dits “sous-développés” (même si là, le problème est le plus terrible), mais ça se passe aussi ici, juste à côté de nous, à chaque coin de rue et le chiffre des personnes dans le besoin va à la hausse, je n’apprend rien de nouveau là…

    Tiens, j’ai envie de raconter une petite anecdote…

    Un jour, j’étais en ville avec mon fils, qui devait avoir 9 ou 10 ans à l’époque, et de loin, il pointe le doigt sur un “sans logis” en disant : “maman, j’aimerai bien faire une expérience : on dit toujours qu’ils ne demandent de l’argent que pour s’acheter de l’alcool, et si on faisait le test? tu vois, là à côté, il y a la petite boulangerie, on pourrait l’inviter à manger un petit pain garni avec nous, on verra s’il accepte ou refuse…”

    j’avoue que toute seule, je n’aurai jamais osée aborder quelqu’un dans la rue, surtout pas une personne qui vit dans la “marginalité”… mais on l’a fait, je ne pouvais pas faire autrement, et le gars, il avait les larmes aux yeux.
    Juste au moment qu’on allait l’aborder, une autre dame avait été acheter un petit pain pour lui, et venait lui remettre le sachet ; et l’homme nous dit, vous voyez, à manger j’ai maintenant, alors si vous vouliez bien m’acheter un petit café?
    Non, le pain dans le sachet, ce sera pour plus tard, j’avais promis à mon fils qu’on l’invitera à manger avec nous et c’est ce qu’on faisait…
    On lui demanda de choisir ce qui lui fera plaisir, et on s’installa à une petite table…

    Je ne vous dis pas les regards des autres personnes, y compris les serveuses… s’il y avait été tout seul, je suis sûre qu’on l’aurait de suite mis à la porte…
    L’homme n’était pas encore très longtemps dans la rue, perdu son emploi, problèmes familiaux et très vite plus d’amis sur qui pouvoir compter… Et plus un rond pour se payer à manger, et le pire dans tout cela, les regards des autres, rien à faire, on voyait qu’ils se sentaient dérangés dans leur quiétude d’un samedi matin banal…
    Et l’homme le senait aussi, il était mal à l’aise, mangeait vite son pain, buvait sa tasse de café, et très vite voulait quitter ce lieux, pourtant bien chauffé…

    L’impression qui m’est resté, c’est le malaise de cet homme, le fait qu’il sentait trop bien qu’on le considérait comme “marginal” ; et ainsi la certitude, que moi, toute seule, je ne pourrai lui offrir plus qu’un petit café aucours d’un samedi matin banal, et par la même occasion le mettre mal à l’aise à cause de cette spontanéité… faudrait bien plus pour lui rendre sa dignité d’être humain, faudrait déjà que le regard global qu’on pose sur lui change…

    Et ceux, qui considéraient cette scène d’un mauvais oeil, je ne leur en veux pas, car qui me dit qu’ils n’étaint pas tout aussi mal à l’aise, se sentant peut-être même coupables de leur “gourmandise”, alors qu’à quelques mètres d’eux, des êtres humains suffraient de faim… (et si mon fils n’avait pas été présent ce jour-là, j’aurai fait comme eux, j’aurai mis un petit sou dans son gobelet en plastique et continué mon chemin, sans plus me souvenir de cet homme qui, maintenant, restera à jamais dans mes pensées…)

    A la prochaine

    Gwen

  3. 3 Mimi

    Merci Gwen pour tes précisions sur le Tao, c’est une philosophie qui m’est inconnue sur laquelle je vais me pencher.
    Une question se pose surgit il y a L’équilibre et le déseéquilibre, la lumière t l’obcurité, le vide et quoi? Le plein? quelle est sa contrepartie? Y-en-a t-il une? Ma réponse pourrait être seule la lumière pourra vaincre l’ignorance le moment venu.
    Merci pour ton témoignage, l’histoire avec ton fils est très touchante.
    Beaucoup d’amour et de lumière

  4. 4 Roxane

    A propos de tous les péchés capitaux…Il me souvient qu’on demandait un jour, à table, entre amis, à un prélat, “quel était à ses yeux le plus grave péché”…Après un temps de réflexion, ce dernier répondit que c’était celui de manquer à la charité.
    Excusez de faire court et à bientôt nous espérons.

  5. 5 Baudouin

    Si la gourmandise est un excés, alors ce n’est pas un péché mais un symptome. Celui d’un manque ,existentiel celui-là. Ce qui est péché, c’est de ne pas partager lorsqu’on est dans l’opulence tantis que son prochain meurt, le ventre creux. Toutes les trois secondes, un enfant meure sur cette terre de souffrance à cause de l’extrème pauvreté! Le saviez-vous? Hypocrysie que la notre (société bien pensante occidentale) lorsqu’à Noël, le vin blanc arrose la dinde aux marrons et le foie gras aux truffes! A ce niveau là, ce n’est plus de la gourmandise, c’est de l’obscénité!

  6. 6 Gwen

    [quote]Une question se pose surgit il y a L’équilibre et le déseéquilibre, la lumière t l’obcurité, le vide et quoi? Le plein? quelle est sa contrepartie? Y-en-a t-il une? Ma réponse pourrait être seule la lumière pourra vaincre l’ignorance le moment venu.
    [/quote]

    Et ben mimi, c’est justement la question avec laquelle je me “bats” depuis un bon moment :-)

    Surtout ne pense pas que j’ai étudié à fond les enseignements taoïstes, bouddhistes, etc… loin de là, mais bon, j’y réfléchis beaucoup, et cela depuis longtemps, sans pour autant me pencher sur des études bien élaborées…

    Alors pendant que tu énumèrais tous ces éléments qui ont leur contrepartie, j’ai cru saisir une image à propos de ce fameux vide (que ça fasse sens ou pas, je n’en sais strictement rien, mais bon, je vais essayer de voir un peu plus clair…)
    Ce vide, il faut d’abord se libérer de cette image négative qui rôde autour de lui… Ensuite, se dire que le vide n’a pas de contrepartie… (???) Il sort de cette dualité dans laquelle nous vivons depuis notre naissance…

    Pour prendre une image qui me vient en tête, c’est un peu comme quand on participe à un concert (que ce soit en spectateur ou en acteur n’a aucune importance)… la prestation est bonne, très bonne, et un moment donné, on se sent ailleurs, envoûté, plus rien autour de soi n’existe, ni acteurs, ni spectateurs… puis, la prestation prend fin… le calme absolu s’installe dans la salle, on plane dans un vide qui n’a ni début, ni fin… et ça ne semble déranger personne, jusqu’au moment où quelqu’un, timidement, ose débuter les applaudissements… alors tous les autres se réveillent, les bruits, des appels de “bravo” et tout autre genre de brouhaha te tirent dans leurs tourbillons habituels… fini l’équilibre, fini ce magnifique moment de vide qui touche l’éternité…

    Ce même moment de “vide” m’est venu en d’autres moments, à première vue nettement moins positifs, pourtant, ce vide n’était ni bien, ni mal, ni blanc, ni noir, il était là, tout simplement, comme une caresse…
    C’est le moment où tout devient lumière…
    Mais la lumière n’est pas la contrepartie du vide, là, il n’y a plus de contrepartie… c’est le moment où tu es, sans peurs, sans attentes, sans préjugés, sans angoisses, sans soucis, sans espoirs… c’est là que t’arrives quand tu as pu faire la paix avec toutes les émotions qui soit te font pencher vers le blanc ou le noir… c’est une sensation de paix que tu voudrais garder éternellement, mais très vite, la réalité nous rattrape pour nous relancer dans les tourbillons de notre vie…

    Ce soir, en discutant avec mon seul vrai ami, je lui disais que pour le moment je me sentais vraiment fatiguée…
    Parfois, c’est difficile, même très difficile de garder son calme, de ne pas exaspérer…

    Quand je fais le tour de tous les péchés dont on a parlé jusqu’à maintenant, il y a toujours la même chose qui en ressort: au plus on s’éloigne du centre, de ce fameux vide où il n’y a plus de contradictions, au plus les penchants deviennent destructeurs… on se détruit tout d’abord soi-même, mais on détruit aussi son entourage, on se perd, sans même réfléchir au nombre de gens qu’on risque ainsi de guider vers la perdition…

    Ce ne sont pas des péchés, mais c’est la pire des maladies qui fait rage en ce monde…

    Bon, et maintenant je vais arrêter mon flux de réflexions, maintenant, j’ai envie de dormir un tout petit peu… est-ce de la gourmandise??? naaaan :-)

    A bientôt

    Gwen

  7. 7 Mimi

    Il était là tout simplement comme une caresse, vraiment trop génial ta description…
    C’est une sensation de paix que tu voudrais garder éternellement…
    Je le perçois en ces mots…. EQUILIBRE….. UNITE…..
    Merci.

  8. 8 SAMIRA

    Mon meilleur plaisir est celui de préparer un plat et d’y faire goûter tout le monde.Je pense que mon plat et le fait de le servir est un geste de génorisité à la base, mais je ne peux controler le sentiment de gourmandise qu’il peut susciter chez certains.Ce n’est pas ma faute , si mon plat est sussulant et sujet à toutes ls convoitises .Il peut aussi provoquer chez d’autres l’abstinence et le jeûne, l’autre face péchée de la gourmandise…
    Je peux aussi changer d’avis quelques heures après l’avoir préparé , et ne plus vouloir le montrer à personne, cahant des yeux de tout le monde , mon chef d’oeuvre, m’abandonnant au plaisir narcissique de l’admirer jusqu’à ce qu’il moisisse …
    Je veux dire par là que parfois ,il nous ait difficile de prévoir , actuellement, les finalités de nos gestes , on peut penser faire bien et entrainer l’autre vers la fatalité.
    On peut se dire faire mal , et se libérer ou libérer l’autre d’une grosse misère .
    Je ne sais pas si vous les participants de ce blog , n’avez-vous pas la même sensatin que moi , qu’actuellement , il se passe de droles de phénomènes dans l’univers, que les repères du mal et du bien se sont embrouillés et enchevetrés jusqu’à ne plus distinguer entre les deux .
    Voyons un simple exemple de gourmandise, les grands qui régissent le monde , de nos jours, par leur argent, leur célébrité, ou leur pouvoir, n’ont aucun scrupule à partager le monde, et à s’en réserver les plus grosses parts du gâteau .Ils continuent à profiter de leur gourmandise.Ils semblent plus serein que le généreux qu se prive pour donner à l’autre qui est peut-être un gourmand en puissance.
    Je veux dire par là, que si nous choisissons de nous détourner de la gourmandise,nous nous préparons à être effacé par les gourmand de ce monde.Et Dieu sait , s’il y en a pas actuellement, et au risque de toutes les frustrations que cela peut provoquer en nous, préparons-nous à le devenir aussi.
    Je pense qu’il faut parfois admettre ,nous les hommmes ,cette part du mal qu existe en nous, et veiller seulement à canaliser cette énergie et éviter qu’elle ne se propage entre nous en l’étouffant un peu trop, ou en l’ignorant ……

  9. 9 victoria

    salut à vous tous,

    j’aime ce “pêché” la gourmandise ! et oui je l’avoue par cette confession, je suis gourmande !
    gourmande de la vie, gourmande de rire,gourmande de jeux avec mes enfants, gourmande d’un bon repas entre amis, gourmande de sourires, gourmande de la danse, gourmande de ciné, gourmande de musique, gourmande d’expos, gourmande des bains de mer, gourmande de couleur, gourmande de tout ce qui me fait oublier “ce vide” dont vous parliez plus haut, alors suis-je désiquilibrée, suis-je en manque de quelque chose ? Certainement, mais c’est grâce à ma gourmandise de la vie que j’ai réussie à m’en sortir, et c’est grâce à ce vide que j’ai appris à
    comprendre que les plus petits moments de bonheur étaient les plus grands.
    je reviens d’Afrique, et du village d’où j’étais, les gens ne connaissent pas la gourmandise de nourriture, mais c’est eux qui m’ont appris la gourmandise de la vie…

  10. 10 Gwen

    Ma chère Victoria,

    non tu n’es pas déséquilibrée, et à mon avis tu n’as pas envie d’oublier “ce vide” dont nous parlions, mais tu parles d’un tout autre vide, celui qui se manifeste en général par tristesse, déception, désespoir … ???

    par ta “gourmandise” de moments de lumière, justement t’apportes l’équilibre en ta vie et de ton entourage…

    c’est justement ces petits moments de bonheur qui nous mènent à un point zéro où juste l’instant présent compte… (je n’ose plus utiliser le mot “vide” puisqu’on l’associe de suite à quelque chose de désagréable…)

    ce n’est pas la gourmandise qu’on peut appeler “déséquilibré”, mais bien le gaspillage… et pour ma part, je n’ai encore jamais entendu dire que vouloir rire, aimer, apporter un maximum de lumière dans son entourage était du gaspillage…

    cqfd. tu n’es pas déséquilibrée ma chère Victoria :) :) :)

    Bon week-end et à bientôt

    Gwen

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