Édition nº 128: Sur l’immortalité

Sur l’immortalité

Comment l’être humain répond-il aux changements ?

Mal. Toujours très mal. L’un des mythes les plus répandus au monde – le mythe du vampire – reflète cette idée.

Qu’est-ce qu’un vampire ? C’est quelqu’un qui, à un certain moment de son existence, est devenu immortel. Et dès lors, son corps ne suivra plus le cours normal de la nature ; il sera jeune pour toujours, il pourra vivre le temps qu’il voudra, sans avoir à affronter les problèmes liés à l’âge.

Son régime se résume à un peu de sang tous les jours et, pour soigner sa peau, il lui suffit d’éviter la lumière du soleil. Mais finalement, c’est un prix très peu élevé par rapport à toutes les possibilités d’une vie éternelle.

Un seul problème : le vampire s’est arrêté dans le temps, mais le monde continue de se transformer autour de lui. Tout ce à quoi il était habitué commence à changer, et il a beau avoir tout le temps du monde pour s’adapter à ces changements, il a désiré l’immortalité justement parce qu’il était satisfait du monde dans lequel il vivait ; il n’a aucun intérêt à accompagner ces changements.

Imaginons un être humain qui serait devenu vampire après la finale de la Coupe du Monde de 1986. Il pouvait fumer sans problèmes dans les avions, il n’avait pas besoin de se casser la tête pour choisir la chaîne de télévision qu’il allait regarder – finalement les choix n’étaient pas nombreux. Il avait une actrice pour symbole sexuel, il s’y entendait en carburateurs, il luttait pour son idéal socialiste, convaincu que bientôt l’Union soviétique aurait des dirigeants plus capables et que les rêves du peuple (appelé prolétariat) seraient enfin respectés.

Un beau jour, il tombe amoureux d’une étudiante en sociologie de 22 ans. Il admire sa beauté, son enthousiasme, son idéalisme. Il suggère de la transformer en vampire, mais elle refuse – elle a vu beaucoup de films d’horreur. Elle aussi est amoureuse, elle ne désire pas le perdre, mais elle impose une seule condition pour poursuivre la relation : que jamais il ne lui suce le sang. Le vampire n’a d’autre choix que de tenir sa parole. Il se marie à la mairie, pour éviter les crucifix mortels.

Vingt ans passent – bien vite, seulement quatre autres Coupes du Monde ont eu lieu. L’ancienne élève de l’université a maintenant 42 ans, elle travaille dans une banque (problèmes de chômage), ou bien elle écrit d’inutiles thèses de maîtrise, de doctorat, uniquement pour justifier sa vie d’étudiante professionnelle. Les carburateurs disparaissent de la surface de la terre. Horrifié, le vampire feuillette un magazine et voit l’actrice qui était son symbole sexuel transformée en un produit hybride, composé de plastique, de botox et de silicone, le visage recouvert de tonnes de maquillage. Il se sent coupable d’avoir 200 chaînes de télévision et de regarder toujours les mêmes.

L’Union soviétique s’est effondrée. Il a été obligé d’abandonner sa chère cigarette (bien qu’elle n’affectât pas sa santé, il est bon de rappeler que le vampire est immortel), car il est devenu impossible de fumer, soit à cause des lois, soit à cause des regards des voisins dans les restaurants. Et ce qui est le pire : on ne parle plus que de chat, d’Internet, d’iPod, de rave, etc. Le vampire essaie de se mettre au courant, mais tout semble extrêmement compliqué, irritant, hors de propos. Il regarde l’ordinateur comme s’il regardait une gousse d’ail – avec horreur et impuissance. Jamais il n’arrivera à faire marcher cela, bien qu’il ait essayé plusieurs fois.

Ses amis sont à la retraite, ils passent leurs journées à jouer aux cartes – eux non plus ne savent pas se servir de l’ordinateur, mais cela ne les dérange pas, ils ont tous vieilli ensemble, ils ont les mêmes intérêts, ils peuvent partager des expériences.

Le vampire demeure jeune. Immortel. Il a maintenant devant lui la dépression éternelle. Il tente de se suicider, en sortant en plein soleil ou en regardant des crucifix, pour découvrir que, contrairement aux mythes inventés par l’Église, cela ne lui cause aucun mal.

Seule lui reste une consolation : il y a encore une figure politique sur laquelle il sait tout (car tous les autres dirigeants dans le monde entier ont changé).

Mais Fidel Castro passera lui aussi. Et il ne restera rien, absolument rien, du monde que le vampire a tant aimé un jour.

39 Responses to “Édition nº 128: Sur l’immortalité”


  1. 1 busard

    Flap … l’oiseau se pose et dépose …

    Etonnant ! Que voilà un vampire nostalgique et bien ancré dans une époque révolue ?

    Le temps s’écoule comme l’eau du fleuve, sans cesse renouvellée.

    Les fantasmes sont devenus réalités … regarder son interlocuteur quand on parle au téléphone … être contactable depuis pratiquement n’importe où … briser les kilomètres et quasiment toutes les frontières par le biais de l’informatique.

    Mais notre vampire assoiffé de sang est-il au courrant du Sida ? Ce virus a-t-il un impact sur lui ? Si oui, alors qu’il se dépêche car le vaccin pourrait bien être trouvé bientôt !

    A la question d’un retour en arrière quand elle est réfléchit, peu d’entre nous répondrait qu’il serait volontaire pour une telle expérience. Question de ne pas revivre certains passages de notre vie. Alors quand à nous proposer l’immortalité, une immortalité figée telle celle du vampire, cela paraît bien illusoire de penser qu’il y en aurait.

    Je pense plutôt que lui serait préféré … une immortalité avançante … une immortalité de progrès … à l’usage d’un prolétariat humain orienté vers une sa survie … une survie active.

    Dans les faits, l’humanité assure déjà sa survie au travers de la reproduction et du transfert du génome. Reste que la planète Terre a une durée de vie éphémère à l’échelle de l’univers. L’humain qui s’est lancé dans la conquête spaciale en est conscient. La course en avant scientifique et technologique en est la preuve. L’objectif ?

    Trouver notre prochain lieu de survie !!!

    busardement

  2. 2 luna

    Bonjour….Paulo!
    Depuis un ami m’a donne ce site, depuis deja un an, tes paroles me rendent toujours emue, consolee, optimiste dans la vie. Je t’ecris du japon. Au debut, je pensais que c’etait un peu dommage qu’il n’y ait pas en japonais, mais j’ai eu la chance d’apprendre le francais…et voila, je sens que je peux mieux comprendre tes paroles. Comme tu as parle avant dans ce site, je dis grand merci aux traducteurs de tes livres, et grand merci a toi, Paulo, qui es alchemiste de mon coeur.
    bisou

  3. 3 Céline

    Bonjour à tous !
    Je suis super contente de voir à l’instant qu’il y a un nouveau blog.
    Cela me manquait beaucoup et on va pouvoir enfin re-échanger nos idées.
    A très bientôt chers amis.
    Avec toute mon amitié.
    Céline

  4. 4 Tatiana

    (Bien dit Busard)

    Le Talent, c’est d’avoir envie de faire quelque chose. (Jacques Brel)

    Surtout s’il on est conscient de la fin de la partie…
    Un vampire peut-il être doué en étant doté d’Immortalité ?

    Bizatous!

  5. 5 jean-marc

    L’immortalité !!

    Le fantasme de l’homme, demeuré immortel pour l’éternité.
    Alors, qu’il n’est pas capable de demeuré en paix, avec son voisin.
    Et de protégé son environement.
    Est-ce peut-être dans cet objectif, d’anéantir le reste de l’humanité, pour gardé la planète, uniquement pour ceux qui deviendrait immortels. La loi du plus fort.

    Comment accéder à l’immortalité ?

    En devenant vampires ? Il parait qu’ils existent d’après certains, j’aimerai bien voir ça.

    Les pharaons ont travaillé sur cette question, et on laissé beaucoup plus d’explications sur ce sujet que les pseudo vampires, dont on entend parlé que dans les films de sciences fictions. Alors que la science des pharaons est historique et étudié par de grands scientifique, et est tjrs utilisé, ce qui prouvent qu’ils ont accédé à l’immortalité.
    3 à 5 milles ans après. On parle tjrs d’eux, et on continue à les étudié.

    Je crois plus à l’immortalité de l’âme, qu’à celle de son corps.

    Je reste ouvert à toutes hypothèses ou faits réels prouvé et fondé.

    amicalement.

  6. 6 Roxane

    N’est-ce pas d’une certaine façon vouloir renier le temps, or existe t’il vraiment, car - comme nous le savons sans doute - certains disent : “qu’en Dieu il n’y a ni TEMPS, ni lieu, ni espace”… Vaste programme! et compliments en passant à l’auteur de L’Alchimiste.

  7. 7 sofia

    alors par quoi commencer?
    avant tout: j’adooore PAULO COELHO
    j’ai lu pas mal de ces livres et je cherche les autres…
    j’adore son style,j’adore sa façon de voir les choses…
    bien sur que je suis pas tout à fait d’accord avec lui sur certaines choses…vu que je suis musulmane…mais je respecte!!!!
    j’aime quand il parle de choses qui nous paraissent tellement evidentes mais au fond on n’y a jamais pensé…
    quand je lis tes livres,je suis coupée du monde,tellement concentrée…si je comprends pas quelque chose,je la relis et relis jusqu’à ce que je la comprenne….
    le premier livre que j’ai lu c’est l’alchimiste…j’avoue qu’au debut je connais pas Paulo,je l’ai decouvert dans une interview de la chanteuse Pink (je suis pas fan,mais juste je feuilletais un magazine) et elle avait dit que son livre de chevet c’est l’alchimiste…donc j’ai essayé de l’avoir et je l’ai lu,franchement j’ai adoré…apres j’ai enchainé en lisant “onze minutes” (je crois que c mon preferé pcq la façon dont il a parlé de l’amour et du sex…c t trop bien) et apres y avait “veronika decide de mourir” “sur la riviere piedra,je me suis assise et j’ai pleuré”….
    je suis Marocaine et j’ai aimé quand il a parlé de Tanger ds l’alchimiste,j’ai senti qq chsoe de bizarre,sorte de fierté pcq je lis le nom d’une ville marocaine… jajajaja
    il est deja venu au Maroc et je voulais assister à sa conference mais j’ai pas pu car c t trop loin…dommage,je manquerais pas sa prochaine visite!!!
    j’adore ta philsophie chez Paulo…ça n’appartient qu’à toi seul!!!!
    bonne chance ds ta vie
    une fidele lectrice “sofia”

  8. 8 Jean

    Bonjour,

    Moi aussi j’aime beaucoup Paulo Coehlo même si j’ai pas (encore) lu tous ces livres.

    Je trouve ses textes captivants et qu’ils ont toujours le mérite de me faire réfléchir.

    Peut-être que j’interprête mal ce texte, mais ce que voudrais dire à son sujet, est que oui, bien sûr,si l’on refuse d’évoluer, alors oui la vie devient vite ennyeuse.
    En revanche je trouve quand même très pessimiste de penser qu’il ne reste rien de ce que l’on a été ou connu et vécu -
    Pour moi, l’évolution est justement le fruit ou le produit de ce chacun “amène” à un moment donné, d’ailleurs si aujourd’hui le communisme n’existe plus et que de nouvelles idéologies politiques et autres sont nées, c’est bien parceque justement à un moment donné, il y a eu ce modèle communisme.
    Cela ne veut, bien sûr pas dire pour autant, que ce fut un bon modèle, mais s’il existe autre chose aujourd’hui c’est parceque quelchose d’autre existait avant et que les “hommes” ont construit dessus.

  9. 9 Gwen

    Ah mais là, je reste béate, au début sans trop de mots…

    Il fallait s’appeler Paolo Coelho pour parler de l’immortalité en prenant l’exemple du vampire… :-)

    Et je pense qu’il fallait s’appeler Busard pour lui sortir le Sida….

    Et il fallait que j’ai un ami en Suisse avec lequel je correspond de temps en temps… il y a bien des mois, il m’a dit ceci:

    C’est clair que le monde, tel qu’il est aujourd’hui, il va droit dans le mur….

    la semaine passée je lui ai reparlé de cette phrase-là, et je ne pense pas trahir la confidentialité si je vous fais un copier coller de la partie qui parle justement de ce “aller droit dans le mur”…. (sa réponse est toute fraiche et va comme un gant dans ce thème-ci je trouve…)

    [quote]…..Si le monde dans lequel on vit va droit dans le mur, je n’ai aucun doute que ce mur finira par s’effriter et s’effondrer et que le chemin de l’humanité continuera de l’autre côté du mur avec certainement plus d’amour et de beauté dans le coeur et les actes des humains…..
    [/quote]

    Finalement, c’est ce que le vampire a recherché aussi, dès qu’il a rencontré l’amour, fini les horreurs qu’on voulait bien lui accorder, fini son envie de survivre au détriment de toutes, tous et de tout…
    Et vlà qu’il devient effectivement immortel, car là, il veut changer, il veut, lui, évoluer avec ce qui l’entoure, là, ici, maintenant, en cet éternel présent…. étenernel renouvelement….

    C’est là qu’on se rend compte que même le pires monstres, dès qu’ils rencontrent l’amour, veulent évoluer, eux aussi… finalement, on est tous dans le même bâteau, n’est-ce pas?

    Je vous souhaite le meilleur dans ce que vous recherchez, à bientôt

    Gwen

  10. 10 Tatiana

    Connection… et c’est parti!

    (c’est fou cet outil de partage/communication, cette inépuisable source d’informations qu’est INTERNET! Cette impression de discuter entre amis dans un salon… Je m’en étonne à chaque fois.)

    Bonsoir,

    Il est tard ou plutôt… très tôt dans la matinée, le sommeil se fait désirer, probablement trop de caféïne. Je dépose cette nouvelle oeuvre littéraire “COMME LE FLEUVE QUI COULE” écrit par un auteur d’une assez grande renommée. Vous l’connaissez? Ah! ;-)
    Et comme pour chacun de ses livres, une fois ouvert, j’ai du mal à le refermer, comme une séance de ciné où l’on se passerait bien d’entractes!

    (je remercie au passage une partie de ma famille de me l’avoir offert pour mon anniversaire, amplement fêter ce 23 août! Et en profite aussi pour souhaiter, avec beaucoup de retard : un HAPPY BIRTHDAY TO PAULO! Je ne l’ai découvert que récemment sur ce blog, BON signe zodiacal! Si si, je confirme…)

    mes les idées se percutent les unes aux autres se fusionnants à l’intensité de certains souvenirs… D’où l’envie de les poster ici, puisque quelques traits de ceux-ci n’ont d’autre source que ma propre découverte littéraire de “L’ALCHIMISTE”…
    Incroyable que le fait d’être tous étrangers sur une terre d’exil,rapproche les gens! Oui, suis Belge et j’ai fait la rencontre de plusieurs jeunes couples français (Alsace), avec lesquels j’ai pu partager quelques mémorables fous rires! (comme quoi les ‘a prioris’ entre belges et français…) et ceci en Egypte!

    Ce voyage je l’ai réservé sur un coup de tête quelques jours après avoir terminé la lecture de “L’alchimiste”… comme un besoin, une profonde envie de découverte, de prendre des risques… de se sentir vivant tout simplement.
    Je suis partie seule 10 j avec pour uniques bagages: quelques timides mots anglais
    (à savoir que je parle anglais comme une vache espagnole!), et un exemplaire, version livre de poche, de “l’alchimiste” of course… comme un réconfort dans les moments de doutes, où l’on se dit:
    “finalement, c’était p’t être pas une bonne idée.”

    Et là, j’ai réalisé mon plus beau voyage! Seule, face à moi-même, à des milliers de kilomètres de chez moi, sur une Terre inconnue surtout de mes proches qui me plaignaient avant le départ, avec une langue incompréhensible… J’y ai rencronté le soleil! Certes, l’astre, mais aussi sur le visage de chaque autochtone… Ces bras acceuillants, une humanité vraie, une culture et une telle simplicité de vie, un profond altruisme et respect pour leur prochain….
    Mais surtout, surtout… j’y ai rencontré un ami, un véritable compagnon!
    Il vendait des objets dans la boutique de souvenirs de l’hotel, il accostait tous les touristes en offrant du thé ou leur laissait essayer ses articles quelques jours, suivant leur satisfaction, ils les ramenaient, payaient ou, et ça existe encore, ne revennaient plus! J’ai cru d’abord à une ruse mercantile, étant de nature méfiante et puis seule, sachant que la plupart des pays orientaux ne subsitent financièrement que grâce au tourisme, souvent leur première source de revenus… la première tasse de thé fut difficile à accepter… mais je ne la regrette vraiment pas! Chaque jour qui suivèrent, je prennais 2 à 3 fois le thé dans la boutique de ce vendeur qui me relatait et traduisait de son journal quotidien, les nouvelles toutes fraîches de son pays, il me parlait de culture, attentats, différents politiques, leur mentalité; logique pour eux… en m’expliquant que dans son pays, si une quelconque personne réclame à manger ou à boire, il est dans leur devoir d’ouvrir la porte de leur demeure et de partager le repas familiale… D’ailleurs, il n’existe pas de verrou sur leur “porte d’entrée”! Faites ça en Europe…
    Il m’a fait découvrir les endroits les plus merveilleux de la ville et ses alentours, le soir après qu’il eut fermé sa boutique, fait manger les meilleurs poissons fraîchements pêchés… et m’a appris à vivre au rythme de la plénitude, sans ce stress quotidien qui nous ronge tous et trop souvent…
    Il m’a montré son rêve, son projet : une boutique de souvenirs en face de l’hotel qu’il était entrain de rénover, c’est pour cela qu’il travaillait si dur à des centaines de kilomètres de chez lui… pour être indépendant, pouvoir acceuillir chaque personne venue de loin en lui offrant le thé dans un coin de sa boutique, partageant toutes cultures… J’ai fait là-bas, la rencontre d’un “Guerrier de la lumière”, un simple “Berger” qui avait pris le risque de vivre sa lègende personnelle et se battait très ardemment pour la réalisée!
    Je lui ai laissé, en guise de remerciement, le seul exemplaire que je possédais de “L’alchimiste” et que j’avais emporté, version française, mais il parle cinq langues couramment…

    Ces 10j ont été une véritable révélation pour moi…
    Alors, sachez, que si on le désire VRAIMENT, rien n’est impossible!!! Et qu’il persiste des “Guerriers de la lumière” aux quatre coins du monde!

    A mon guide, Nashat, pour ces 10 j “extraordinaires”: MAKTUB!

    *Comme il est si bien écrit dans “Comme le fleuve qui coule”; un livre doit voyager…

    Merci à Paulo Coelho… pour lesquels chacun de ses livres est une réelle aventure!

    La bonne journée à TOUS!

    Tatiana.

  11. 11 busard

    Flap … l’oiseau se pose et puis dépose …

    *

    En tant qu’oiseau je me déplace souvent … dans les airs bien sur à l’aide de mes ailes mais aussi à l’aide des ailes des avions que je prend quand il m’arrive d’être fatiqué.

    Mais je me déplace aussi sous terre … comme une taupe. Drôle d’oiseau me direz-vous ! Mais la réalité est là … je prend le métro !

    Alors au cours de ces nombreux déplacements, je croise des gens, beaucoup de gens qui pour s’occuper ou pour oublier leur condition sous-terraine ou aérienne … lisent.

    Ils lisent … des journaux … des revues … des livres de toutes sortes. Et parmis ces livres, il m’a été donné de reconnaître … “COMME LE FLEUVE QUI COULE” … en français … en anglais … en allemand … mais aussi dans des langues plus exotiques que je n’étais pas dans la capacité de reconnaître.

    Ma conclusion ?

    Parler avec la voix du coeur abolit l’effet de la Tour de Babel et permet d’être compris par beaucoup !

    *

    busardement votre

  12. 12 PATRICIA

    Le vampire est immortel….ce qui veut dire qu’il ne moura jamais pour autant, cette immortalité ne lui est d’aucune utilité pour se sentir vivant…
    Nous qui sommes mortels…est ce que l’idée de notre inévitable mort nous est plus utile que l’immortalité du vampire pour nous sentir vivant….
    Non, si je regarde autour de moi, nous agissons comme ce vampire comme si nous ignorons que tout cela finira un jour….et si le vampire dans son immortalité devient un « vivant mort » nous dans notre vie de mortel nous sommes bien souvent des « mort vivant »…
    Nous allons bien souvent dans notre vie comme si nous étions déjà mort…mort à l’espoir, à l’amour, à l’enthousiasme, au changement, à l’évolution de l’univers….et pourtant comme le disait ce bon Lapalisse « 5 mn avant d’être mort, j’étais encore vivant » ce Lapalisse dont on rigole souvent devant l’absurdité de sa phrase nous livre pourtant le sens de notre vie et sa phrase rejoint celle de Paulo dans Zahir qui dit : je voudrais qu’il soit écrit « Qu’il est mort en étant vivant »…
    Et pour mourir en étant vivant, je crois qu’il ne faut pas faire comme le Vampire : croire que c’est parce que l’on respire sous le soleil que cela veut dire qu’on est vivant…
    C’est justement cette respiration qui nous explique comment se sentir vivant….car pour que l’air entre dans nos poumons avant de le respirer, il faut d’abord l’inspirer et après l’avoir respirer, il nous faut expirer cet air pour qu’il se renouvelle et qu’il recommence le cycle en inspirant un nouveau souffle que l’on respire et que l’on expire….Pour nous faire vivre, cet air est en éternel mouvement, se renouvellant à chaque seconde pour nous donner le souffle de la vie…et cet air se transforme à chaque bouffée, il peut être pur, ou pollué et notre souffle sera une fois long ou court, une fois léger ou laborieux…
    Cet air nous aide à comprendre que comme lui, nous devons inspirer notre vie en la nourrissant de notre enthousiasme et de nos rêves, nous devons ensuite respirer notre vie en permettant que notre enthousiasme et nos rêves deviennent réalité et nous devons expirer notre vie pour que notre enthousiasme et nos rêves nourrissent l’air qui s’en va pour mieux se renouveler encore et encore dans nos poumons et comme ceux qui nous accompagne respire le même air, il se peut qu’une expiration de notre air plein d’amour entre dans leur poumon à eux …Comme l’air nous devons inlassablement poursuivre ce cycle de vie que seul la mort peut arrêter mais si nous nous mourons l’air à qui nous avons permis de se renouveler éternellement sera notre réelle immortalité….
    C’est d’ailleurs pour cela que je crois que l’on n’ appelle pas Dieu « Immortel » mais « Eternel » car si Immortel veut dire qui ne meurt jamais, Eternel veut dire qui vit toujours…certains diront que c’est la même chose…mais moi je dis non, il y a une nuance importante entre ne jamais mourir et vivre toujours…et le problème des religions, c’est qu’ils ont oublié cette nuance en figeant Dieu dans le temps nous faisant confondre éternel et immortel et c’est pour cela qu’elles se sont elles aussi figés dans le temps en refusant d’évoluer avec l’univers…..
    Elles nous laissent entrevoir un Dieu qui ne connaît pas le monde présent et pourtant moi je suis persuadée que celui qui nous a donné le souffle de la vie ne peut ignorer que ce souffle doit se renouveler continuellement pour faire évoluer l’univers… et que tout comme nous, il a laissé tombé depuis longtemps sa vieille machine à écrire pour surfer sur le net…et qui sait peu être avons-nous déjà parlé avec lui alors qu’il « tchatait » sous un pseudo ou un autre ….(sourires).

  13. 13 mani

    bonjours,
    premièrement, juste une simple éxplication pour gwen mon frere et ami.
    ce que je t’avais déjà écrit , dit simplement ceci;
    lorsque tu ma dis que tu aimais mes petites pensées , alors j’ai rapidement compris que tu as transander beaucoups de chose pour juger de cette belle façon les choses belles. c’est et je te remércie et je m’éxcuse a la fois si je n’étais pas plus cxlmaire dans mes petites phrases.
    bon, revenons au sujet du moment;
    ” l’évompire!”
    un mythe et réalité a la fois chez moi!!
    je ne peux dire que ceci;
    l’égo seul se réancarne, mais l’ame c’est aure chose.
    je te remérci paulo coélhéo pouece téxte tres intérécent.
    je vous aimes tous mes amies et sur tout gwen.
    slt

  14. 14 Mélanie

    toujours et encore envouter par les paroles d’une seul et même personne et celle ci fond toujours plaisir a voir…

  15. 15 Gwen

    Mani, juste pour le petit détail peut-être insignifiant, mais je suis une femme (je rigole de tout mon coeur là, vraiment) mais merci pour ton petit mot, surtout merci d’avoir écrit “mon ami”, oui, tu me peux considérer comme tel, effectivement, même s’il y a une petite et seule lettre qu’il faudrait rajouter :-) ami(e)

    Alors je continue en écrivant à vous tous, amis et amies,

    j’ai passé un week-end inimaginable, impossible de le raconter, la seule chose certaine qui en résulte, c’est la certitude, que déjà seul, si on a foi en son propre amour, on peut changer des choses, mais si en plus, on est réuni dans ce même amour, amour sans arrière pensée, sans attente ni obligation ;
    et bien, on se rend compte que tout doucement l’ère du cheminement solitaire est révolu, le guerrier, chevalier, ou encore pélerin de la lumière, qui, jusqu’à présent n’a, jusqu’à présent que pu compter sur soi, ce voyageur solitaire retrouve petit à petit ses compagnons de route pour une toute nouvelle aventure…
    Et ensemble, dans le même esprit, dans la même volonté, on devient vraiment lumière, car on ne brille jamais que par soi-même…

    Et notre petit vampire a du s’en rendre compte, car il pouvait s’entourer de tous les vampires du monde, rien ne brillait, il parcourait le monde, sans vivre les changements, personne ne le voyait, ne l’acceptait, car tous étaient juste de passage, sauf lui…
    jusqu’au moment qu’il a rencontré l’amour, et de suite il a voulu devenir mortel, car quelque part, il s’est rendu compte que ce n’est que l’amour qui rend vraiment immortel….

    Bon tout cela est peut-être un peu confus, mais bon, j’avais bien dit que j’ai passé un week-end hyper spécial, mais génialement bon :-) :-) :-) :-)

    Allez, à bientôt

    Gwen

  16. 16 mani

    slt tout le monde.
    ce petit méssage est a luna.
    tu sais ma soeur comme bien j’aimais le japan! ce pays du soleil levant et de culture profondément enracinée dans les coeurs de ces gens !
    j’aimerai tans partager avec toi en anonyme quelques méssages si c’est possible bien sur.
    voici je te laisse mon émail pour votre visite prochain et ainsi tu peux si tu veux m’écrire à; enfantdazur@yahoo.fr
    mérci a vous tous.
    je vous aimes de tout mon coeur.
    malek

  17. 17 Samira

    Samira dit
    4seprembre2006
    BONJOUR. j’essaye; maintenant que votre courrier existe, tant bien que mal d’y étaler un peu de mes pauvres idées, afin de mieux éclaircir le brouillard qui se passe dans ma tête, comme beaucoup de gens actuellement sur Terre, en regardant les brumes des autres…..Peut-être
    c’est comme cela qu’un Soleil se crée; c’est toutes ces nébuleuses de pensées qui sont à l’unisson ….
    En lisant les quelques textes de Paulo Cohelo, je vois que c’est un créateur de Soleil, qui invente de nouvelles métaphores, en redécodant les mythes.Il a réussi à réunir entre les multitudes énigmes, ces nébuleuses multiples, et à allumer la lumière dans la tête de beaucoup d’entre nous…..
    Dans cet article sur l’immortalité, moi je comprend que le vampire dont il s’agit est un régime d’idées ou politique qui veut toujours rester là, ne pas mourir, et ne pas vieillir, qui multiplie les guerres et les meurtres, qui se nourrit de sang donc , qui ne se concilie avec aucune autre idée nouvelle, refusant de regarder la lumière du Soleil, vivant en mariage avec les idées neuves sans se laisser pénétrer par elle, en épousant l’étudiante de 22 ans
    à qui il promet de ne jamais sucer le sang. Mais le pauvre vampire se réveillant un jour , constate qu’il na pas vieilli; que son régime n’a pas muri ni changé, qu’il na pas d’expérience à raconter , ni d’Histoire, que ses idées disparues du monde , ne sont restées qu’au fond de lui, que lui, en somme n’était qu’un long tombeau, ou une grande urne qui abritait une idéologie morte, mais on ne peut plus maintenir en vie les cendres car les temps neufs ne les acceptent plus . Enfin , je crois que le message ici de Paulo Cohelo, qu’il y aun temps pour tout ; qu’il faut s’adapter à son temps….espérant que les milliers de sentinelles qui veillent sur nous de très prés puissent comprendre le message ……

  18. 18 mani

    Rabindranath Tagore
    “Le poète” 1861-1941
    je l’ai trouver beaut a offrir et le voici.

    ((J’ai chéri ce monde
    Et l’ai entouré comme une vrille végétale avec chaque fibre de mon être !
    La lumière et la ténèbre de la lune mêlée au soir
    Ont flotté parmi ma conscience, en elle se sont fondues,
    Tant qu’à la fin ma vie et l’univers
    Sont un !
    J’aime la lumière du monde, j’aime la vie en elle-même.

    Pourtant ce n’est pas une moindre vérité que je dois mourir.
    Mes mots, ils cesseront un jour de fleurir parmi l’espace ;
    Mes yeux, jamais ils ne pourront plus se livrer à la lumière ;
    Mes oreilles s’entendront plus les messages mystérieux de la nuit,
    Et mon coeur
    Il ne viendra plus en hâte au fougueux appel du soleil levant !
    Il faudra que je prenne fin
    Avec mon dernier regard,
    Avec ma dernière parole !

    Ainsi le désir de vivre est une grande vérité,
    Et l’adieu absolu, une autre grande vérité.
    Pourtant doit se produire entre eux une harmonie !
    Sinon la création
    N’aurait pu supporter si longtemps souriante
    L’énormité de la fraude !
    Sinon la lumière aurait déjà noirci, comme la fleur dévorée par le ver !

    mérci .

  19. 19 Samira

    [quote comment="90"]Samira dit
    4seprembre2006
    BONJOUR. j’essaye; maintenant que votre courrier existe, tant bien que mal d’y étaler un peu de mes pauvres idées, afin de mieux éclaircir le brouillard qui se passe dans ma tête, comme beaucoup de gens actuellement sur Terre, en regardant les brumes des autres…..Peut-être
    c’est comme cela qu’un Soleil se crée; c’est toutes ces nébuleuses de pensées qui sont à l’unisson ….
    En lisant les quelques textes de Paulo Cohelo, je vois que c’est un créateur de Soleil, qui invente de nouvelles métaphores, en redécodant les mythes.Il a réussi à réunir entre les multitudes énigmes, ces nébuleuses multiples, et à allumer la lumière dans la tête de beaucoup d’entre nous…..
    Dans cet article sur l’immortalité, moi je comprend que le vampire dont il s’agit est un régime d’idées ou politique qui veut toujours rester là, ne pas mourir, et ne pas vieillir, qui multiplie les guerres et les meurtres, qui se nourrit de sang donc , qui ne se concilie avec aucune autre idée nouvelle, refusant de regarder la lumière du Soleil, vivant en mariage avec les idées neuves sans se laisser pénétrer par elle, en épousant l’étudiante de 22 ans
    à qui il promet de ne jamais sucer le sang. Mais le pauvre vampire se réveillant un jour , constate qu’il na pas vieilli; que son régime n’a pas muri ni changé, qu’il na pas d’expérience à raconter , ni d’Histoire, que ses idées disparues du monde , ne sont restées qu’au fond de lui, que lui, en somme n’était qu’un long tombeau, ou une grande urne qui abritait une idéologie morte, mais on ne peut plus maintenir en vie les cendres car les temps neufs ne les acceptent plus . Enfin , je crois que le message ici de Paulo Cohelo, qu’il y aun temps pour tout ; qu’il faut s’adapter à son temps….espérant que les milliers de sentinelles qui veillent sur nous de très prés puissent comprendre le message ……[/quote]

  20. 20 mani

    l’immortalité! c’est bizard comme mot, puisque tout va périre non?
    (( le qui vous viendra ,vous rappellera ceci;
    -la paix dans la quelle vous beignez,
    -l’amour en le quel vous tennez,
    toutes les vérités que vous chérissez,
    tous les projets que vous batissez,
    toutes les lois et justices en les quellees vous croyez,
    -ne sont jamais durables!
    (( il vous rappelera aussi ceci;
    tout ce qu’il vous semble loin, estdésoramais, proche!
    - s’il vous serait possibles de voir clairement et avec profondeure, votre vie presente, il vous sera possible ainsi de meme, d’éxtraire en elle la moitié de votre vie future! car la moitié de votre vie passée vit dans celle de votre present.
    (( contemplez vous bien avec clarté votre present, car il ne tardera pas a s’accouché de votre future!))
    - tennez vous pres de vous meme, et ne redoutez jamais ce qui ne tardera pas a venir!
    tennez vous encore pres de vous meme, et ne redoutez jamais meme un instant ce qui ne tardera pas a y aller!
    ainssi, tu occupera le milieux sur le quel toutes choses tournent.
    ainsi aussi, tu restera intouchable a jamis par les deux vents, qui chassent en passants et repassants sans cesse!
    commprend a tout jamais que l’homme est mortel et que tout mal et bien qui vienent de lui, n’est jamais durables meme que cértaines sont ornées de sagesse divine!
    -commprend ceci et prend ton chemin sans ranqune, ni trisstésse, vers celui qui est toi en toute vérité, mais qui n’est guère homme!
    dieu l’immortel.
    mani

  21. 21 PATRICIA

    Si le vampire n’est que le long tombeau de ses idées, je pense que c’est justement parce qu’il est immortel et que cette immortalité lui enlève son libre arbitre, la possibilité de faire le choix qui fait vivre…
    Parce que quand tu ne meurs plus, tu n’as plus de défi à relever car pour relever le défi, il faut oser risquer quelque chose. Quel serait ton mérite si tu veux être libre avec tes convictions et que personne ne peut t’empêcher de l’être….En étant immortel tu peux être libre sans combattre…en étant mortel si tu veux être libre tu dois combattre…et la différence se trouve dans ce simple mot « tu peux et tu veux » car l’immortel peut s’il le veut mais le mortel lui, s’il le veut, il le peut …..L’immortel ne relèvera aucun défi pour y arriver pendant que le mortel ne pourra que relever le défi s’il veut y arriver…..Ce défi signifie souvent, refuser la peur et oser prendre le risque de perdre ou de gagner pour lutter pour ce que l’on est et que l’on croit….
    Le vampire étant condamné à ne jamais risquer quoi que ce soit pour vivre ne pourra jamais donné un sens à sa vie puisque qu’en ne risquant rien, il ne récoltera jamais rien car seul le combat peut le révéler à lui-même, il découvrira s’il est capable d’agir avec héroïsme ou lâcheté, s’il est capable dans le combat d’humanité ou de cruauté, s’il est capable de suivre son cœur, s’il est capable de changer son fusil d’épaule pour mieux combattre, s’il est capable d’inventer de nouvelles méthodes, de s’adapter à toutes les situations….et c’est les réponses qu’il donnera en risquant quelque chose qui lui diront qui il est vraiment et pour quoi il est fait sur cette terre.
    En n’ayant rien à perdre, le vampire n’a plus rien à gagner…et quoiqu’il fasse sur cette terre, la finalité de sa vie sera toujours la défaite car il ne peut relever aucun défi pour prouver qu’il a gagné puisque qu’il peut gagner sans combattre, il n’aura jamais à faire un effort sur lui-même pour oser prendre un risque et gagner ou perdre par ses propres moyens, par son courage et sa foi…Il ne saura jamais de quoi il est capable et en fin de compte ne trouvera jamais sa place ici bas.
    D’ailleurs il n’a pas gagné son immortalité en prenant un risque, en osant perdre son propre sang. Non pour devenir immortel, il s’est gavé du sang des autres….Et il devient comme celui qui boit le sang de la licorne, il ne vivra jamais qu’une demi vie, respirant sans être vivant…
    Et les mortels que sont les hommes se révèlent à eux-mêmes quand ils font la guerre et toi gwen qui n’aime pas ce sens, il y a pourtant dans la guerre un sens positif parce que les hommes se rendent compte que ne pouvant plus reculer devant la mort, ils sont obligés de se battre s’ils veulent rester en vie et qu’importe si cette guerre à une raison noble ou complètement absurde, ils tenteront tout, ils oseront tout pour vivre et devront faire confiance à ce qu’ils sont car la force brut ne leur permettra pas à elle seule de gagner….et ils prendront conscience qu’ils sont capable de lutter pour une guerre qui n’est pas la leur parce qu’ils ont enfin oser affronter la lumière aveuglante de la mort en comprenant que c’est surtout la peur d’elle qui était leur véritable ennemie et pas la mort en elle-même contre laquelle on ne peut rien si elle décide de te faucher à la guerre ou dans ton lit….
    Et le paradoxe, c’est que dans leur vie quand il y avait la paix, les hommes ont souvent renoncé à oser prendre un risque pour entrer dans une bataille à laquelle ils croyaient pour lutter pour leur vie et leurs convictions parce qu’ils n’ont pas relevé le défi que leur lancer la peur….
    C’est bien la peur qu’il faut combattre dans n’importe quelle arène, la peur du ridicule, la peur de perdre son emploi, la peur de n’être pas à la hauteur, la peur de perdre sa liberté, la peur de perdre son confort etc….et surtout ce qui nous arrête vraiment c’est la peur de nous-même, le manque de confiance et de foi que nous avons en nos possibilités et en notre cœur parce que nous laissons le pouvoir à la peur de dire qui nous sommes et de guider nos pas et le vampire ne devant pas mourir, il n’aura jamais aucune peur à défier et donc n’aura aucune possibilité d’agir sur sa vie et de changer son destin….
    En nous faisant mortel, Dieu nous a laissé le choix du libre arbitre, de décider nous même du sens de notre vie car une immortalité ou tu n’as plus le choix, c’est long surtout à la fin….et ce n’est pas en tuant Caïn pour son crime que Dieu l’a punit….c’est en ne le lui laissant plus le choix de faire ce pour quoi il était fait, car en le condamnant à errer sur la terre, Caîn était contraint de devenir nomade alors qu’il était fondamentalement agriculteur. Il doit donc faire ce pour quoi il n’est pas fait. Et c’est là sa grande douleur car il est condamné à mourir vivant et cette punition aujourd’hui c’est nous même qui nous l’infligeons pensant que de vivre en étant déjà mort est plus doux que de mourir en étant vivant….
    Mais si le sens positif de la guerre permet de révéler les hommes à eux-mêmes, il n’en reste pas moins que le sens négatif existe….et le sens négatif signifie « mauvais combat » se battre pour une idéologie qui n’est pas la notre, un combat qui n’est pas le notre, des raisons absurdes en prenant le sang de son frère….Et pour mettre fin à ce mauvais combat, il faudra trouver une solution nouvelle en éclairant la guerre d’une beauté nouvelle…et non pas en l’éclairant par la lumière aveugle de la mort.
    Cette réflexion m’ait venue après avoir lu un livre ce week end dont je vous livre la conclusion de l’auteur dans laquelle je ressens une vérité profonde pour nous faire avancer vers la lumière….
    Aussi atroce que cela paraisse, il est nécessaire de se rappeler que la guerre est un enfer, oui : mais beau. Depuis toujours, les hommes s’y jettent comme des phalènes attirées par la lumière mortelle du feu. Aucune peur, aucune horreur de soi, n’a pu les tenir éloignés des flammes : parce qu’ils y ont toujours trouvé la seul possibilité de racheter la pénombre de la vie. Aussi la tâche d’un vrai pacifisme, aujourd’hui, devrait être non tant de diaboliser la guerre à l’extrême, que de comprendre que c’est uniquement quand nous serons capables d’une autre beauté que nous pourrons nous passer de celle que la guerre depuis toujours nous offre. Construire une autre beauté, c’est peut-être la seule voie vers une paix vraie.
    Donner un sens fort, aux choses, sans devoir les amener sous la lumière, aveuglante, de la mort. Pouvoir changer notre propre destin sans devoir nous emparer de celui d’un autre ; réussir à mettre en mouvement l’argent et la richesse sans devoir recourir à la violence, nous confronter à nous-mêmes dans l’intensité d’un lieu et d’un moment qui ne soit pas une tranchée ; connaître l’émotion, même la plus vertigineuse sans devoir recourir au dopage de la guerre. Une autre beauté, si je me fais comprendre.

    C’est une entreprise utopique qui suppose une confiance vertigineuse dans l’homme. Mais je me demande si nous sommes jamais allés aussi loin que nous le faisons aujourd’hui, sur un tel chemin. Et c’est pourquoi je crois que personne, dorénavant, ne pourra plus barrer ce chemin, ou en inverser le sens. Nous réussirons, un jour ou l’autre, à enlever Achille à cette guerre meurtrière. Et ce ne seront pas la peur ou l’horreur qui le ramèneront chez lui. Ce sera une certaine beauté, une beauté différente, plus aveuglante que la sienne, et infiniment plus douce.

    Ce livre est un classique, il s’appelle « Homère, Iliade » actualisé pour être plus lisible par un italien Alessandro BARICCO qui décrit la plus vieille guerre du monde : La guerre de Troie.

    La guerre de Troie n’a pas été gagné grâce à la force brute ni au courage de ces héros mythiques par la lutte à visage découvert, loyale chevaleresque…. elle a été gagnée parce qu’un homme s’est servie de son don, de sa personnalité, pour trouver une solution nouvelle pour y mettre fin. La guerre de Troie a été gagné par une ruse, grâce à un cheval de bois et c’est un homme rusé qui s’est servi de ce qu’il était pour trouver une nouvelle manière de gagner : Ulysse dont la ruse légendaire lui a permis non seulement de gagner à Troie mais aussi contre le cyclope et si nous voulons nous aussi un jour revenir à Ithaque nous devrons faire comme Ulysse, avoir confiance en nous, et nous servir de la vraie force qui est en nous, du don de notre cœur pour relever le défi de la peur et inventer des solutions nouvelles pour mettre fin à la guerre……

  22. 22 RoseBleue

    Bonjour à vous :o)

    Ça fait plusieurs fois que je pense vous écrire sur le sujet…et c\’est aujourd\’hui que je me suis mis à le faire pour ne pas l’oublier et remettre encore à plus tard.

    J\’ai découvert en 2004 un groupe de musique qui se nomme : \”Daniel Grenier et les guerriers de la lumière\”,wow une belle musique bien positive et pleine d\’amour…quelque chose qui m\’a beaucoup touché, j’étais curieuse de savoir pourquoi il avait appeler son groupe de musique \’\'Les guerriers de la lumière\’\’ C\’est alors que j\’ai su que c\’était le titre d\’un de vos livre. Étant curieuse de savoir qu\’es-ce que sait,j\’ai acheté mon tout premier livre \”Les guerriers\”que j\’ai lue au complet d\’un bout à l\’autre en deux jours….un miracle j\’avais jamais lu un livre entier. Puis ensuite j\’ai mieux compris le cheminement… Et enfin j\’ai fini par trouver goût pour la lecture, j’ai continué avec d\’autre de vos livres.

    J\’aimerais partager cet artiste avec vous tous, afin que vous découvrez un grand guerrier au grand coeur d\’or : Daniel Grenier.

    Merci Paulo pour vos écrits, il m\’ont fait un grand bien, si immense soit-il que je peu enfin sourire aux humain, mes semblables …merci

    RoseBleue
    Xx

  23. 23 Céline

    Bonjour très cher Paulo et à vous tous,
    je suis tout d’abord très heureuse de retrouver les bonnes habitudes de venir lire vos commentaires et de réflécchir à chacun de vos mots.
    Car c’est enseble que l’on est plus fort et plus grand.
    Je souhaiterais revenir sur l’immortalité :
    je pense que le plus difficile si nous l’étions ce serait de perdre tous nos proches et nos amis, il faudrait alors que tout le monde soit immortel mais je pense que ce serait le chaos car on finirait pas s’ennuyer beaucoup et nous n’aurons plus conscience que chaque seconde est unique et qu’il faut la vivre pleinement.
    Et je pense qu’en même que quelque part nous sommes immortels dans le sens que chacun d’entre nous est unique par son apparence et par son mentale et comme je crois à la vie après la mort ( sous une autre forme ), je pense que nous sommes immortels et à l’inversement du vampire nous n’en avons pas conscience.
    J’ai encore une petite chose à dire un petit message perso à Gwen ………ouille : je ne t’oublie pas , tu es toujours dans mon coeur et je t’envoie un mail bien vite.
    Avec toute mon amitié.
    A bientôt.

  24. 24 mani

    bonjours,
    j’ai une simple répense a céline qui a oublier dans son méssage de réfflichire bien a ce que veux dire” (( Et je pense qu’en même que quelque part nous sommes immortels dans le sens que chacun d’entre nous est unique par son apparence et par son mentale et comme je crois à la vie après la mort ( sous une autre forme ), je pense que nous sommes immortels et à l’inversement du vampire ! mais nous n’avons pas conscience!! ))
    - justement céline, lorsqu’en est pas conscient chaque moments , c’est que on est toujours inconscients! permétais moi de te rapeller quelque chose;
    tous les vraies maitres spirituels de tout temps , on parler a l’humaine.
    mais sous quelle forme?
    ces instructeurs la, ne parle pas a toi en tant que personne ,mais a ton propre coeur. il parlent aux coeurs des hommes , non a leur personnent.
    c’est pkoi, leur paroles vienent souvent, sous formes de déclaration.
    rien a éxpliquer car le coeur d’un homme connait tout.
    et puis j’aimerais bien te dire que croir a une autre vie sous une autre forme ou bien qu’on est immorteles, tout çà n’est que les formes divers de notre égo! il sircule en nous comme le sang disait dieu dans le couran.
    faites attention!
    mérci céline.

  25. 25 Alban

    Salut à vous tous et hommages a Paulo.
    J’ai toujours été fasciné par la minuscule trace du genre masculin invisible à l’oeil qui lutte entre des millions pour féconder la germe feminine. Il décrête la mort de ses autres semblables mais nous fait le bonheur immense d’être ce que nous devenons plutard; l’HOMME. Le cycle de vie de l’homme est d’un mystère qui ne nous éveille jour après jour notre immortalité. Notre force, notre intelligence, notre amour, nos projets et rêves les plus fous disparaissent à chaque que nous dormons. Le mécanisme du sommeil confirme notre accès à l’immortalité; un coup on meurt débarrassé de toute notre conscience et hop voilà on revient à la vie avec la vie recommençant presque là où on l’avait laissé au moment de notre égarement dans le sommeil.
    Le récit a manqué de dire que le vampire à la conquête de l’évolution du monde autour de lui, a décidé plus simplement d’avoir des enfants avec sa femme, même à l’âge avancé. Il donna la mission à ses enfants de se multiplier. “Et à vos progénitures, formulez aussi la même recommandation…, là je suis suis de demeurer immortel… parce que vous êtes le sang de mon sang et la chair de ma chair…” insistait-il.
    L’expérience de l’immortalité que j’ai vécu remonte à 3 années. J’avais vaincu la peur et je planais, je m’envolais de plus en plus haut vers des exploits dans mes activités. Je débordais d’énergie et je pensais que tout m’était possible tant que j’y mettais de la ferme volonté doublée d’une assurance de réussir. Je pouvais très facilement travailler 24h/24 pour un maximum de 2h de sommeil par jour sur plusieurs semaines. J’étais responsable d’un atelier de teinture et de confection textile avec sous mon contrôle plus d’une centaine de personnes.
    Avant la fin des grands chantiers que nous avions, j’ai réalisé encore plus grand en procédant à une division efficace des travaux. Une réorganisation en petits centres opéationnels et nos rendements étaient encore patant. Entre-temps, pour la première fois j’étais devenu père de famille. Je ne m’y croyais pas, mais j’ai pu être bon père de famille et très efficace responsable d’atelier.
    C’est un ami qui m’as fait l’invitation et j’ai été très heureux de faire le chemin avec vous tous. Je suis du Bénin en Afrique.
    Et pourtant Paulo je te connaissais depuis 2003.

    A très bientôt

  26. 26 PATRICIA

    L’imposture de l’ego
    Lors d’une récente émission télévisée consacrée à son oeuvre, le cinéaste Claude Lelouch comparait Dieu à un Grand Réalisateur en charge de plus de six milliards d’acteurs. Et curieusement, chacun de ces acteurs s’imagine tenir le rôle principal ! C’est bien là tout le malheur de l’homme, accentué par le fait qu’il ne saura jamais rien du scénario en cours de tournage.
    Dans ces conditions d’ignorance et de totale méprise sur la nature d’un petit moi ô combien illusoire, qui cause tant de tourments, peut-on espérer un jour être pleinement heureux ? Dans un monde où tout concourt à renforcer l’individualité, apprendre à démasquer l’imposture de l’ego devrait être enseigné très tôt comme une forme d’hygiène. Comprendre la nature de l’ego, mesurer qu’il ne correspond à rien de substantiel et de durable, représente bien plus qu’une simple démarche philosophique ou métaphysique. C’est aussi l’une des clés essentielles pour accéder à un bonheur véritable. Un bonheur non dépendant, associé à une joie de vivre rayonnante en toutes circonstances, la joie dont parlent les évangiles.

    Qu’est-ce que l’ego ? L’écrivain et guide spirituel Arnaud Desjardins a donné un jour en souriant cette définition: « L’ego, c’est quand on reçoit une photo de groupe, de tout de suite regarder comment on se trouve. » Le philosophe américain Alan Watts, l’un des pères de la contre-culture à l’origine du mouvement hippy, disait de l’ego : « Its a joke ! » - c’est un canular ! Pour la tibétologue Alexandra David Neel il s’agit d’un « mirage, un torrent perpétuellement fuyant fait de multitudes de particules diverses ». Comment comprendre la nature de l’ego ? En opérant un mouvement vers l’intérieur.
    Les spiritualités orientales, mais aussi nos traditions monastiques occidentales, sont unanimes sur la méthode: en réservant chaque jour un temps au silence et à la méditation. « En regardant dans son propre esprit dans la solitude », dit Maître Dogen. Pour Maître Dogen, le fondateur du bouddhisme zen Soto, le plus pratiqué en France: « Pratiquer la méditation, en l’occurrence la méditation assise zazen, c’est s’étudier soi-même, s’étudier soi-même c’est étudier l’ego, étudier l’ego c’est abandonner l’ego. » « Abandonner l’ego »… La traduction la plus courante n’est peut-être pas la formule la plus juste et la mieux nuancée. Paradoxalement, il faut, semble-t-il, dans un premier temps construire un ego sans frustrations et bien structuré pour ensuite comprendre son inconsistance, son insignifiance et ses limites, et ne pas s’identifier à lui. Autrement dit, pour ne pas se prendre pour sa photo.
    Le plus souvent, pour que s’opère cette révolution, ce retournement, cette conversion, il faut accomplir un long travail qui peut prendre toute une vie. En quoi consiste cette conversion ? Un adage du zen donne cette explication très simple et très claire: « Dans un premier temps, les montagnes sont des montagnes et les fleuves sont des fleuves. Dans un deuxième temps, les montagnes ne sont plus les montagnes et les fleuves ne sont plus les fleuves. Dans un troisième temps, les montagnes sont des montagnes et les fleuves sont des fleuves. » Ce qui a changé en cours de route, c’est le regard. Le changement du regard a pour effet de transformer le monde. Une histoire soufie raconte à ce sujet :
    « Très jeune sur la Voie, je n’avais qu’une seule prière: “Mon Dieu, aidez-moi à changer le monde, ce monde insoutenable, invivable, cruel et injuste et je me suis battu comme un lion. Après des années et des années, peu de choses avait changé. je
    n’avais ensuite qu’une prière: “Mon Dieu, aidez-
    moi à changer ma femme, et mes enfants et ma
    famille. ” Et je me suis battu comme un lion des années
    et des années. Aujourd’hui, je suis un vieil homme et
    je n’ai guère qu’une prière: “Mon Dieu, aidez-moi à
    me changer!” Et voilà que tout change autour de
    moi. »

    Trop souvent nous en voulons à la terre entière parce que le monde n’est pas comme nous aurions aimé qu’il fût. Un monde qui nous a tellement déçus ! Sans nous demander si ce n’est pas nous qui avons déçu le monde. Finalement, libéré d’un petit moi haïssable, un autre regard nous rend plus sensible à ce que la vie nous donne qu’à ce qu’elle ne nous donne pas. Et si, l’une des clés du bonheur dans un monde de convoitise où se construisent tant de châteaux de sable à marée basse, c’était de désirer ce qu’on a ?

    Jacques Deperne

  27. 27 Céline

    Cher vous tous et en particulier Mani,
    je vois dans ton dernier commentaire, tu m’interpelles en me disant que je dois faire attention dans ma reflexion sur l’immortalité.
    En effet, je pense que nous sommes immortels car notre âme est immortel.
    Alors peut-être que c’est notre peur de mourir qui me fait dire cela mais pour moi la vie sans rien derrière n’a pas de sens. Pourquoi vivre et avoir été conçu pour mourir et redevenir poussière.
    Biensûr comme vous tous, je m’interroge sur ma vie, mon devenir, mon passé, je lis chacun de vos commentaires pour me permettre de m’enrichir de vos reflexions mais en aucun cas je ne juge ou ne contredit vos dires.
    Voilà, Mani ma réponse à ton commentaire, peut-être n’ais-je pas saisi ton message.
    Avec toute mon amitié.
    Céline

  28. 28 mani

    slt céline.
    je te demande mes éxcuses, ce n’est pas un jugement que j’ai pris sur tes paroles, mais une aide c’est tout.
    moi je préfere dire que si la vie ne contient rien de secret en son fort interieur, elle sera vain et futile.!
    mais c’est! elle renferme bien évidement quelque chose de mytérieux qui ne peut etre dévulguer qu’au vraies guèriers de la lumière.
    mais le guèrier qui laisse en lui se léberé et brilleé la lumière de l’uni, est un etre qui sait que maitenant est le moment de pouvoir. ainsi par le pouvoir de ces sens, il continu a augmenté le pouvoir de son amour.
    et son chemps de conscience augmentera en paralelle avec.
    j’aimerai aussi te dire une chose;
    la vie que je vais désormais est plus risquer quauparavant. car j’éssaie toujours de mélanger ce que je redouter a ce que m’est famillier.
    çà veux dire , que notre vie sur terre doit comporter la mort . dans nos pensée , dans nos actoins, dans tout absolument tout.
    pour cette raison j’ai une histoire qui relate le cheminement d’un guèrier en quete de sagesse et d’illumination.et la voici pour toi elle va sérvir peut etre a quelque chose. sache bien que ce n’est que par amour que je fais çà pour toi céline.

    ” la partie d’échécs.”
    Un guerrier au front soucieux, fatigué d’errer de ripailles en défaites et de longues marches en victoires illusoires, s’en fut un jour rendre visite, au fond d’une forêt bruissante d’oiseaux, à un ermite fort réputé pour sa bonté simple et sa sagesse imperturbable. Dans la hutte de branches où il fut reçu, ce guerrier conta au saint homme ses rudes aventures, et lui confia qu’il était las des méchancetés terrestres. Puis : ” Je ne veux plus que vous pour maître, lui dit-il. Enseignez-moi ce savoir qui illumine votre visage et qui rend belle la vie “. L’ermite lui conseilla de méditer, de creuser l’écorce des apparences, de s’efforcer de découvrir, dans la mauvaise gangue du monde, le fruit savoureux de la paix. Il lui apprit comment valoriser son souffle et conduire ses pensées. Trois jours entiers, ils parlèrent ensemble. Après ce temps, le guerrier promit à son maître d’observer ses commandements et s’en retourna chez lui.

    Une année passa, limpide pour l’un, amère pour l’autre. Celui qui avait décidé d’atteindre la sagesse s’engagea bravement sur le chemin tracé, mais se perdit dans les labyrinthes de son âme. Un matin d’été, à bout de peine, il revint se plaindre auprès du saint homme. ” Malgré mes efforts, lui dit-il, je n’ai fait aucun progrès. Certes, je sais maintenant respirer comme vous me l’avez enseigné, mais je suis toujours aussi avide, toujours aussi mal vivant, toujours aussi incapable d’amour. Comment pourrais-je aimer la vie qui m’environne ? Comment pourrais-je aimer les autres ? Je ne m’aime pas moi-même ! L’ermite, patiemment, lui donna de nouvelles leçons. Il lui apprit l’art de brider les excès des sens et d’atteindre le fond paisible du coeur, au-delà de toute tempête. Après trois nouvelles journées, le guerrier le quitta revigoré, tout empli de nouvelle espérance. Il s’échina encore une pleine année à débarrasser son esprit des fardeaux qui l’encombraient, observa strictement les disciplines qui lui avaient été conseillées, tenta de comprendre et de goûter la vie, mais n’y parvint pas. Alors, il se sentit plus malheureux qu’il ne l’avait jamais été, et se demanda si l’existence qu’il menait avant d’avoir eu la sotte idée d’atteindre la sagesse ne valait pas mieux que cette insupportable impuissance où il était plongé. Il s’en revint une nouvelle fois voir l’ermite dans sa forêt et lui reprocha son incompétence. ” Vous n’avez pas su m’apprendre à aimer, lui dit-il. Je crains fort, pauvre homme, que vous ne soyez un imposteur. ” L’autre ne s’offusqua point, au contraire. Il écouta ses jérémiades avec une attention presque enfantine puis s’en fut prendre, dans un coin obscur de sa hutte, un jeu d’échecs. Après quoi, il lui dit en souriant : ” Jouons ensemble une partie, mais qu’elle soit définitive et sans pitié. Celui qui la perdra devra mourir. Son vainqueur lui tranchera la tête. Es-tu d’accord pour cet enjeu ? ” Le guerrier, étonné, regarda son maître, puis voyant briller dans ses yeux une lumière de défi : ” D’accord, dit-il “. Ils sortirent devant la hutte, posèrent l’échiquier sur une pierre plate dans l’ombre d’un grand arbre, s’assirent face à face, penchèrent leur front plissé sur les figurines de bois, et la partie commença.

    Le guerrier se trouva bientôt en mauvaise posture. Après six coups joués, il avait déjà perdu trois pièces importantes, et son roi était dangereusement découvert. Il prit peur. Bouleversé par la main froide de la mort qu’il sentait déjà s’appesantir sur sa nuque, il joua de plus en plus mal. Après douze coups, il était au bord de la débâcle. Il regarda son adversaire et le vit impassible. Assurément n’hésiterait pas un instant à le tuer, s’il perdait. Alors, l’esprit vertigineux, il se dit qu’il était temps de réfléchir sans faute. Il se souvint que d’ordinaire il était de bonne force aux échecs, et lui vint l’évidence que seul le spectre de la mort l’empêchait de donner toute sa mesure. ” Je dois d’abord me débarrasser de mon épouvante, si je veux avoir une chance de survivre, se dit-il, je dois m’en débarrasser, à l’instant même ! ” Il s’efforça de respirer comme il avait appris. Puis il pensa : ” Quoi qu’il advienne, il me faut pleinement jouer. Voilà l’important “. Il s’absorba dans la contemplation de l’échiquier. Il vit comment sauver son roi, en grand danger d’être pris. Une sourde jubilation l’envahit. Il reprit espoir, oublia son effroi. Après dix-huit coups, sa situation était assez rétablie pour qu’il envisage avec confiance une longue bataille d’usure. Après vingt-quatre coups, il découvrit une faille dans le jeu de son adversaire. Il s’exalta, poussa un rugissement de triomphe. ” Tu as perdu, dit-il. ” Il tendit vivement sa main pour engouffrer sa reine dans la brèche offerte, mais il la laissa suspendue au-dessus du jeu. Il regarda l’ermite. Il le vit aussi impassible qu’à l’instant de sa victoire proche. Il se dit alors : ” Pourquoi tuerais-je ce brave homme ? En vérité, je suis sûr qu’il aurait pu facilement gagner la partie quand la peur me tenaillait. Il ne l’a pas fait. Quelle sorte de fauve serais-je si j’abattais mon sabre sur son cou ? ” Son exaltation le quitta aussitôt. Il grogna, baissa la tête et poussa un pion inutile.

    Alors l’ermite renversa l’échiquier dans l’herbe, d’un geste négligent. ” Il faut vaincre d’abord la peur. Ensuite peut venir l’amour, dit-il. As-tu compris ? ” Le guerrier, enfin délivré, éclata de rire. Il savait maintenant comment goûter pleinement la vie.

  29. 29 PATRICIA

    Puisque le sujet dans cette page est l’immortalité, mon coeur se pose aujourd’hui pour une pensée spécialement pour Nicolas un petit ange
    de 14 ans qui s’en est allé hier vers l’autre rive….Il était handicapé depuis sa naissance n’ayant pas conscience de la vie qui était autour de lui et pourtant de mes yeux et de mon cœur j’ai vu autour de lui la lumière de l’amour que ses parents sans relâche lui ont prodigué….et je sais que c’est riche de cet amour qu’il est parti de cette terre car c’est bien là la seule vérité qui nous rend immortel, car cet amour a existé, il existe et il existera à jamais.
    Alors Vole, vole petit Nicolas, laisse ton habit de misère, va t-en retrouvé la lumière, celle que tu voulais tant : ta vie d’enfant…laisse tes heures épuisées, vole, tu l’as pas volé et comme un bruissement d’ailes pose toi sur le cœur de tous ceux qui t’ont aimé et surtout tes parents pour les consoler de ton départ et leur souffler que c’est dans leur amour que tu resteras vivant à jamais et que continuer à vivre le cadeau de la vie, c’est ce qu’ils feront de mieux pour toi….

    Je t’aime petit ange, que nos regards puissent toujours ressembler au tien.

  30. 30 busard

    Flap … l’oiseau se pose et puis dépose …

    *

    Je suis un homme

    Guerrier par tradition
    Viril par présomption
    Je suis l’homme vil
    Perdu à l’amer de tes cils

    Le muscle est mon ressort
    Tendu jusqu’à la mort
    Cet arbre qui m’obsède
    M’est croix je le concède

    Je cherche mon salut
    Parmi les filles de rues
    Et si je perd mon âme
    Je la perd pour Ma Femme

    Ma pensée qui s’égare
    Volutes de cigare
    Est confuse à l’extrême
    De ces mots qui me gênent

    Mes cris sont des silences
    Mes pleurs sont eau d’absence
    Ils consument ma voix
    Tel un chien qui aboie

    Lâche de mes faiblesses
    Fier des combats qui me blessent
    Je gis dressé sur des principes
    Monuments érigés en vindicte

    Et si je ris à l’onde
    D’une humeur vagabonde
    Ma joie tranche l’espace
    D’une simplicité qui t’agasse

    Chasseur, pêcheur toujours joueur
    J’incline à l’animal râleur
    Et sous mon sourire bonhomme
    Un cœur de géant, un cœur d’homme

    *

    busard

  31. 31 Gwen

    Juste un tout petit mot de sympathie pour Patricia,
    Juste un tout petit mot qui jamais ne résumera
    Toute la tendresse et compassion qui s’envola
    Au moment même de lire ton hommage à Nicolas…

    Je viens d’allumer ma petite bougie, celle que j’ai un jour baptisée “ma petite bougie des anges” et ce soir, elle brûlera pour lui et toute sa famille, juste comme ça…

    A bientôt

    Gwen

  32. 32 hadia

    L’homme cherchait l’herbe de la vie éternelle dès l’aube à la mort;mais,il ne trouve rien ,car il est aveugle.La lumière éternelle est au-dedans de chacun de nous.Si on ouvre nos coeurs,elle se diffuse pour éclairer ce monde obscure ,sourd et maudit.
    Seuls,les écrivains,les poètes,et les enfants peuvent bien voir.

  33. 33 Carole

    Bonjour à tous et à toutes.
    Moi aussi charmée et envoutée par mes lectures de L’Alchimiste et tous les autres.
    L’immortalité n’est pas un sujet sur lequel je me sens de m’étendre, j’attends donc un nouvel univers où je pourrais m’exprimer et échanger avec vous.
    A bientôt donc…

  34. 34 mortel et fier de l'être

    Il me semble que l’être humain vit avec cette notion d’immortalité de nombreuses années jusqu’à ce qu’il prenne conscience de sa mortalité à l’occasion d’un évènement traumatisant ( on vient de l’informer qu’il a une maladie mortelle , par exemple).
    A ce moment là, chaque moment devient précieux, chaque seconde est éternelle, et il prend alors la dimension de la vie … et de la mort.
    Le seul problème c’est que tout à coup il devient bien seul, (difficile de dialoguer entre un mortel -qui en est conscient- et un mortel qui se croit immortel).
    qu’en pensez-vous?

  35. 35 sanspseudo

    par hasard, et en lisant ce blog sur l’immortalité, j’ai trouvé ailleurs cette citation : «Vieillir est ennuyeux mais c’est le seul moyen que l’ont ait trouvé de vivre longtemps» Sainte-Beuve

  36. 36 Baudouin

    Quelqu’un a dit:
    “L’Eternité c’est long, surtout vers la fin…”

  37. 37 Bertrand

    [quote comment="265"]Quelqu’un a dit:
    “L’Eternité c’est long, surtout vers la fin…”[/quote]

    Dixit Woody Allen

  38. 38 flux

    car tous les autres dirigeants dans le monde entier ont change heu commment ça ? :)

  39. 39 crislegazou

    L’éternité c’est vivre intensément au présent.
    Puisque le passé est terminé et que je ne peux le changer.
    Et parce que ruminer mon passé n’entraîne que des angoisses et des peurs pour l’avenir.
    Le mieux est donc d’être intimement présent au monde.
    La mort et l’éternité ne sont donc plus un souci.

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